This is a digital copy of a book that was preserved for générations on library shelves before it was carefully scanned by Google as part of a project
to make the world's books discoverable online.
It has survived long enough for the copyright to expire and the book to enter the public domain. A public domain book is one that was never subject
to copyright or whose légal copyright term has expired. Whether a book is in the public domain may vary country to country. Public domain books
are our gateways to the past, representing a wealth of history, culture and knowledge that 's often difficult to discover.
Marks, notations and other marginalia présent in the original volume will appear in this file - a reminder of this book' s long journey from the
publisher to a library and finally to y ou.
Usage guidelines
Google is proud to partner with libraries to digitize public domain materials and make them widely accessible. Public domain books belong to the
public and we are merely their custodians. Nevertheless, this work is expensive, so in order to keep providing this resource, we hâve taken steps to
prevent abuse by commercial parties, including placing technical restrictions on automated querying.
We also ask that y ou:
+ Make non-commercial use of the files We designed Google Book Search for use by individuals, and we request that you use thèse files for
Personal, non-commercial purposes.
+ Refrain from automated querying Do not send automated queries of any sort to Google's System: If you are conducting research on machine
translation, optical character récognition or other areas where access to a large amount of text is helpful, please contact us. We encourage the
use of public domain materials for thèse purposes and may be able to help.
+ Maintain attribution The Google "watermark" you see on each file is essential for informing people about this project and helping them find
additional materials through Google Book Search. Please do not remove it.
+ Keep it légal Whatever your use, remember that you are responsible for ensuring that what you are doing is légal. Do not assume that just
because we believe a book is in the public domain for users in the United States, that the work is also in the public domain for users in other
countries. Whether a book is still in copyright varies from country to country, and we can't offer guidance on whether any spécifie use of
any spécifie book is allowed. Please do not assume that a book's appearance in Google Book Search means it can be used in any manner
any where in the world. Copyright infringement liability can be quite severe.
About Google Book Search
Google's mission is to organize the world's information and to make it universally accessible and useful. Google Book Search helps readers
discover the world's books while helping authors and publishers reach new audiences. You can search through the full text of this book on the web
at |http : //books . google . corn/
A propos de ce livre
Ceci est une copie numérique d'un ouvrage conservé depuis des générations dans les rayonnages d'une bibliothèque avant d'être numérisé avec
précaution par Google dans le cadre d'un projet visant à permettre aux internautes de découvrir l'ensemble du patrimoine littéraire mondial en
ligne.
Ce livre étant relativement ancien, il n'est plus protégé par la loi sur les droits d'auteur et appartient à présent au domaine public. L'expression
"appartenir au domaine public" signifie que le livre en question n'a jamais été soumis aux droits d'auteur ou que ses droits légaux sont arrivés à
expiration. Les conditions requises pour qu'un livre tombe dans le domaine public peuvent varier d'un pays à l'autre. Les livres libres de droit sont
autant de liens avec le passé. Ils sont les témoins de la richesse de notre histoire, de notre patrimoine culturel et de la connaissance humaine et sont
trop souvent difficilement accessibles au public.
Les notes de bas de page et autres annotations en marge du texte présentes dans le volume original sont reprises dans ce fichier, comme un souvenir
du long chemin parcouru par l'ouvrage depuis la maison d'édition en passant par la bibliothèque pour finalement se retrouver entre vos mains.
Consignes d'utilisation
Google est fier de travailler en partenariat avec des bibliothèques à la numérisation des ouvrages appartenant au domaine public et de les rendre
ainsi accessibles à tous. Ces livres sont en effet la propriété de tous et de toutes et nous sommes tout simplement les gardiens de ce patrimoine.
Il s'agit toutefois d'un projet coûteux. Par conséquent et en vue de poursuivre la diffusion de ces ressources inépuisables, nous avons pris les
dispositions nécessaires afin de prévenir les éventuels abus auxquels pourraient se livrer des sites marchands tiers, notamment en instaurant des
contraintes techniques relatives aux requêtes automatisées.
Nous vous demandons également de:
+ Ne pas utiliser les fichiers à des fins commerciales Nous avons conçu le programme Google Recherche de Livres à l'usage des particuliers.
Nous vous demandons donc d'utiliser uniquement ces fichiers à des fins personnelles. Ils ne sauraient en effet être employés dans un
quelconque but commercial.
+ Ne pas procéder à des requêtes automatisées N'envoyez aucune requête automatisée quelle qu'elle soit au système Google. Si vous effectuez
des recherches concernant les logiciels de traduction, la reconnaissance optique de caractères ou tout autre domaine nécessitant de disposer
d'importantes quantités de texte, n'hésitez pas à nous contacter. Nous encourageons pour la réalisation de ce type de travaux l'utilisation des
ouvrages et documents appartenant au domaine public et serions heureux de vous être utile.
+ Ne pas supprimer r attribution Le filigrane Google contenu dans chaque fichier est indispensable pour informer les internautes de notre projet
et leur permettre d'accéder à davantage de documents par l'intermédiaire du Programme Google Recherche de Livres. Ne le supprimez en
aucun cas.
+ Rester dans la légalité Quelle que soit l'utilisation que vous comptez faire des fichiers, n'oubliez pas qu'il est de votre responsabilité de
veiller à respecter la loi. Si un ouvrage appartient au domaine public américain, n'en déduisez pas pour autant qu'il en va de même dans
les autres pays. La durée légale des droits d'auteur d'un livre varie d'un pays à l'autre. Nous ne sommes donc pas en mesure de répertorier
les ouvrages dont l'utilisation est autorisée et ceux dont elle ne l'est pas. Ne croyez pas que le simple fait d'afficher un livre sur Google
Recherche de Livres signifie que celui-ci peut être utilisé de quelque façon que ce soit dans le monde entier. La condamnation à laquelle vous
vous exposeriez en cas de violation des droits d'auteur peut être sévère.
À propos du service Google Recherche de Livres
En favorisant la recherche et l'accès à un nombre croissant de livres disponibles dans de nombreuses langues, dont le français, Google souhaite
contribuer à promouvoir la diversité culturelle grâce à Google Recherche de Livres. En effet, le Programme Google Recherche de Livres permet
aux internautes de découvrir le patrimoine littéraire mondial, tout en aidant les auteurs et les éditeurs à élargir leur public. Vous pouvez effectuer
des recherches en ligne dans le texte intégral de cet ouvrage à l'adresse ] ht tp : //books .google . corn
,- -y
2
VARIÉTÉS SINOLOGIQUES N» 25
QUELQUES MOTS
SUB LA
POLITESSE CHINOISE
PAR
LE P. SIMON KIONa, S. J.
(«lir A)
APPENDICES SUR LES FOURRURES ET SOIERIES
PAR LK P. F. COURTOIS, S.J. (ffi^^).
■ ■ ugcOJ t^
CHANG-HAI
IBfPBIMEBIE DE LA MISSION CATHOLIQUE
ORPHELINAT DE T'oU-SÈ-WÈ.
1906
sN
INTRODUCTION.
Ce travail était, dans son but primitif, uniquement destiné
aux missionnaires.
Retouché, augmenté, enrichi de nombreuses gravures, suivi
d'appendices bien documentés, devenu par suite d'un intérêt
plus général, il demande aujourd'hui l'hospitalité aux Variétés
stnologiques.
Ces quelques pages forment, au point de vue linguistique,
comme un dictionnaire précis des termes relatifs au costume,
aux salutations, aux visites officielles. — Au point de vue social,
elles montrent quels soins minutieux, quel grand air aussi, quel-
le noblesse presque raffinée les Chinois distingués ont su apporter
dans leurs relations. — Enfin, elles constitueront bientôt un vé-
ritable document historique, si fort semble le courant qui em-
porte la Chine, loin de son passé et de ses traditions, vers les
études, les sciences et même la politesse des peuples d'Occident.
TABLE DES MATIÈRES.
Table des grftvTire8..«««««HM-«-.«.M«H..-«..«~«-""--»«H--HM..M«^«^««H««^^M..«.« ^^^^^^^ IV
Ghap. I. Sur le maintien dn oorps. .^^^^^^^»^ — ^^»^^^^^m»^^^„^^^^, 1
„ n. DeB8alQtationBMM.»..M..M.^.^«M..«.^^«M»M«~^M..MM.».^.....^M«.M..M.M.M«^.HM^M^«.. 5
„ m. Des saints à rendre^.^^M..^^«.^^M..^^^^«.«..^...„M^.«.^.^ MMMM.M 14
„ IV. Des cas où Ton pent s'asseoir ^»^^,^^^^^.^^^,^ — ,»..^^^^.^^.^. 18
,i V. Des^habits de (iéîvémome»,,,..^»^^»^^^»»,^^»^^»^»,^»*»»^^,.,^^^^»^^ 20
Art. 1. Dn ohapean.— ....MMM..M..M..M..M«M...M.M«.....M.M..«...MMH....«..H.^..MHM.H.....M......... 20
Art. 2. Dn pardessns wai-t'ao ».^»^^^^^.^»^^^»„^^.^m,^^*^^m^^ 22
Art. 8. Dn snrtont oonrt ma-koa-tae, m^,^,..,^^»^^„„^^»^^„^.^^.^^ 28
Art. 4. De la robe e7[^éinexLre.^^^^^,^.„..^„..^^^,^^^^^„„^^^,^ 31
Art. 5. De la robe iaiérieTixe...^^,^^^,^»^^^»^»^^»^»^^»^^^^^^^ 33
Art. 6. Des bottes.-....^..-.-.-- ..-«....m. m. -.. ^^^^^^^^^ 34
Art. 7. De la oeintnre .,.,^^^^,^^..^^^^H^»^mm»^^»^»^,»»<^^^^^^^ 34
Art. 8. J>nooUet^^^^^.u.^^^^»^^^^..^ ^.^^.^^.^^^^ h.. 34
Qnelqnes remarqnes (visites moins BoleiméïleB)^,^^^^^^^^.^^^^ 35
VI. De la salle de réception.. K..M..........M......^^^..«.....M....M..MM..«..M..«.....M..........^^.^ 37
vn. Dn palanqnin on ohtàBe,.^,^^»^^^^^.^^^^^^^^^^,^.^^^^^^ 44
Vm. Dn cheval ....H......... — ^^^^»^....^^,..^^^^,^^^»^^ ^^^»^,.,^ 47
IX. Des visites à taàxe^^»»^»^^^ ^»^^^^^^ — ^^^^ — ^^ .... 48
X. Des visites à reoevoir^»^^^^»^^^^^^^^^^^^^^^»^^^^^^^ 56
XI. DeB YiBiieB k rendre ..^»^^^^^^^^^^^^^^,^^^,^,^^^^^^.^^ 59
xn. Des cadeanx à ttâre^^,^^»^^,.,^,.,.,..^^^^^^.».^»^^ — ^^^.^^^ 00
XTTT. Dn grand reT^as,^,^^^^^^^^^^^^^ ^.^.^»^,.,^^^^^^ 66
Art. 1. Préparatifs dn repas ...^^.^^^^^^^^^»^^^^^^^^^^^ 66
Art. 2. Ordre des places ^^..»^^^^^^^^^^^^.^^..^^^^^,„^ 67
Art. 3. Des metB^.^^^.^^^»^»^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ 70
Art. 4. Règles spéciales. ^^^.^»^»^^^^^^^^^...^^^^^^^^„.^ 75
XrV. Des fnnérailles.«.«.. ,^^^»^^^^^.^.^^^^^ .«.«..«... 77
Appendice I. Bibliographie (P. Mathias Tchang)..^^............^......^...»...........^..^.........^... 85
„ n. Les nattes long-9iu si (P. P. Covatois)..^^^^.^^^,^,^,^^^^^^^ 92
„ m. Les fonrmres chinoises (P. F. Conrtois)..^-..-.-...^-..^......^,....^^....^....^^^. 96
„ IV. Soie et soieries chinoises (P. P. Oonrtois)^.^^^.^.^«^«^^«^^^^._.^ 104
Index alphabétiqne-M^^...^^.......^^.^.....^^^.^.».^.^..^^^^.^^^..,,..,^^^^..^^^^^^ 110
TABLE DES GRAVURES.
Planche I. Visiteur et son suivant. ^ ^^^^^^^^»^»^2
„ II. Mftnitoes de s'asseoir. Kong-eheou. ^^. ^^^^^^^
„ in. Tio-i e% kong-cheou. ^^^^^^^.^^^^^
,, IV. Visiteur et mattre de maison. ^ ^ ^ ^ ^» ^ .... 6
„ V. 8ou-U et ta-k^eou. ^.^. ^^^»^^^^^. «^,^7
„ VI. K*eou-Veou et kiao-pai. ^^^^^^^^^»^S
„ VII. Rite du mariage. ^ ^ ^ ^ ^ .„. .- .-. -. 9
„ Vni. Salut de nouvelle année au yamen. .^ ^ ^ ^ ^ 10
IX. Fête des 70 ans ^ ^ _ ^ ..„ .«. .... 12
„ X. Tablette de l'Empereur.-.. ^ .^ ^ ^ .... ^ .». .... .... .... 14
„ XI. Trois génuflexions, neuf inclinations. ^ ^ ^ ^ ^ .^ ^ l^
„ xn. Lecture d'un édit impérial. ... .... .... .......................... 16
„ XIII. Sacrifice à Confuoius ^ ^ ^ ^ ^. ^ .-. ^ ... «.. 19
„ XIV. CJostume de bachelier ««.-... h- ...«--.....«« .-. 21
„ XV. Çabits de cérémonie d'un mandarin. ....................... 23
„ XVI.' Bouton des docteurs et licenciés. ........................ 24
„ XVII. Bouton du chapeau de cour.... ... 26
„ XVIII. Chapeaux. Bottes. «. ... 26
XIX. Wai-t'ao. ... ... ... ... ... ... .. ... ... _ 27
„ XX. Bational. Ceinture. Manches. Col. ... ... ... ... ... ... 28
j, XXI. Bobe extérieure. Robe intérieure. ... ... 29
„ XXII. Robe extérieure. Surtout ... 80
„ XXIII. Robe ordinaire. Surtout ^ 31
„ XXIV. Surtouts. Pantalons. ... .. ... .. ... ... ... ... 32
„ XXV. Éventails ... 35
„ XXVI. Maison chinoise (à vol d'oiseau). ... ... 38
„ XXVII. Maison chinoise (plan par terre). ..................... „„ 40
„ XXVIII. Canapé, tables, tabouret ........... .. .......... 41
Places des visiteurs ... ... ... .. ... ... 42,43
„ XXIX. Chaises (palanquins) ... .. .. 45
„ XXX. Mandarin siégeant à son tribunal ... ... .„ ... 46
„ XXXI. Lanternes. Parasol... «. ... 49
Cartes de visite. ... ... ... ... ... .... ... ... ... 50
„ XXXII. Tang-kia : Monsieur n'y est pas. .. ... «. ... 54
„ XXXin. Cartes, serviette, plateau, cuvette. ........................ 62
„ XXXrV. Vaisselle ... ... ... .. ^ ... ... 63
Places des invités. .« ........ 68,69,70
„ XXXV. Famille en deuil .... «. ... «.«....... 78
Inscriptions ........... ... ... ... ... ... ... ... .. 79
„ XXXVI. Cartes de deuil. ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ^ 81
Carte de visite. . ... ... ....... (pochette)
in» " » —
QUELQUES MOTS
SUE LA POLITESSE CHINOISE
e/5X>CgK9
CHAPITRE PREMIER
SUB LE MAINTIEN DU CORPS
1. Il est évident tout d'abord, que le corps doit avoir une
pose naturelle; Ton évitera de le maintenir droit et raide, mais il
faut rincliner un peu en avant ; d'où il suit que la tôte doit elle-
même être légèrement baissée et inclinée en avant; Ton doit se
garder toutefois de la pencher d'un côté ou de l'autre.
2. Il n'est point permis (ici en Chine pas plus que partout
ailleurs) de promener les yeux autour de soi ; mais, en général, il faut
les tenir modestement fixés sur l'objet que l'on regarde ; et, si l'on est
devant un supérieur, ils doivent être modestement baissés. Cependant
il n'est point défendu dans la politesse chinoise de regarder en face,
môme son supérieur, surtout quand on l'écoute ou qu'on lui adresse
la parole. Toutefois il est à remarquer que quand le supérieur vous
interroge sur quelque objet, vous devez lui montrer la plus grande
attention ; de môme, chaque fois que vous répondez à ses questions,
vous devez incliner légèrement le corps et la tôte en avant, quand
môme vous seriez dispensé de vous lever.
3. L'inclination de la tôte et du corps s'entend d'un léger
petit mouvement, toujours moins ample que celui de nos cérémonies
religieuses.
4. Les mams doivent ôtre ordinairement tranquilles et pen-
dantes. Quand on marche un peu vite, on n'agite guère les bras;
mais lorsque l'on marche doucement, alors, les mouvements des bras
doivent suivre naturellement et avec aisance les mouvements des
jambes, c'est-à-dire, que Von avance tout doucement le bras droit ou
le bras gauche, selon que c'est le pied droit qui s'avance, ou le
gauche. (PI I.)
2
FOLITBBBE 0HIN0I8B.
6. Quand on va au-devant de quelqu'un, on doit h&ter le pas
à son approche, comme si Ton était impatient de voir Bon hôte. Mais
lorsqu'on l'accompagne, on doit marcher très lentement.
6. En général, quand le maître introduit quelqu'un dans sa
PI. I.— Visiteur et sou suivant.
maison, il lui cède le pas et marche un peu en arrière. Un serviteur
de la maison marche en avant, portant ostensiblement la carte du
visiteur. Mais pour reconduire son hôte, le maître le précède. Cependant
cette prescription ne paraît point absolue ni générale.
7. Les manchettes de cérémonie, dites pied-de-cheval J|| P{F
H ma4i-sieou, à cause de leur forme, ne sont rabattues que devant un
CHAP. I. MAINTIEN DU CORPS.
3
gapérienr, ainsi que dans les visites officielles, et enfin quand on sacrifie.
8. Étant assis, on doit avoir les mains étendues dans les
manches, sans laisser paraître les doigts ; et on maintient les mains
disposées de la sorte tranquillement sur les genoux. (PI. II.)
PL II.— Deux manières de s'asseoir. Salut Kong-cheou.
9. On distingue deux manières de s'asseoir, savoir, à demi
^ St pan-tsotio et en plein ^ âé, man-tsouo. Par 'pan-tsouo on
entend s'asseoir sur le bord de la chaise, comme lorsqu'on est devant
son supérieur : car alors l'inférieur doit se lever, dès que le supérieur
l'interroge sur quelque chose, et il ne peut se rasseoir, qu'après avoir
répondu à la question qui lui était adressée. Si cependant la réponse
4 POLITBBBB OHINOIBE.
était longue, et que les demandes fussent fréquentes, le supérieur ne
pourrait se dispenser de faire asseoir son interlocuteur. On emploie la
deuxième manière man-ts(mo (s'asseoir à son aise, sans cependant
transgresser les lois de la bienséance) entre égaux, avec ses inférieurs,
et môme avec les supérieurs, si on les visite en ami et non pas d'une
manière officielle. (PI. II.)
10. Il n'est point permis d'appuyer les coudes sur quoi que
ce soit; à moins que dans le cours d'une visite pour affaires, cette
posture ne soit exigée par les affaires que l'on traite.
11. Il est clair que l'on ne peut croiser les pieds, ni & plus
forte raison les jambes, sans blesser la plus simple politesse.
12. Les inférieurs ne peuvent point porter leurs lunettes
devant les supérieurs. Dans le cas de nécessité, comme par exemple
quand on doit lire quelque chose, au moment môme, on en demande
tacitement la permission en montrant les lunettes; on les prend
ensuite. Dès que la nécessité n'existe plus, on est obligé de les 6ter de
nouveau.
13. Quant aux jambes et aux pieds, lorsqu'on est assis ou
debout, il ne faut ni les écarter, ni les trop rapprocher; en cela la na-
ture renseignera mieux que la polit-esse étudiée. Lorsqu'on est assis
seulement & demi, les pieds ou plutôt les bottes seront naturellement
couvertes de la partie inférieure de la robe, sans cependant qu'il
soit permis de ramasser les pieds par derrière.
kS<a«<a{
CHAI». Û. bES SÀtiUÏATÎONS.
PI. III. — Tso-i et Kong-cheou.
CHAPITRE DEUXIÈME
DES SALUTATIONS
1. On distingue six sortes de salutations, à savoir : ^ 3^,
iPt. MA. f^tf. =ffPP. ll#ouPP«f.
2. La première ^ ^ kcyng-cheou, consiste à élever Textrémité
des manches à la hauteur du front, de la bouche, ou au moins du
menton, selon le degré de respect dû à la personne que l'on salue, les
deux mains restant soigneusement cachées dans les manches. Ce
6
P0LITB8SE 0HIN0I8B.
salut n'est employé qu'envers les égaux, et encore n'a-t-il lieu que
dans les circonstances moins solennelles, et, pour ainsi dire, de chaque
moment. Cependant, quelquefois la règle soufi&re exception; à> table,
par exemple, le serviteur présente-t-il du vin à un hôte, môme supé-
PI. IV.— Visiteur et maître de maison.
rieur en dignité au maître de la maison, celui-ci ne lui fait de loin que
ce salut, quoique toujours il doive le faire debout. (PI. III.)
3. La seconde ^ "M* fou-cheou qui n'est une cérémonie que
dans le sens moins strict de ce mot, consiste en une inclination de
tôte, accompagnée d'un léger mouvement des épaules. Elle ne peut
être employée qu'envers les égaux et les inférieurs; un supérieur la
CHAP. n. DES SALUTATIONS. T
fera, par exemple, lorsqu'à doit, à son passage, rendre un salut à des
inférieurs qui lui font le jj| jjjt sou-U; car alors il est libre de faire le
91 ^ kong-cheou ou le il|F # fou-cheou. (PI. IV.)
PI. V.— Sou-li et Ta-k*eoii.
4. La troisième salutation consiste en une révérence nommée
m JC soKrli. Elle consiste à rester debout, immobile, la tête un peu
inclinée en avant, et les bras* pendants. On l'emploie pour ses supé-
rieurs, auxquels il n'est point permis d'adresser les deux premières
espèces de salutations kong'Cheou et faurchecm. (PL Y.)
^' f^ tS ^^*^» autrement dit ^ ^ ta-kong, consiste & courber
le corps à peu près à angle droiti de sorte que les deux mains, complè-
8 POLITESSE OaXKOÏBti.
lemenl cachées sous les manches, se rencontrent et s'unissent à la fin
de cette révérence, un peu au-dessous des genoux ; cela fait, on élève
les manches à la hauteur des sourcils, en même temps qu'on se
relève; puis» en les rabattant tout doucement, on les sépare et on les
PI. VI. — K'eou-t'eou et Kiao-pai.
laisse pendre d'une manière naturelle. (PI. III, VI.) Cette salutation peut
être employée pour tout le monde, ses propres parents exceptés. C'est
X ^ )B pin-tchou liy cérémonie entre visiteur et maître de maison,
qui peut être employée même par un élève envers son maître dans les
relations ordinaires. Au nord, les plus grossiers paysans la font entre
eux, n'y eût-il qu'un seul jour qu'ils se fussent rencontrés. (PI. IV.)
CHAP. II. DES SALUTATIONS. 9
6. La cinquième espèce de salutation ^ Vff ta-Veou, est une
simple génuflexion ; elle n'est employée, paraît-il, que par les serviteurs,
tels que les Zl ^ eul-yé par exemple, envers leurs maîtres. Plusieurs
affirment néanmoins qu'elle est faite aussi par les mandarins inférieurs
PI. VII.— Rite du mariage.
(les sous-préfets, par exemple) envers quelqu'un des grands supérieurs
directs {Tao-t'ai, Fan-i'ai), lorsqu'ils font le fl| $ ts'in^-n^an (sou-
haiter le bonjour). Les Européens n'ont pas à en faire usage. (PI. V.)
7. Enfin la sixième manière de saluer est une prostration dite H»
# ki'Cheou, ou PP® Veou-t'em. Elle consiste tout d'abord à s'agenouil-
ler à terre, puis & élever les deux manches jointes à leurs extrémités.
lO
rOLITBBBB OHIMOIBB.
CHAP. n. DBB SALUTATIONS. 11
aveo les manchettes ma-ti-sieou rabattues, à la hauteur de la tôte,
qui s'abaisse alors profondément sans toucher cependant le sol. On
relève enfin la tète, en séparant lentement les deux manches. (PI. VI.)
Cette révérence, la plus grande de toutes, est réservée pour des person-
nes déterminées et des circonstances tout à fait solennelles. Elle se
subdivise en plusieurs classes.
8. La première est celle qui est réservée à l'Empereur en
personne ]|Q JH toVao-hien, ou à sa tablette # Xf pai-p'ai. (PI. X. et
PL XI.) Elle se fait encore, quand on entend lire quelque ordonnance
impériale flift ^ ^ot^ cheng-tche (PI. XII.), ou quand on fait la cérémo-
nie dite Pl^ lH 19 pai'tseou-tché (salut pour l'envoi d'une supplique
à l'Empereur). Elle consiste en neuf prostrations consécutives, après
chacune desquelles on doit se relever JL VL iL^ ^* Cependant,
quand on entend lire l'annonce de la mort de l'Empereur et de l'Im-
pératrice jR â 8B> on ne fait, paratt-il, que H tt ^IVI^î c'est-à-dire,
qu'on fait trois prostrations, et ^ chacune d'elles, trois inclinations de
tête profondes. (PI. XI.)
9. La deuxième classe de HP || k*eou-t*eou se compose de qua-
tre prostrations distinctes B Bl B9 PP 1^. Le nouveau marié emploie
cette salutation, qui constitue le rite essentiel du mariage civil, tant pour
adorer Dieu, s'il est chrétien ^ ^ pai-t'ang (PI. YII.), que pour saluer
son épouse ^ ^ kiao-paù (PI. VI.) J'ai dit, le nouveau marié : car
la femme de son côté, ne fait dans chacune de ces deux circonstances
qu'une prostration aveo quatre inclinations de tôte **fl D IV H** (^)
10. La troisième classe consiste en xme seule prostration aveo
quatre inclinations de tète <** K 19 PP *M* • ^'^^^ &ûisi qu'un fils doit
saluer son père et sa mère dans certaines circonstances; par exemple,
au premier jour de l'an ff âf pai-nien (saluer l'année, PI. VIII.) ; au
jour anniversaire de leur naissance ^ lH pai-cheou (saluer la longévité.
P. IX.) Dans cette dernière circonstance, toutes les personnes qui
viennent prendre part à la fête, doivent faire le même salut devant
le caractère lH cheou, longévité. Cette prostration est encore employée
par les enfants nouvellement mariés, qui demandent des instructions &
(1) En oette cérémonie du mariage civil, les éponx païens font le salut, tenméB
vers le sud. Les chrétiens au contraire regardent le nord, ou plutôt, Tautel ou la table
sur laquelle ils ont placé un Crucifix pu une autre image religieuse.
POLITESSE CHINOISE
CHAP. II. DES SALUTATIONS. 18
leurs parents |t 9| ts^ing-hiun; enfin par les élèves et par les apprentis
qui saluent pour la première fois leurs maîtres ou leurs patrons
^ ^ ë^^ nl9 P^i sien-cheng ; pai se-ou.
11. La quatrième est une prostration suivie de trois inclina-
tions de tête seulement ^-^ R H IfP "M* • c'est le JE ^ îB t'ing-tsan-U
(cérémonie du salut officiel à un supérieur), qui se fait lui-môme de deux
façons, suivant qu'il est suivi, ou non, de trois f^ fg tso-i. Les préfets,
sous-préfets ^ /i^» ^ JK etc. quand ils visitent le vice-roi et le gou-
verneur ^ HH, font les trois f^ {g tso-i; tandis que les mandarins tout
à fait inférieurs, que l'on appelle ^ ^ i/è ^^ cheou-îing tsouo-tsa
koan (employés supérieurs ou inférieurs), n'ont pas le droit de faire les
f^ ÎS ^*0"* devant ces supérieurs, non plus du reste qu'ils n'ont celui
de s'asseoir en leur présence.
12. La cinquième espèce de PP |^ k*eoU't*eou consiste en une
seule prostration suivie d'un f^ fg tso-i. C'est ainsi que l'élève
salue son maître dans certaines circonstances solennelles, à l'exception
toutefois de celle dont il a déjà été parlé plus haut. Il parait que les
mandarins d'égale dignité et unis d'amitié, s'adressent mutuellement
ce salut dans des circonstances plus solennelles, et quand ils se revoient
après une longue absence ; ils se tournent alors tous deux vers le nord.
-^r^tS^^H-
14
POLXTBBSB OHINOIBB.
PI. X.— Tablette de r£mt)eretir.
CHAPITRE TROISIÈME
DBS SALUTS À RENDRE
1. L'Empereur, les parents ^ -^ fou-mcm et les mandarins
assis au tribunal ^ ^ tsouo-t^ang (PL XXX.) comme représentants
officiels de l'Empereur, ne rendent point de salutation, ni en entier,
ni en partie.
2. Ces cas exceptés, tous doivent rendre les saints qu'ils
reçoivent, soit en entier, soit au moins en partie. Ainsi, les vice-rois
CHAP. m. BALUTS X BBITDBE. 15
et les gouverneurs {f ^ tou-fou, lorsqu'ils sont salués par les manda-
rins tout À fait inférieurs iÈ M^'Êt quoiqu'ils reçoivent leurs saluts
sans se lever de leurs sièges, sont tenus cependant de faire quelque
chose, par exemple, ils inclineront la tète et étendront un bras, comme
Debout. A genoux. IncUné.
PI. XI.— Trois génuflexions, neuf inclinations.
pour s'excuser. De môme, les maîtres rendent les quatre prostrations
des élèves, par quatre tso-it qu'ils font debout à côté de leur siège,
malgré les invitations réitérées de s'asseoir que leur adresse la famille
de l'élève.
3. S'il s'agit des saluts échangés entre un hôte ^ ^ jB pif^-
POLITBBBB CHIMOIBE.
CHAP. III. SALUTS X RENDRE. 17
tchou Uj lesquels consistent en simples tso-if le maître doit rendre les
saluts en entier, son visiteur fût-il d'une dignité beaucoup inférieure,
ou même dépourvu de tout titre.
4. Vis-à-vis des personnes du sexo, les saluts se font et se
rendent de la môme manière que pour les hoïnmes ; l'on s'abstient tou-
tefois à leur égard de ceux qui sentent un peu la familiarité, de l'in-
clination de tête par exemple ; quant aux femmes, elles font à peu près
les mômes révérences, sans le tso-if qu'elles remplacent par le ^ ^
JÇ lien-jen pai (salut avec les manches réunies). Pour faire cette révé-
rence, elles prennent de la main droite le bord de la manche gauche
du manteau, et font la révérence, en fléchissant un peu le corps. (PL VI.)
>*)«©:|:e«:-H-
18
CHAPITRE QUATRIÈME
DES CAS OÙ L'ON PEUT S'ASSEOIR
1. Personne ne peut s'asseoir devant l'Empereur, non plus
qu'en présence de ses représentants agissant officiellement. Les valets
et les hommes de bas étage, a% 'Ê A $» ne peuvent non plus s'asseoir
devant les maîtres. Les mandarins tout & fait inférieurs, ^ ^ ^, ne
s'asseoient point devant les hauts fonctionnaires, tels que vice-rois et
gouverneurs, dans les visites officielles. En dehors de ces cas, le maî-
tre doit toujours, par ses invitations, déterminer son hôte & s'asseoir,
quand bien môme ce dernier serait d'une condition beaucoup inférieure
à celle du maître.
-H-'^d3:-3^-
CHAP. V. DBS HABITS DE OÉBÉHONIE.
19
20 POLITESSE CHINOISE.
CHAPITRE CINQUIÈME
DES HÂIilTS D£ CEREMONIE
Article 1" — Des Chapeaux
1. On distingue deux espèces de chapeaux de cérémonie j|jj|
|||| li-mao : le IgJ 19 tch^ao-mao et le :^ ffg ta-mao. Le |g |9 ieVao-
mao, chapeau de cour, varie comme le ta-mao, selon les saisons (PL
XVIII.); l'on s'en sert dans les visites rendues à l'Empereur en
personne (^ J^ tch'ao-kien) ; devant sa tablette (^ ]^ pai-pai) dans
le palais ^ $ ^ tvan-cheou kong (PL XI.) ; aux sacrifices de Confu-
cius (^ H tsi-che7igt PL XIII.) ; en prenant possession du sceau
de sa fonction (^ E|I tsié-in) ; toutes les fois que le mandarin doit
envoyer quelque requête à l'Empereur, ou qu'il écoute la lecture de
quelque décret ou ordonnance de Sa Majesté ; enfin quand le mandarin
assiste à la cérémonie superstitieuse appelée jSi ^ in-tch*oen, aller au-
devant du printemps. Un mandarin défunt peut être enterré avec ce
chapeau.
2. Ce chapeau ne se porte qu'avec la grande robe brodée j|^
m 7na7ig-p*ao (PL XIX.) et les bottes de forme carrée ^ M Dfc /^^wgf-
t'eou hiué, dont nous parlerons bientôt (PL XVIII.). Du reste, de plus
amples détails au sujet de cette coiffure offrent peu d'utilité, vu qu'elle
n'est portée que par les mandarins.
3. Il y a un ;fc l|(i ta-mao d'hiver, tong ta-mao, et un d'été,
gfr f/g liang-mao.
Le chapeau d'hiver peut être en peau, en velours ou en soie.
On se sert du premier vers la fin de la 10® lune jusqu'à la fin de la 1^^®
lune de l'année suivante. Le second sert durant les 2* et 10* lunes.
Enfin on emploie le troisième le reste du temps, où l'on ne porte pas
le chapeau d'été appelé i^ Ifi liang-mao, chapeau frais (PL XVIII.).
Le chapeau d'hiver s'appelle ^ ^ noan-viao, chapeau chaud.
4. Le chapeau d'été dont on se sert pour les cérémonies, doit
être fait de soie et muni de fils de soie rouge. Pour prendre ce chapeau,
CHAP. V. DES HABITS DE CÉBÉMONIE.
21
PL XIY.— Costume de Bachelier.
23 POLITESSE CHINOISE.
le mandarin supérieur du pays, le tao-Vai jjft K par exemple à Chang-
hai» promulgue, vers le commencement de l'été, Ifc J li-hia, un arrêté
ayant pour objet le changement en question (^ ^ hoan-ki, changer
la saison) ; il faudra un autre arrêté pour déposer ce chapeau vers le
commencement de l'automne, jfc ^ li-ts'teou. Il n'y a pas de jour fixe
pour ce changement, qui est réglé par le premier mandarin du pays,
comme je l'ai déjà dit.
5. Outre ce chapeau d'été, 1^ 1^ ivei-mao (PI. XVIII.), em-
ployé dans les circonstances ordinaires de cérémonie, il en existe un
second plus commun, fait de rotin tressé, et dont les fils sont remplacés
par des crins teints en rouge. Il peut être employé en voyage ; mais
encore ne devrait-on point en user, si l'on devait visiter un grand per-
sonnage, à moins que l'on ne fût d'égale dignité avec lui. C'est le i$i
1/8 liang-mao de la PI. XVIII.
6. Cependant, pour les cérémonies funèbres, tout le monde
se sert de ce second chapeau d'été ; il faut alors que les crins soient
teints en noir. Ceci soit dit en passant ; car on traitera des vêtements
de deuil dans un chapitre spécial.
Article i^ — Du Par-dessus ^ ^ ivai-t'ao, (PI. XIX.)
1. Les par-dessus de cérémonie sont de deux couleurs. Les •
uns sont noirs ; on s'en sert pour les cérémonies funèbres et aux jours
de deuil oJQ&ciel que l'on nomme ,§l ki-je. Les autres sont tous de
couleur bleu-ciel foncé, 5^ ^ t*ien-ts*ing. Les par-dessus en peau de
zibeline ^ tiao, sont réservés aux mandarins de 3® degré et au-dessus;
ils se portent toujours la pea»u en dehors.
2. Les étoffes pour faire ces par-dessus doivent être de satin
(il en est de diverses espèces Wi ^f ^ M> M M ISi W^ et dans la
saison d'été, de gaze ^ cha. Le drap n'est pas une matière conve-
nable, généralement parlant. Si quelquefois les grands mandarins,
tais que vice-rois et gouverneurs, se servent de drap et parfois même
de simple toile de coton, pour donner l'exemple de l'économie à leurs
subordonnés, ils ne font qu'une exception à la règle.
3. Quant aux peaux, elles sont de différentes espèces. Celles
de zibeline ^ tiaOy ne sont pas permises à tout le monde, comme il a
été dit ; il faut observer cependant que l'usage des |S /R •? tiao tchao-
CHAF. V. DEB HABITS DE CiBÉHONIIi.
28
PI. XV. — Habits de cérémonie d'un mandarin.
24
POLITESSE CHINOISE.
tse (peaux sur lesquelles on voit des dessins ressemblant à des ongles;
les Chinois disent que ce sont les traces des ongles de la zibeline) est
permis à tous ainsi que celui des peaux de renard |K S ^ hou-îi p*i
(au plus fort du froid de l'hiver). Aux époques moins rigoureuses de
PI. XVI. — ^Bouton des docteurs et licenciés.
Tannée on se sert de ]^ Jl ^ ts'ao-chang ckoang^ rosée sur Therbe, peau
d'un mouton de Mongolie; ou de ï^ ^ ft ts*e-mao-p*iy poils violets.
Ces dernières peaux sont cependant plus spécialement réservées
pour les cérémonies funèbres (*). Si le froid était encore diminué,
on se servirait de ^ (jjfi) |^ j^ fei-ehou p% écureuil gris ; M Mt &
(*) Cf. Appendice I, Fourrures.
CHAP. V. DES HABITS DE CÉEÉMONIB. 25
in-choup*i, hermine; JS^jft tckou-jp'i; Jfe^^ ché-li-suen, hybride du
loup et du chien, animal ressemblant au renard ou au loup de Mongolie.
4. On prend les par-dessus ouatés ou doublés selon que Ton
met les chapeaux en velours ou en soie : et avec le i!|^ |S Uang-mao,
on porte le par-dessus en j^ cha.
PI. XVII.— Bouton du chapeau de cour.
5. Quand on est en campagne, ou même si on vit dans un
camp, on est dispensé de prendre le par-dessus ; de même quand on
est en voyage, du moins parlant en général. Car il semble qu'un
voyageur d'une dignité notablement inférieure devrait prendre le par-
2»
POLITESSE CHINOISE.
dessus pour visiter un grand mandarin, un vice-roi par exemple.
6. D'après quelques-uns, alors môme que le visiteur vien-
drait en costume de voyage sans par-dessus de règle, le maître de
la maison n'aurait pas le droit d'en faire autant pour le recevoir.
PI. XVin. — Chapeaux. Bottes.
De même, le maître rendra la visite avec les formalités ordi-
naires. La raison de cette conduite est que le voyageur est censé
n'avoir point apporté avec lui tout le nécessaire, tandis que Ton n'en
peut dire autant de celui qu'il visite. Bien entendu, si le visiteur
respectait beaucoup le personnage qu'il visite, il ne prendrait pas cette
CHAP. V. DES HABITS DE CÉBÉMOKIE. 27
liberté. D'un autre côté, si le maître est un grand personnage (un
vice-roi ou un gouverneur par exemple), il ne sera point obligé de
suivre cette règle, et dès lors il pourra prendre le môme costume
que le visiteur (*).
PI. XIX.— Wai-t*ao, etc.
7. Pendant les grandes chaleurs de Tété, si la visite doit ôtre
tant soit peu longue, sur l'invitation du maître de la maison par la
phrase consacrée ^ ^ cheng-koarij on peut déposer le chapeau de
(*) Dans les visites familières il est permis de porter le ^ S u>ai-Vao la
peau en dehors.
^ POLITESSE CHINOISE.
oérémoniei et môme quelquefois le par-dessus lui-même. En outre,
si la chaleur est vraiment intolérable, on peut, pour la visite, rem-
placer le wai't'ao par une simple ceinture fn ^ Veou-tai (PI. XX.)
dont on parlera plus tard.
««!£'
'm.<
1
«km^-^A
MW^-^
PI. XX. — ^Bational. Ceinture. Manches. Ool.
Article 3^^^ — Du Surtout court M ^ 7 ma-koa-tse,
1. Dans les visites ordinaires et en costume un peu né-
gligé, et quand on est en voyage, il est permis de remplacer le
wai't'ao par le ma-koa-tsef espèce de surtout court, qui doit
CHÂP. V. DES HABITS DE CéfiâMOKIE. 29
être, généralement pariant, en soie (Voir les différentes espèces
énumérées plus haut, art. 2, page 22). Quelquefois cependant, on les
fait en drap : mais alors les manches doivent être longues -^ ^ tch'ang-
zieou (PL XXni.), et les manches courtes j^T ^fang-sieou ne seraient
pas admisep. Ajoutons encore que cette mode, qui se répand de jour
PI. XXI.— Bobe extérieure, robe intérieure.
en jour, sent néanmoins un peu lo négligé. Quant à la doublure du
ma-koa-tse, elle doit être toujours en soie, alors môme que le dessus
serait de drap seulement.
80
POUTESSB CHINOISE.
2. L'étoffe, qaelle qu'en soit la qualité, doit être couleur
bleu de Prusse foncé, ^ f^ t^ien-ts'ing ; quant & la couleur de la
doublure, il y a quelque liberté, mais on emploie généralement
le bleu clair et l'on évite des couleurs trop vives, le rouge par
exemple.
PI. XXII.— Robe extérieure et Surtout.
3. Actuellement, le ma-koa-tse doit se boutonner sur le
milieu f^ ^ tei-kin, bords réunis (PI. XXIV.). Celui que l'on
boutonne sur le côté, !^ ^ M ^ yun-ki ma-koa (PI. XXII.), habit
militaire, est plus négligé.
CHÂF, V* DES HABITS DE CÉBÉMOKIE.
81
4. Il faut remarquer en outre qu'on ne peut employer ce
vêtement pour visiter les mandarins locaux, ni les hauts dignitaires ;
ce costume serait un indice d'une trop grande liberté. Néanmoins,
dans les cas où on le prend, on peut par là même porter la peau en
dehors, si la saison prescrit l'usage de la peau, comme elle le pres-f
crivait pour le wai4*ao.
PI. XXm.— Robe. Surtout.
Article 4^^^ — De la Eobe extérieure îÇ ^ ts*ien-i,
1, Le ts'ien-i, habit des archers, est toujours ouvert en avant
et en arrière (PL XXI.), dans la partie inférieure de l'habit, ^ If
13 POZiXTBflWB ORniOISB.
Vai'Voa. Les manchettes, dites fna-ti-tieout y sont jointes comme
complément nécessaire. (PI. XX.)
S. Il existait autrefois une espèce de U'ien-i, connu sous
le nom de ffl^ {^ H ^^ ViiU-hin U^ien-i^ habit auquel il manque
WBL morceau. La PL XXII montre ce morceau rattaché par des
1
L
j
u
— N
- r^*
) -'
- ( «
Cj
O â
1
r 1
r"*
\ *
J^ 1
SI r
i*h
^^
PI. XXIV.— Surtouts. Pantalons.
boutons au reste de la robe : il manque complètement au ma-hni-Ut,
L'absence de ce morceau rend plus facile aux militaires les exercices
d'équitation ; aussi cette robe est-elle celle des militaires, comme la
ts'ien-i ordinaire est celle des lettrés.
On portait autrefois cet habit en voyage, mais cet usage,
CHAP. V. DES HABITS DE CÉRÉMONIE. 33
paraît-il, est de fait aboli. Pour les visites moins solennelles, en guise
de tsien-i on peut prendre une robe ordinaire fjî ngao^ faite avec des
étoffes employées pour les tsien-i proprement dits et à laquelle on
ajoute une paire de manchettes (PI. XXIII.).
3. Eégulièrement, les étoffes pour faire un tsien-i en règle
doivent être en soie. Les différentes espèces sont ||( ^ sien-tcheoii,
$ ^ ning-tcKeou, ^ '^ kong-tch'eou, ^ ;$i ^ mo-pen-toan\ et pour
Tété, 1^ ^ ho-cha, "j^ j^ ko-tchcou, îâ |$ tche-cha, ^ ^ liang-cha.
Les tissus appelés M M ^ ^^M ^oang-tong tcu-lou-ma, paraissent
être admis depuis quelque temps. Pour les tsien-i fourrés, on se sert
des peaux de |K ^ hou-li, renard ; ^ ^ tiao-pH, zibeline ; ^ JH in-
chou, hermine; fft ^f ci-chou, écureuil; ^ tchou, agneau (")•
4. L'étoffe pour faire les manchettes ma-ti-sicou est la soie de
couleur bleu clair ^ '^ yné-lan, pour les tsien-i ouatés, doublés, et mô-
me simples ; pour les tsien-i en gaze, les manchettes doivent être en soie
de couleur blanche ou plutôt blanchâtre; enfin les manchettes des tsien-i
fourrés sont en peaux de |S ^^^^' zibeline ; fff H hai-long, veau marin ;
^S souo-chou, putois (?) ; ^t'a, loutre ("'"). On emploie seule-
ment l'hermine, si les tsien-i sont faits en peaux de ^ tchou.
6. Pour ce qui regarde la robe entièrement brodée du nom dô
||^ ^ màng-p*aOf qui tient lieu de tsien-i ordinaire, notons que Ton
peut quelquefois la prendre sans le ^ ||l^ tch'ao-mao, chapeau de cour,
dont nous avons fait mention dans l'article premier de ce chapitre ;
tandis qu'on ne peut jamais prendre le tch'ao-mao sans la robe imng-
p*ao ou ^ ^ tch'ao-kiun,
6. Toutes les fois que l'on porte cette robe, on prend comme
complément nécessaire une espèce d'huméral aussi brodé, désigné sous
le nom àe^M p'i-^icn (PL XIX.).
N.B. A Chang-hai on dit bien tsien-i; en mandarin, c'est
^ ^ p'ao-tse.
Article 5^^® — De la Eobe intéeieuiie ^ ^ tcKen-chan.
Au-dessous de la robe dite tsien-i, on doit en mettre une autre
plus petite que l'on nomme ^ ^ tch'en-chan. Elle doit être en soie,
mais de n'importe quelle couleur, le rougo éclatant et le noir exceptés.
(*) V. Appendice I, Fourrures, Soieries.
(•*) V. App. I.
34 POLITERSE CHINOISE.
Il faut en outre remarquer : premièrement, que la couleur doit toujours
différer de celle du têten-i ; et secondement, que la couleur blanche ne
peut jamais aller avec un tsien-i fourré. D'ailleurs cette robe peut
être simple ou doublée, avec ou sans manches ; ces détails sont laissés
hbres (PL XXI.).
Article ô*™® — Des Bottes Kl; hitté.
Les bottes de cérémonie sont de deux espèces ; à tète carrée jjf
m Kfc fang-Veou hnié, et a tète pointue ^ IR Kfc tsien-t'eou hitiê. Cette
seconde espèce serait mieux nommée ft D|; pien-hiiié. Les fang-t'eou
hnié exigent nécessairement le mang-p'ao sus-mentionné, mais non
vice-versa. Les bottes ordinaires, pien-hiué, sont de stricte nécessité,
toutes les fois que l'on prend des habits de cérémonie; elles sont facul-
tatives dans toutes les rencontres tant soit peu solennelles ; parfois
même on peut s*en servir avec des habits tout à fait ordinaires
(PL XVIII.).-
Article 7^™® — De la Ceinture ^ tai,
Eégulièrement, la ceinture est celle que l'on nomme ^H^ Veou-
'tai (PL XX.) ; et les deux crochets qui sont aux extrémités de cette
ceinture doivent être d*une matière moins commune que le cuivre; ils
seront, par exemple, en imitation de pierre précieuse, c'est à dire en ^
liao, strass, imitation de jade, ou quelque autre matière semblable.
Cette ceinture, Veou-tai, est de rigueur avec les robes simples et d'été;
avec les autres, on peut la remplacer par une ceinture en soie con-
venable fp i\] han-kin (PL XX.). De plus, depuis un certain temps,
on se sert d'une ceinture tissée de soie, nommée ^ JÇ ^ wen-ou tait
vulgairement B ^ pien-tai, à la place àu'k'eou-tai, lorsqu'on prend
les robes doublées et ouatées (PL XX.).
Article 8^^^ — Du Collet ^ Ung,
Un mot seulement sur le collet {H ling. Il doit toujours être
dur ; "il peut être en fourrure, en velours, en soie, selon la qualité des
autres habits (PL XX.).
N.B. — Pour les insignes mandarinaux tels que globules ]||j 1R
toVao-ting (PL XVII.) ; plastrons honorifiques fH Al pou-fou (PL XX.);
CHAP. V. DES HABITS DE OÉBÉMONIE. 35
queues d'hoDneur jgi ^ liyig-tse (PL XIX.) ; chapelets d'honneur ^ ]^
tch*ao4chou (PI. XIX.) ; je les passe complètement sous silence,
comme étant inutiles aux Européens.
PI. XXV.— Eventails.
Quelques remarques sur les habits
employés dans les visites moins solennelles. .
1. Tout ce que nous venons de dire sur les vêtements, n'est
applicable qu'aux visites officielles et solennelles faites aux mandarins
et aux personnes d'un haut rang. Quant aux visites plus simples, rendues
36 POUTSS8S OBIKOIHII.
aux notables ordinaires du pays, par exemple, ou à des familles riches,
on peut parfaitement se dispenser de tout cet étalage d'habits, et se
contenter du costume simple et ordinaire.
2. Cependant même dans ces visites, si Ton tient à se confor-
mer aux usages chinois actuels, et à éviter ce qui paraîtrait plus particu-
lièrement choquant, il serait à désirer que Ton portât le bouton rouge
et non point le violet sur la calotte ; que l'on tint à la main l'éventail
propre à la saison : c'est-à-dire un ^ S tché-chan (éventail qui peut se
plier, PI. XXV.) tant que l'on ne porte point la robe d'été; et, quand
l'on prend cette dernière, l'éventail fait de feuilles de palmier ^ £
k'œi'Chan, plus convenable que le Jî g hong-chan, vulgairement dit
H Wk t'oan-chan (PI. XXV.). En outre, les souliers de drap, sur-
tout quand ils n'ont qu'une seule ligne % JJÉ hiné-hiai, paraissent
quelque peu étranges. Les via-koa-tse doivent être assortis au reste ;
ils pourraient cependant être d'un degré immédiatement supérieur
(c'est-à-dire plus chauds que les robes). Ainsi le ma-koa-tse fourré ne
peut se porter que sur les robes fourrées, ou au moins ouat'ées : un «ur-
tout doublé ne peut aller ni avec une robe ouatée ni avec une robe
d'été. Sur ces dernières robes, on ne peut porter aucun surtout, pas
môme celui de ^ ^ yu-inao ; de môme, pendant ce temps, on est
obligé d'avoir la tête nue. Les jambières ^ {|[ Vao-Vou (PI. XXIV.)
faites de l'étoffe légère J[[ ^ hia-pou^ ne peuvent convenir qu'à ces
robes d'été.
3. En tout cas, il est important d'éviter dans l'usage des
habits un certain sans-gène, qui choquerait à juste raison les personnes
bien élevées.. Pour cet effet, je me contente de citer quelques exemples
de défauts à éviter : ne pas porter les jambières ^ K t^ao-k'ou ou
la culotte longue dite >J\ jj| 1$ siao-kio k'ou (PL XXIV.) ; porter un
cache-nez ou un mouchoir autour du cou ; porter la robe d'été de cou-
leur jaune ordinaire, dite |^ Ifll C^ tou-knc-tna, qui est, paraît-il, celle
des serviteurs et des hommes de bas étage ; ne pas boutonner sa robe
ou son surtout ; etc. etc.
->ç5<?$çS<?(-
37
CHAPITRE SIXIÈME
DE LA SALLE DE KÉCEPTION,
1. Nous désignons par là uniquement la salle où se font les
cérémonies d'usage, et non point les salles judiciaires où les maûdarins
jugent les causes en litige, c'est à dire :h ^ ta-t'afig et JH ^ eul-Vang,
Or il existe deux espèces de salle de réception.
2. La première s'appelle jE jK tcheng-t'ing ; elle se trouve
en ligne droite avec la porte d'entrée principale jE P5 tcheng-men, et
elle est composée de trois pièces, H H san-kien. En cela, elle diffère
et du ^ jKl hoa-t'ing, qui est la deuxième espèce de salle de récep-
tion, dont nous parlerons tout à l'heure ; et du ^ ^ k'o-t'ifig, qui est
construit aussi en ligne droite avec la porte d'entrée, mais qui se
compose d'une seule pièce — * ^ i-kieriy ayant à droite et à gauche
deux chambres complètement distinctes et séparées, dites ^ ^ ts'e-
kien. En dehors de ces salles, on pourrait en avoir bien d'autres : les
^ M choU'faiig (bibliothèque, cabinet de travail), les ^ jfy han-
tcKoan (pavillon construit en forme de barque, où l'on se réunit pour
causer, prendre le thé, s'amuser etc., autrement dit ^ J^ liang-t*ing, ffi
J^ ;pien-i'ingy P^ J^ vien-t'ing), etc. Mais comme il n'y a rien de fixe
pour les orner, je me contente de donner le plan qui présente à peu
près l'ensemble de tous ces bâtiments (PI. XXVI.)-
3. Voici maintenant comment il faut orner la première salle.
D'abord, vis-à-vis de la porte d'entrée de la salle, on suspend ordinai-
rement au mur (ou plutôt à la cloison traditionnelle, composée de
grandes portes à deux battants presque perpétuellement fermées), à la
hauteur voulue, une peinture représentant le plus souvent un pano-
rama quelconque, un paysage, ou quelque autre sujet semblable
llb ^ tchoU'tse (PI. VII.). On place à droite et à gauche une paire
d'inscriptions verticales §| 91 toci-lien (PI. VII.). Au-dessus du
tableau] principal, on met une inscription ordinairement horizontale.
38
POLITESSE CHINOIBE.
dite s If pien-ngo; au-dessous, on. dispose une table oblongue d'une
forme déterminée, appelée jê^ JL t'iao-ki ou ^ ^ JL i'ien-jan ht,
qui doit être appuyée contre la cloison sus-mentionnée. Sur cette
table, on met d'un côté un vase de fleurs ^ JE hoa-j^'ing (PI. IV.) ;
PI. XXVI. — Maison chinoise, vue à vol d'oiseau,
et de l'autre, un objet d'ornementation quelconque, ordinairement
un miroir Hî ^ ich'a-kinfj, ou une pierre résonnante ^ ^ k'ing-
che, etc. Au milieu, on n'est point obligé de mettre quoi ^ue ce
soit ; on peut le faire cependant. Au devant de cette table oblongue et en
contact immédiat avec elle, on met une, ou encore mieux, deux tables
lK£r
40
POLITE88B CHIHOISE.
grands, appelés ^ + ft pan-che-king, ou do simples chaises, ]p H
tan-k'ao, autrement dites — ^ |* i'tse t. Dans un des coins et au
fond dé la salle, on place ordinairement un ;& H che-Vai ou:^'^^
che^mien tcho (PL XXVIII.). espèce de tabouret, surmonté d'une épaisse
TV ^^ .^-r-^I^tî /^i>
K
<?V5!
«
4 ««^
•
T
O
Ê^
A K
A \ n jt 1 A
©
et grande brique dite 7^ H W«gr
tchoan (PI. XXVIII), destinée
à recevoir lampes, briquets, et au-
tres objets semblables. Si on voulait
mettre des inscriptions vertica-
les sur les colonnes, on devrait
pendre aux colonnes de devant
les inscriptions verticales en bois,
et de forme convexe % ft
fl pao-tchou ici; tandis qu'aux
deux autres colonnes on met or-
dinairement des inscriptions ver-
ticales de forme plane ^ f^ ing
tei; à côté du tableau principal,
au-dessus de la table oblongue, on
pend ordinairement celles de pa-
pier ifô H" tche-tei. On pourrait
évidemment mettre bien d'autres
ornementations tout autour des
murs de la salle, etc. ; mais elles ne sont pas exigées par l'usage, je
les passe donc sous silence : d'ailleurs il n'est point possible d'énumérer
toutes ces combinaisons, qui varient plus ou moins avec les pays.
.4. Les jours ordinaires, on peut laisser les tables et les chai-
ses sans ornements ; pour les visites ordinaires, on met des coussins ;
et dans les grandes circonstances, on met en outre sur chaque chai-
se une espèce de draperie dite ^Hi i-p'i- De plus, à la table qui S3 trouve
au devant de la. table oblongue Jif^JL Vieyi-jan M, on attache dans
les circonstances solennelles une espèce de tenture, appelée ^ ^ tcho-
wei ou 3|^ ^ i-ta. Cette tenture pendante doit être attachée sur le
côté parallèle à la veine du bois. Aussi, avant de l'attacher, il faut
d'abord tourner la table, qui, aux jours ordinaires, est placée de façon A
présenter le fil du bois perpendiculairement à la porte d'entrée.
5. La matière pour faire les coussins ^ |^ tsouo-jou, '-^
PI. XXVII.— Plan par terre
d'une maison chinoise. .
^ i-p% et les ^ K tcho-wei, est le Çg ni, dra^^
^ï
CHAP. VI. DE Ul salle DE BÉCEPTION. 41
yU-maOt et doit être de couleur rouge. Seulement, les coussms pour
la saison d'été doivent être en cuir S ^ & hiang-nieou pH, ou en
tresses de ^ j^ ]|[ kia-wen ts*ao, ou H j^ ]|[ long-sou ts'ao. Nous
parlerons plus tard des décorations de deuil.
^T^
e4» o^ p'I' o y o
o st 04- o ^ e t
m. J» ^ Vf ^ JL ^ A
PI. XXVIII. Canapé, tables, tabouret.
6. Les deux premiers fauteuils, qui se trouvent des deux côtés
de la table carrée, doivent être inoccupés dans les visites ; et c'est pour-
quoi la première place est le premier des fauteuils alignés du côté
gauche ; la deuxième, le premier fauteuil du côté droit, et ainsi de suite.
4
43 POLTFBBBB OHINOIBB.
7. La place du maître de la maison doit être ordinairement la
dernière : aussi 8*il y avait six visiteurs, le maître s'assiérait sur un
des tabourets oarrés placés de l'autre côté des colonnes de devant:
s'il y a plus de six visiteurs, on t&chera de trouver autant àe fauteuils
de même grandeur et de mémo forme, et on les placera sur la même
ligne que les autres.
8. Pom* rendre la chose plus claire, je
vais mettre sous les yeux du lecteur la figure ^^
suivante.
9. Pour l'orientation de la deuxième espèce de salle, dite 'j^
J^ hoa-t'ing, il n'y a rien de fixe, si ce n'est qu'elle ne se trouve point
en ligne droite avec la porte d'entrée.
10. Son ameublement est à peu près le même, sauf les dififé-
rences suivantes. V : Au lieu d'une ou de deux tables carrées devant
le ^ ^ J{^ fien-jan ki, on place un grand canapé nommé jji J^
Vang-tcWoang (PI. XXVIII.). T : Devant le canapé, à une distance
raisonnable, on place une table ronde entre les deux rangées de chaises.
3° : Au lieu de mettre six fauteuils au milieu, on n'en met que quatre ; et
les quatre autres sont placés au pied du mur, des deux côtés. De
plus, on peut appuyer deux tables contre les murs latéraux, ou contre
ceux de la porte d'entrée. 4° : Les fauteuils du milieu doivent être aussi
de grande forme, soit -è+ft ts'iiœn-cheking, soit ^"f^JJti^^-^^ ^^'^ î
quant aux simples chaises,||[|||^^an- A;'ao, elles no peuvent être placées que
le long du mur, comme dans la grande salle JEJM^<7^^-^'t>7(/. 5°: Au-dessous
OHAF. VI. DE XiA SALLE DE BÉOEPTION.
43
du tableau de règle M ^ tchou-Ue, sur le 3? fj| JL t'ien-jan ki,
entre le pot de fleur et l'objet d'ornementation, on doit mettre deux
cylindres nommés |i ^ mao-kiat un de chaque côté ; ils sont destinés
à recevoir les chapeaux de oétémonie. 6° : Entre ces deux cylindres
et le pot de fleur d'un côté, l'objet d'ornementation de l'autre, on
place deux chandeliers dits )j| ^ la-ts'ien (PL XI.)* Voici la figure.
o
o
o
D
In
^~jrr
1 6
O
o
o
D
u 1
»U «. 5%.
*
u*^|
O
o
%
1
J
1=]
L
o
«n O
O^A
o
r
D
S
%
il
o
o
«—
— b=
_£]
-H-Z:#(3î-H-
44
CHAPITRE SEPTIÈME
DU PALANQUIN OU DB LA CHAISE.
1. Les palanquins se distinguent par la dififérence des cou-
leurs; ceux de drap sont rouges, verts ou bleus ; les autres, en toile de
coton, ^ont noirs ou bleus.
2. Les chaises rouges, plus ou moins brodées de soie
et do fils d'or ^ 1^ hoa-kiao (PL XXIX.), ne sont employées
que pour la nouvelle mariée. Elles sont portées ordinairement par
quatre hommes ; ceux-ci toutefois peuvent être plus nombreux : pas de
loi dans ces circonstances du mariage. Les chaises vertes en drap
IK % ffi lou-ni JciaOf sont réservées aux mandarins du deuxième
degré et au-dessus. EUés'^ont portées par quatre hommes au moins :
les chaises à huit porteurs et huit aides A K A ^ pa-t'ai jpa-foUy
sont celles des vice-rois, des gouverneurs et des ambassadeurs en char-
ge, quelle que soit leur dignité personnelle ]^ K ting-tait abstraction
faite de l'ambassade. Pour les chaises d'autres couleurs, tout le
monde peut s'en servir, si les moyens pécuniaires le permettent. Ce-
pendant il est à remarquer que les bordures, qui se trouvent au bas
de la chaise, si elles sont de couleur rouge sans mélange, sont
réservées aux mandarins du quatrième degré et au-dessus. De plus,
l'usage de quatre porteurs est réservé aux mandarins proprement dits,
ou du moins à ceux qui, s'ils sont dans l'attente d'un poste mandarinal 'JH
^ ^ heoU'pou hoan, sont déjà arrivés dans la province à laquelle ils
sont destinés pj i^ tdo-cheng, et sont reconnus authentiquement par
le gouverneur de la province.
GHAP. VII. DtJ PALAlfQOIN OU DC LA CHAISE. 45
3. Pour les insignes mandarinaux JH ^ i-tchanÇf tels que
parasol d'honneur ^ ^ pao-kaij et autres qui accompagnent pour ainsi
dire la chaise quand les mandarins sortent officiellement ; comme ce
PI. XXIX. — Chaises à 2, 4 porteurs'; chaise de mariée.
sont des choses qui ne conviennent pas aux Européens, je crois pouvoir
les passer sous silence sans aucun inconvénient (PI. XXXI.).
-H-î<lxg|>«-S^
46
POLITESSE CHINOISE.
47
CHAPITRE HUITIÈME
DU CHEVAL.
1. Tout le monde peut monter à cheval, excepté les manda-
rins qui sortent officiellement. Car, dans ce cas, les mandarins civils
ne peuvent aller à cheval, au moins en règle générale ; par contre, les .
mandarins militaires sont obligés de sortir à cheval, excepté seulement
les généraux |§ ^ ti-tou, et tjfH ^ isong-ping, autrement dits |§ $
ti't^ai^ et H S tchen-t'ai, qui ont la liberté de voyager comme ils veu-
lent, soit en chaise, soit à cheval.
2. Quand on est à cheval, on devrait par respect mettre pied
à terre à la rencontre des grands personnages. L'on fait de même,
quand on traverse des rues ou des endroits très fréquentés.
>^)«©:|:a«:-^«
«B
CHAPITRE NEUVIÈME
DES VISITES À FAIRE ^ft ||l wang-pai.
1. On peut faire une visite à quelqu'un pour différentes
raisons : par motif de simple poUtesse ou d'étiquette, au nouvel an j{
fgf $f ho-ain-nien, pour des noces ^ $ ho-hi, et des funérailles ^
^ tiao-sang ; pour des anniversaires de naissance ^ ^ ho-cheou ; &
certains jours de l'année ^ f^ ho-tsié, tels que le cinquième jour de
la cinquième lune, et le quinzième jour de la huitième lune ; et enfin
pour des affaires à traiter.
2. De ces différentes espèces de visites, il n'y a que la
première (visite d'étiquette), la deuxième (visite de nouvel an), et la
dernière (visite d'affaires), qui aient besoin d'être mieux étudiées. Il
pourrait arriver que l'on eût des cadeaux à envoyer dans des circons-
tances exceptionnelles; mais cela n'entraîne aucunement la visite
rendue en personne jjft ^ tsHn-pai ; du reste, nous aurons l'occasion
de parler de ces cadeaux un peu plus tard.
3. Mais comme les règles à observer sont presque toutes
commuiles à toute espèce de visite, sauf quelques détails propres à
chacune d'elles, je tâcherai de donner ici ces règles générales, auxquelles
j'ajouterai à la fin les détails particuliers.
4. D'abord il n'est point d'usage de prévenir du jour et de
l'heure des visites |X ^ ting-pai, celles pour affaires exceptées. Si
donc, dans les ports de commerce, avec les étrangers, on fait le contraire
pour les visites officielles, ce n'est qu'en vertu d'une convention toute
particulière et pour écarter tout malentendu.
6. Pour faire une visite officielle, il convient, autant que possi-
ble, d'avoir au moins deux valets Zl ^ eul-yé, dont l'un, porteur de la
carte de visite ij. iK tche^'ié, ou S W — À hi4'ié eulyé (PI. YIII.),
CHAP. IX. DES VISITES À FÂIBE.
49
doit précéder le maître; et Tautre, valet de corps -ft |S| tchang-soei, ou
ftï Jl* n ^ t'ié-chen eul-yé (PI. I.), ayant le droit d'aller partout où
va le maître, le suit immédiatement. Ce dernier, si son maître est un
personnage fort respectable, doit aller en chaise ; cette chaise, qui sera
de simple toile de coton, doit suivre immédiatement celle du maître.
PI. XXXI.— Lanternes. Parasol.
môme s'il y avait plusieurs autres chaises de visiteurs qui dussent
compléter le cortège. Cependant, pour un simple missionnaire, un seul
domestique suffirait et remplirait le double office dont nous venons de
parler.
5
50 POLmsuB cRmoiftK.
6. Avant d'arriver, le servitetir porteur de la carte 41 (ft tehê
^'ié, doit hâter le pas pour prévenir de l'arrivée de son maître, en don«>
nant au portier, outre la carte de visite Tfr )t king-p^ien (*), un U ^ i*iê^
tse (PL XXXm.), aussi appelé ^ )|| Kf ts'iiten-hien fié ; ces deux
objets doivent être en papier de couleur rose ^ ^ hiu-mei, autrement
dit i^ |£ IK t*aO'hong tchêf et non pas de couleur rouge f<Micé "^ JJZ
1l[^ fang-ichang hong. Le ^ Jff, ^l^ ts'iMen-kien fié, est composé de
douze feuilles, ou plutôt de dix feuilles et de deux bandes de papier aux
deux extrémités. Sur chacune de ces dix feuilles, to peut faire écrire
une dénomination différente ; ces titres varient suivant le degré de
respect que le visiteur doit à celui qu'il visite ; oh écrirait par exemple
ft ^, iS Ik J&, ?ft ^ .... * * ^i "M' ^ yy'-th pi-kùio H, wan-cheng
.... meou-meou, tchoen-cheou pai, votre pauvre frère cadet; votre rustique
frère en religion ; moi lettré méprisable .... un tel, inclinant la tète,
salue ! Â la visite, le serviteur doit présenter la feuille sur laquelle
est exprimée la dénomination qui convient dans la circonstance. Il
est à remarquer en effet qu'il y a de la différence 0ntre toutes ces qua-
lités exprimées. Ainsi Texpresion ^ $^ yu-ti, est relevée, et un
simple missionnaire ne pourrait l'employer vis-ji-vis de mandarins tels
que préfets, etc. ; il prendrait mieux celle à& Si ^ $^ yu-kiao ti, ou
quelque appellation semblable. Si le visiteur était un inférieur direct,
T M ^iO'-choUf de celui qu'il visite, à la place des ^ f^ hing-p'ien et
^ llï iK ts'iueri'kie^i fié, il ne présenterait qu'une espèce de libelle
^ "jlf, cheoii-pen, dans lequel la dignité du visiteur est exprimée en
petits caractères. Si, sans être à proprement parler supérietlr direct
Jl % chang-se, celui auquel se fait la visita était cependant un
homme que des raisons spéciales rendraient digne de respect, on pré-
senterait au lieu du ^ 7|i cheou-pen, du ^ ||C |& tsHuen-kien fié, et
du 3f( ^^î king-p'ien, une autre espèce de carte dite ^ y& )t yen-ming
p'ien écrite avec de tout petits caractères é^s ij^ siao-kiai, comme pour
le ^ ;$l cheou-pen. Mais ni le cheou-pen, ni le yen-ming p^ien, ne
paraissent devoir servir aux Européens, vu qu'ils sont toujours consi-
dérés comme des hôtes proprement dits ^ pin. Ainsi ils peuvent se
contenter du -è ^ ftS ts^itùen-kien fié, avec la carte de visite 3Î( j^
king-p^ien, Â propos de cette carte de visite, il est bon de noter que
(♦) A7«^ ou Ming-pHen ^ )^,
.•^^
m
50 POLmSUB CRlllOIftf!:.
6. Avant d'a rriver, le gervitetir port eur de la ojffte 41 (fi ^^
i'ié, doit hâter le pas
nant au portier, outre !
Ut (PL XXXm.), ai
objets doivent être en
dit i^ le II t'ao'hofi,
ffi^ fang-tchang hong.
douze feuilles, ou plu
deux extrémités. Su
une dénomination di
respect que le visiteui
.... meou-meoUt tchoen-
frère en religion; m(
salue ! Â la visite, L
est exprimée la dénor
est à remarquer en ef
lités exprimées. Âii
simple missionnaire n<
que préfets, etc. ; il pi
quelque appellation s(
T M ^^'ChoUy de ce
è ^ W tsHuen'hien
^ ;zfi; cheou-pen, dan
petits caractères. Si
Jl % chang-se, celi
homme que des raisoi
senterait au lieu du ^
du 3^ )r king-p'ien, i
p'ien écrite avec de te
le ^ ;$l cheoîi'pen.
paraissent devoir serv
déréa comme des hôte
contenter du <^ % l|l
i-p*ien, A propos
(♦) Kin^;^ ou Min,
46
P0LITB8SB CHIHOIBB.
47
CHAPITRE HUITIÈME
DU CHEVAL.
1. Tout le monde peut monter à cheval, excepté les manda-
rins qui sortent oflâciellement. Car, dans ce cas, les mandarins, civils
ne peuvent aller à cheval, au moins en règle générale ; par contre, les
mandarins militaires sont obligés de sortir à cheval, excepté seulement
les généraux ^ ^ ti-toUy et J8 J£ tsang-ping, autrement dits |g $
ti't'ai, et H S tchen-t'ai qui ont la liberté de voyager comme ils veu-
lent, soit en chaise, soit à cheval.
2. Quand on est à cheval, on devrait par respect mettre pied
à terre à la rencontre des grands personnages. L'on fait de môme,
quand on traverse des rues ou des endroits très fréquentés.
>^)«t=):|:a«:-S^ —
50 por.rtEsflïi anmoiSK.
6, Avant d*amver, le senritenr porteur de la carte ^ lift tchê
t'ié, doit Mter le pas pour prévenir de rarrivée de mn maît
naiit au portier, outre la carte de visite ^ Jx Hng-p*ten (-). i
tse (PI. XXXTTT.), aussi appelé ^ ^ fllfi ts'inen-kien iHé^
objets doivent être en papier de couleur rose ^ ^ft hin-imil
dit ^U^ t'ao^hong tcU, et non pas de couleur rouge
j^ fang-tcMn^ Hong. Le ^ ^ Ifî ts'ium-kim fié, est
dou^îe feuilles, ou plutôt de dix feuilles et de deux bandes d**
deux extrémités. Sur chacune de ces dix feuilles, on peut
une dénomination différente ; ces titres varient suivant
respect que le visiteur doit k celui qu^il visite ; on écrirait ^^
mê^B^^'^^ - ^ S « * » y^~^^^ tf^-^"^ ^
.... mcoii-Tïwon, tchom-cheou pai, votre pauvre frère cadet; v<
frère en religion; moi lettré méprisable ,... un tel, incHi
salue l A la visite, le serviteur doit présenter la feuille
est exprimée la dénomination qui convient dans la ciroc
est à remarquer en effet qu il y a de la différence antre to
lités exprimées. Ainsi l'expresion jg ^ yu-ti, est roi
simple missionnaire ne pourrait remployer vis-à-vifl de m
que préfète, etc. ; il prendrait mieux celle de ift ^ |i t/
quelque appellation semblable. Si l^ visiteur était mi inf
T M hia-thou, de celui qu*il visite, h la place des % jr
^M^ ts'iimi^Ucn Vie, il ne présenterait qu'une esp^
^ ;^ cheou-pen, dans lequel la dignité du visiteur est
petits caractères. Si, sans être à proprement parler su]
Jt fl chang-se, celui auquel se fait la visite était c
homme que des raisons spéciales rendraient digne de res
aentcrait au lieu du ^ ;2^ chœu-pen, du ^ ^ W isjt^
du ^ >r king-p^ien, une autre espèce de carte dite ^ 4
p'icn écrite avec de tout petits caractères ih ^ siao-Mai
]e ^ Tji cheou-pen. Mais ni le cheou-peu, ni le yen^f
paraissent devoir ser%4r aux Européens, vu qu'ils sont tt^
dérés comme des hôtes proprement dits ^ pin. Ainsi ^
contenter du ^ ^ l|lfi l^'imn-kien Vie, avec la carte ^
king-p'ien. A propos de cette carte de visite, il est boE
(*} K'ifî^^ ou I\Iing-pHen ^ Yf,
^
f
Ïin^-Jf'it'tt ou /iin^J^'ii'n^ Griiiid fu ru lat i\h ^),
80
fié
nai
tse
ob]
dit
«t
do
de-
un
rei
iti
sa
es
es
Ul
si
V
q'
1
I
^
p
li
a
c
1
i
CHÂP. nr. DM YlftlïBS À FAIRE. SI
ses caraotèreft doivent avoir une mesiore moyenne ; elle serait^ diiK»i| ib
peu près de trois centimètres, ce qui vaut presque 1 pouee 7 du pied
ohinois "^ fi koan-tcKe (0™368). De plus, il faut adopter, pour la
papier dont on se sert, le format ordinaire ; T usage du grand format
paraîtrait prétentieux. Je n'ai rien dit d'une grande carte de visite
dans le genre du ^ ^ )^ yen-ming p'ien^ mais qui a de grands carao^
tères imprimés, au milieu de la page depuis le sommet jusqu'au bas.
Elle est d'un usage exclusivement international, et est absolument inu*
sitée dans les relations ordinaires. Seulement comme cette espèce
de carte remplace, ce me semble, le libelle sus-mientionné ^ J^ lIlJF
U^iuen-kien t'ié, celui-ci n'aurait plus sa raison d'être quand, avec la
carte de visite, on présente aussi l'autre.
7. Enfin le visiteur arrive en chaise à la grande porte de la
maison. On y fait seulement arrêter la chaise sans la déposer. Alors,
si le maître de la maison n'est pas visible, un serviteur viendra vous
dire solennellement l'invariable phrase : ^ ^ tang-kia (votre char a
été arrêté). Dans ce cas, le visiteur n'a qu'à revenir sur ses pas (PI.
XXXII.). Si, au contraire, on vous invite âi entrer par la phrase coû*
sacrée Hf ^ tsHng-tsin, à moins que le visiteur ne soit très inférieur
en dignité au maître de la maison ou qu'il soit son inférieur direct, il
pénètre dans la maison : et on dépose la chaise dans la première salle
que l'on rencontre en entrant. Si on va chez les mandarins, on ta fait
ôonduire ordinairement jusqu'à la première salle de justice :fc jH to"
t^ang (PL XXX.), devant l'estrade nommée j^ ^ noan-ko, autrement
^^ Jft Ml SB Vi4in ko, à cause de la licorne (animal de bon augure)
peinte au fond de cette estrade, où il y a une porte à deux battants |0(
lil P^ Vi'lin nien. O'est là que le visiteur sort de sa chaise ; et s'il est
un homme considérable, de dignité supérieure ou égale à celle du
maître, ou s'il vient comme hôte et non comme subordonné direct, il
montera les degrés de l'estrade et la traversera ; autrement, la porte du
fond de l'estrade lui étant fermée, il sera obligé de passer du côté droit.
Dès qu'il verra le maître de la maison, soit sur l'estrade, soit plus loin,
il fera un iso-i^ le visage tourné vers le nord. Oe tso-i est toujours le
môme pour tous et en toute occasion : c'est un simple salut, dont on
doit se contenter pour le moment, en attendant que l'on arrive à la
SG^le où on devra faire la cérémonie en règle. Après oe tso*% le visitôtur
62 POLITBBBB OHINOIBB.
n'a qu'à suivre le porteur de la carte, en marchant & droite du maître.
8. Arrivé à la salle de réception, le visiteur fera les saints
selon les exigences de l'étiquette, et d'après les règles données plus haut
(Chapitre II). Invité à prendre place, il le fera sans trop insister
pour décliner l'honneur. Alors, on apporte le thé sans retard. Le
mattre vous présentera lui-môme la tasse à thé, ou il la fera apporter
par un des domestiques, selon le rang de dignité que vous occupez, et
la mesure de respect qu'il vous doit. En tout cas, le visiteur doit se
lever et faire au maître le kong-cheou, pour répondre à sa politesse.
Ensuite, quand le maître de la maison soulèvera un peu le couvercle de
sa tasse à thé, comme pour inviter le visiteur à boire, celui-ci en fera
autant, sans que ni l'un ni l'autre boivent en ce moment. Alors la
conversation s'engage.
9. On ne peut demander à son interlocuteur ni son nom de
famille ft sing, ni son nom propre ^ ming, puisque l'un et l'autre
sont supposés connus, et se trouvent sur la carte de visite. On peut
demander le H hao, par les formules usitées W ^ >k "ST» Wlfe Jïi 3^,
W 8c :fc H ts'ing-kiao t'ai-fou, ts*ing-kiao ya-tchoen, ts^ing-kiao ta-hao;
et la personne interrogée doit répondre : Sftou>f:ft,]§[^^^
Vi'han ? pou-kan, ts'ao-tse meou-meou. Cette demande a de l'utilité»
Car quand on aura besoin d'appeler son interlocuteur, on pourra
prendre le premier caractère du hao, et lui adjoindre le mot ^ wong^
(vénérable vieillard) : supposons, par exemple, que l'une des personnes
présentes se nomme H fH p'ong-fei, l'autre pourra l'appeler |]J| ^.
Cependant si le nom restait ignoré, on pourrait prendre Fappella-
tion commune ^ 3î lao-hiong. En outre, les Européens pour-
raient prendre vis-à-vis des mandarins les formules beaucoup plus
commodes jlf m, jlf fff, jlf ^ koei-hien, koei-fou, koei-tao, etc. ; ils
ne doivent jamais employer les formules ^ -J^, -^ ^ ^, -^ Aî lao-yé,
ta-îao yéj ta-jen, parce que ce sont les appellations des sujets vis-à-vis
de leurs maîtres. Enfin, pour se désigner soi-même, on dit 3î |&» on
Hk Jft fè ffy hiong ti, tso-hiong-ti ti. Avec les mandarins, si on a des
affaires officielles à traiter, on ne demande d'ordinaire ni l'âge ni autre
chose semblable. Mais si la conversation était un peu familière, on
pourrait demander l'âge de son interlocuteur en disant 'Hli ^ "^ M
ts'ing-kiao kœi-keng, si celtii-ci est encore jeune ; s'il est déjà avancé
GHAF. IX. DES VISITES À FAIRE. 53
en âge, d'une cinquantaine d'années par exemple ou au-dessus, on dirait
H S l9 "S^ ts'ing-kiao kao-cheou; et l'autre répondra ^ Ij^, & S^
pou-kariy hiu-tou, tant, par exemple trente, cinquante. Dans de pareilles
circonstances, il est permis de demander aussi à son interlocuteur
combien il a d'enfants ; on dirait : W M & ^ ^ V^oïc ki-wei chao-yé,
si c'est à un lao-yé qu'on adresse la demande ; et si c'est un ta-jen,
on dira : ^ M ^ & ^ y^o^^ ki-wei kong-tse? L'autre répondra: ^ ;^,
^h jS W •••• 1S k'i-kan? siao-eul yeou ....ko. Pour demander le nom-
bre des frères, on pourra prendre cette formule : Jf ^ 'fr >fî M fe hien
koen-tckong yeou ki-wei ? Pour répondre, on dit: ^ ^, jSjfc ^ ^ ftj
^ St^ •••• 1B pou-kan, tso hiong'-ti-ti ti-hiong yeou .... ko. Pour le
reste de la conversation, il est impossible de donner des formules
d'avance : la chose dépendra des circonstances de temps, de lieu, et
des affaires à traiter.
10. A la fin de la conversation, celui qui le premier veut lever
la séance, et c'est ordinairement le visiteur, prendra avec les deux
mains la tasse de thé avec le support, sans soulever le couvercle de la
tasse, et la portant à sa bouche, il boira seulement quelques gouttes de
ce thé, à deux ou trois reprises presque consécutives : l'autre en fera
autant de son côté : c'est là le dernier acte 4e la visite. On se lève
alors, sans qu'on ait besoin de rien dire ; on fait un tso-i, et le maître
de la maison accompagne le visiteur plus ou moins loin selon le degré
de respect qu'il lui doit. En sortant, aux portes principales, par
exemple, aux ^ H T, ^ P^, fl P^ t'ang-tchan-hia, ping-uien, i-men,
le visiteur doit s'arrêter un instant, et courbant un peu le corps, il
invitera par un petit geste du bras le maître de la maison à rentrer
chez lui. Le maître fera de môme, s'il veut encore faire la conduite.
Enfin arrivés à l'endroit voulu, tous font un tso-i, et se séparent. Si
le maître de la maison a accompagné ou précédé le visiteur jusqu'à la
chaise, c'est à côté d'elle que doit se faire le tso-i d'adieu. Enfin,
sur l'invitation du maître, le visiteur monte en chaise ; mais au bord
de la chaise, avant de s'asseoir, le visiteur fait encore un tso4j auquel
le maître doit répondre. La visite est finie.
N.B. Eégulièrement parlant, dans ces visites on n'offre point
de goûter, si ce n'est entre amis intimes ; même dans ce cas ne le fera-
t-on qu'aux heures ordinaires du goûter, c'est à dire, à peu près de trois
ta
POtlTBBSB ORINOtSË.
keorea jusqu'à cinq. Le goûter que l'on fait dans les visites interna-
tionales, doit être regardé oomme une exception k la règle. Mais dans
les cas où on sert un goûter, on peut servir aussi, outare les desserts, un
peu de vin et môme do la viande. De môme, dans oe cas, on peut
quitter le wai-t*ao, et prendre un ma-koa-tse avec un chapeau simple,
après avoir déposé le chapeau de cérémonie.
PI. XXXII.— Tang-kia : Monsieur n'y est pas.
11. Pour les visites de nouvel an, on peut agir de plusieurs
numières. La première consiste à envoyer seiUement sa carte par un
serviteur, j| # tch^ai-pai; elle ne mérite guère le nom de visite, et
OBAP. IX. DBB VIBrtBS A FÂIBÉ. M
n^est pratiquée dans le monde qu'envers les personnes peu connues.
La deuxième manière consiste à faire une tournée en personne, il est
vrai, mais sans demander à être introduit ; Ton se contente de remettre
sa carte, tout en prévenant de sa venue. La troisième, c'est la visite
que l'on fait en personne et ëh demandant & Voir le maître, "9J ^ tsHng-
hoei. De quelque façon que l'on fasse cette visite de nouvel an, on ne
présente que la carte "^ )x ^ing-p^ien, sans le ^ 5|î l|lfi ts'iuen-kien t^iéy
et par suite saûs le ÎÇ 45 jr y^n-ming p^ien international, qui rem-
place le ts'iuen-hien Vie ordinaire.
12. Enfin, quand la visite se fait pour afifaires, on convient
d'avance du jour et de l'heure de la visite, fX ^ ting-pai, comme cela
a été dit ailleurs.
«<*$'!5<P{-
56
CHAPITRE DIXIÈME
DES VISITES À BECEVOIB j( ff tné-pai.
1. Prévenu de l'arrivée d'un visiteur, si le maître de la maison
ne veut pas ou ne peut pas le recevoir, il doit faire faire le ^ jfB tang-
kia par un serviteur (PL XXXII.). En tout cas, il fait rendre le ^
Ile 46 ts*iuen-kien fié, ou toute autre pièce dont il a été parlé plus
haut ; il ne garde que la carte de visite ]ft )t hing-p'ien, A ce propos,
je note en passant que le î^ ^ ^ yen-ming p'ien, usité dans les visites
internationales, qui remplace, comme je l'ai dit ailleurs, le tsHiien-kien
Vie ordinaire, doit être rendu.
2. Si au contraire on est disposé à recevoir le visiteur, on
s'informera avant tout de son costume, c'est à dire s'il vient en habits de
cérémonie soit jjj^ ^ li-fou, soit ft â| hing-tchoang, ou en costume ordi-
naire fê Si pien-fou. Car on peut d'ordinaire prendre le môme costume
que son visiteur, à moins que des raisons spéciales ne commandent
une autre conduite, comme nous avons remarqué ailleurs. Quand
tout sera disposé, le maître de la maison ira à la rencontre du visiteur,
plus ou moins loin, selon sa propre dignité et selon le degré de respect
qu'il doit à son hôte. Ainsi, un simple missionnaire devrait aller
jusqu'à la grande porte pour recevoir les mandarins tels que sous-
préfets et autres, tandis qu'un Évoque s'en dispenserait, et se conten-
terait de les recevoir à la seconde porte ^ P^ i-men, ou môme seule-
ment devant la porte de la salle de réception ^ Hf T t'ang-tchan-hia,
3. Ici je dois remarquer que la démonstration de respect &
l'arrivée d'un visiteur est toujours moindre qu'à son départ. Ainsi,
celui que vous avez reçu seulement à la deuxième porte, devrait ôtre
reconduit par vous jusqu'à la grande porte, etc.
OHÂP. X. DES VISITES À BBCBVOIB. 57
4. Arrivé auprès du visiteur, le maître de la maison se ran-
geant à son côté lui fera un simple tso-i, ayant le corps tourné à angle,
de sorte qu'en faisant le tso-it les bras du visiteur et ceux du maître
forment entre eux un angle aigu. De plus, le maître de la maison, pour
faire ce tso-i, doit se mettre au côté gauche du visiteur, si celui-ci est
un personnage très considérable ; autrement, le premier peut se mettre
au côté droit de son hôte.
5. Ensuite, pour se rendre à la salle de réception, il se mettra
à la gauche du visiteur, un peu en arrière, si celui-ci est un homme de
dignité supérieure; sinon, il marchera de front avec l'hôte, ayant
devant lui le serviteur porteur de la carte.
6. Arrivé à la salle de réception, on fait les saluts en règle ;
puis, le maître de la maison donne la place d'honneur au plus
digne de ses visiteurs : pour lui, il se mettra à la dernière place,
sauf le cas où le visiteur, étant son inférieur direct, lui ferait à ce titre
une visite officielle. Dès qu'on est assis, la politesse demande que
l'on apporte le thé sans retard. Quelquefois les domestiques présentent
au visiteur, avant le thé, un ^ r|l cheou-hin (serviette) préalablement
trempé dans l'eau chaude et légèrement tordu fSSf ^ \\l je cheou-kin,
serviette chaude ; ceci se pratique surtout si le temps est chaud, ou si
le visiteur vient de faire un assez long voyage : mais ce point n'entre
pas à proprement parler dans le cadre ordinaire de la politesse. En-
suite le maître soulèvera un peu le couvercle de la tasse à thé, sans
boire à ce moment, comme on l'a dit plus haut ; après quoi, on
cause. A la fin de la conversation, si le maître veut lever la séance le
premier, il prendra la tasse et fera ce qui a été dit ailleurs ; mais il ne
peut point agir ainsi, si le visiteur est un supérieur, ou même un simple
hôte ^ pin.
7. Si le visiteur est un grand personnage, au moment où l'on
prend le thé, alors que les serviteurs qui sont auprès de la personne de
88 ^LlfMSlB OttlHOiBB.
TMie âTertîMênt letirs oa^arades de se préparer pour le départ en
disant ^ ^ êe-hêou, le maître de la maison doit dire tout hsMit que
l'on fasse entrer la chaise le plus avant possible dans la cour intérieure
de la maison.
8. Quand la séance est levée et les saints faits et rendus, le
maître de la maiflon, tottjoiffs k drdte dn visîteor, le suit un peu 6tt
arriére, ou marche à ses côtés. Sur ce point, plusieurs afi^rment ^ue,
pour reconduire Thôte, le maître de la maison doit le précéder, et que
môme pour des personnages tout à fait considérables, il hâte le pas et
va attendre & côté de la chaise, les bras pendants. Mais cette assertion
ne parait pis reposer sur un fondement certain.
9. Arrivée tous les deux prés de la chaise, le visiteur et le
maître font le tso-i d'adieu ; le maître attend, les bras pendants, que le
visiteur soit monté en chaise : alors il fait encore un autre tso-i, qui
termine la visite.
10. Pour les visites de nouvel an, observons que le maître
de la maison ne reçoit d'ordinaire que. celles des amis intimes et des
parents plus proches ; de plus, quoique pour un motif dlfEénent, les
mandarins subordonnés sont obligés de faire le ^ J| tang-kia, quand
les mandarins supérieurs directs viennent leur rendre visite.
11. Dans la môme circonstance de nouvel an, on ofire
très Bouvant au visiteur, ooBtrairement à la pratique des autres
visites, un goûter outre le thé traditionnel. Ce goûter, servi d'orâkuÂre
sur un seul plateau ^ j| koico-p'an (PL XXXIV.), est composé d'une
dizaine d'espèces de desserts. Cette pratique, bien que usitée dans
plusieurs ps^s, ne paraît pas universelle ; encore moins est-elle néces-
Bttbre.
69
CHAPITRE ONZIEME
DBS VISITES À BENmtE ff ^ t'a-pai.
Je n*ai qu'un mot à dire sur ce point. On rend toujours la
visite, excepté celle pour affaires, et celle des inférieurs directs, qui
sont ?enua d'office ; et encore, pour la visite du nouvel an, les supérieurs
directs eux-mêmes doivent la rendre à tous les inlérleors, quoique eeus-
ci soient obligés de faire le JS i(!l tang-kia, comme il a été dit plus haut.
H')»©-l:G»(-3^
60
CHAPITRE DOUZIÉMii
DES CADKAUX A FAIHK.
1. On peut faire les cadeaux à n'importe quelle époque de
Tannée, et pour une foule de raisons, mais tout spécialement : 1^ à la
fin de Tannée ^ Jjfi, nieti-li ; 2" pour féliciter quelqu'un à Tanniversaire
de sa naissance ; 3° dans la circonstance des funérailles d'un person-
nage auquel on doit le respect.
2. Pour faire un cadeau un peu convenable, il faut tout au.
moins quatre espèces d'objets. Un pot de vin et un jambon ou une
cuisse de porc frais y figurent presque toujours; on offre de môme, entre
autres choses, une certaine quantité de vermicele ^ jjJS cheou-mien,
pour le cadeau de Tanniversaire de naissance ^ jB cheou-îi (*).. Pou-
lets, canards, poissons, fruits, encre, pinceaux, papier à lettre, pièces de
soie et une foule d'autres objets peuvent être ofiFerts. Les moutons
peuvent être amenés vivants ; il n'en est pas de môme pour les porcs,
dont on n'offre d'ordinaire qu'une partie. On met tous ces objets, si la
chose peut se faire, dans un ou deux jj^ ^ Viao-siang (PL XXXIII.).
Avant d'envoyer le cadeau, on doit faire une liste de tous les objets jf^
ipi li'tan : on les écrit verticalement, mais dans le sens de la largeur du
papier, sur un IJC ^ king-p'ien de grand format, avec de petits carac-
tères réguliers ij^ j§ siao-hiai, et assez espacés. Il y a des formules
faites pour cela avec des noms spéciaux plus ou moins poétiques :
ainsi, pour dire deux poulets, on écrirait ISliï H II té-kin se-i (oiseaux
vertueux, quatre ailes). On les trouvera dans Wi Ht $^ t^, H WOk
jg tcheourche kin-nang, ing-tcheou hoei-siiien, et quelques ouvrages
semblables. Je me contente de donner ci-dessous, à titre d'exemple,
(*) Le yermiceUe, par sa longuenr, fait allusion à la longue vie que Ton désire
et souhaite à son ami.
CHAP. XII. DES CADEAUX À FAIRE. 61
une des formules ordinaires (*). Cette liste ainsi écrite doit être mise
dans une boîte destinée à cet usage, nommée ^ f|lA |S pai-t*ié hia (PL
XXXIII.). On y joint une carte de visite ; mais il n'est pas nécessaire
d'ajouter le ^^ijlfi tsHuen-kien fié. Si on veut faire un cadeau en argent,
on le mettra aussi dans cette môme boîte. On emploie trois domestiques
pour envoyer ce cadeau; l'un d'eux, porteur de la boîte aux cartes, est d'or-
dinaire un ZL^ ^'^l-y^i bien instruit de ce qu'il y aà faire dans ces circons-
tances. Pour remplir dignement sa fonction, il convient qu'il prenne
un chapeau de cérémonie. Arrivé chez celui à qui le cadeau est des-
tiné, il remettra la boîte I? f|A |S au portier de la maison ; puis, en
présence du maître ou de celui qui est chargé de recevoir le cadeau, il
fera sortir des caisses les objets qu'on a apportés.
3. Pour recevoir un cadeau envoyé par un homme de consi-
dération, la politesse demande que le maître vienne lui-môme inspecter
tous les objets présentés ; puis il se retire et charge quelqu'un des
employés de la maison de prendre les objets de son choix. Si cepen-
♦ dant le cadeau venait d'un homme peu considérable ou d'une condition
beaucoup moindre que celle du maître de la maison, celui-ci pourrait
se dispenser de cette inspection et charger quelqu'un de recevoir les
objets qu'il lui aurait désignés d'après la liste des cadeaux. En tout
cas, il ne faut pas que le maître vienne lui-môme prendre les objets
choisis, en présence des envoyés du donateur.
O 3( ne « iji « 5V
m m
Modèle de liste des objets pour célébrer V anniversaire.
Avec respect, j'ai préparé : Une paire de bougies.
Un rouleau de yermiceUe.
Un jambon.
Une cruche d'eau-de-vie.
Deux coqs.
Deux carpes.
Un bol de graines de nénuphars.
J'offre et fais monter jusqu'à vous. Un paquet d'argent.
63
pOLiïBBse OHmoisfi.
4. Pour le nombre des objets à prendre, il y a plusieurs choses
à considérer. Bi le cadeau est envoyé par un subordonné, comme
expression de respectueux hommage ou de reconnaissance, par exem-
ple, quand les notables font des cadeaux aux sous-préfets et autres
mandarins locaux : le supérieur peut recevoir le cadeau en entier. Quand
PI. XXXIII. — Cartes, serviette, plateau pour contenir les cadeaux, etc.
un notable envoie un cadeau à un agent du service public, au ^ "01^ ti-
pao par exemple, pour des services rendus ou à rendre, celui-ci le reçoit
aussi tout entier. En dehors de ces cas, les cadeaux de politesse ne
doivent point être reçus en entier ; mais quand le nombre des objets est
OHAP. XII. DES CADEAUX À FAIBB. 68
modéré, par exemple, de quatre on de hnit, on peut recevoir jusqu'à la
moitié des objets offerts. Si le nombre était considérable, par exemple,
de vingt ou trente espèces, on ne prendrait qu'un tiers ou un quart
seulement. Il y a certains objets que l'on reçoit presque toujours,
comme par exemple, le pot de vin, le jambon ou la cuisse de porc frais,
PL XXXIV.— VaiBseUe.
le vermicele et le paquet de bougies (ces deux derniers objets s'offrent
au jour anniversaire de la naissance) etc. etc. Pour les objets laissés au
choix du maître, celui-ci prendra de préférence ceux qui sont les plus
communs et les moins coûteux ; à moins que des raisons spéciales, comme
64
POLITESSE CHINOISE.
par exemple, la reconnaissance que témoignerait le donateur par ce pré-
sent, n'autorisent quelqu*un à choisir au contraire les objets plus précieux.
5. Quelquefois il arrivera que, pour obliger un ami à accepter
tous les objets qui sont offerts, Ton enverra à son adresse, sans se
servir des ^ ^ t*iao-siang ordinaires, des domestiques chargés de
déposer les présents chez lui ; en ce cas, on ne saurait refuser ce qui
est ainsi apporté.
Que l'on reçoive les cadeaux en entier ou en partie seu-
lement, on doit écrire un D)^ |||{ï sié-fié, de la môme forme que le jjfi,
IJUtî U-t*ié du donateur ; c'est à dire que l'on répond au ^ }f(||||tî ts'iuen-
hien fié, par un tsHuen-kien t'ié ; à un "é' 5|î ijlft Jcrni-kien t*ié, par un
kou'kien t*ié ; et enfin à un simple îB jp. li-tan, par un simple ^ ^
sié'p*ien. Les formules de ces remerciements sont différentes les unes
des autres ; on peut les voir dans les ouvrages cités plus haut, et nous en
donnons ci-dessous un exemple (*). Sur ce môme D)' ^ sié-p*ien, on
indique en outre les deux sommes d'argent données aux envoyés du do-
nateur, ^ ft king-che, et ;)] ^ li-hin, la première au porteur de la
carte, la seconde aux porteurs des objets. Ces deux sommes,
qui se donnent toujours ensemble, môme si personne n'a été
spécialement chargé de porter la carte, doivent ôtre proportionnées au
(♦) MODÈLES DE LETTRES DE REMERCIEMENT.
^ ^ iK In
Si on reçoit tout.
vn m w ^
m
il
A
8i on refuse
tout.
Si on
reçoit
une
partie.
<« w «
^
*&
m «
_*
>r
lit
m
9
a
m
A
c
A
m
iS
fie
fH
«1
»
%
II
%
%
m
X
«
»
«
ir
^
m
n
Ffr
n
Un tel, votre frère cadet,
Un tel, votre frère cadet,
vous salue humblement:
yous salue humblement.
refuse :
remercie.
remercie.
Avec
respect,
il énumère
plusieurs cadeaux
mse avec respect.
qu'il re-
Un tel, votre frère oaclet
en religion, vous salue
humblement; reçoit; re-
mercie.
CHAP. XII. DBS CADEAUX À FAIRE. 65
prix du cadeau envoyé, et non pas à celui de la partie qu'on a reçue.
L'usage prescrit au moins un dixième du prix du cadeau, et, entre
mandarins, on arrive jusqu'aux trois dixièmes. De cette somme totale,
à moins qu'on ne l'inscrive sans aucune division, on destine ordinaire-
ment une plus grande partie au porteur de la carte QJ ft king-che et une
partie moindre aux autres gens de service j(j ^ li-km ; ainsi, si l'on
donnait en tout une somme de mille sapèques, on mettrait six cents
sapèqûes pour king-che, et quatre cents seulement pour les porteurs du
cadeau. Mais cela n'est qu'une pratique sans conséquence : car en
réalité, cette somme totale, quelle qu'elle puisse être, doit être divisée
entre tous les domestiques de la maison, puisqu'ils sont obligés tous,
chacun à leur tour, de remplir ce service. Si cependant le porteur de
la carte était un JH ^ eul-yé dans le sens strict de ce mot, on devrait,
au lieu de ^ '^ king-che, donner le fÇ ^ tai-tcVa, qui est presque
toujours en argent ; et cette petite gratification est destinée au seul
eul-yé et ne sera pas partagée avec les autres domestiques.
7. Si on ne reçoit pas le cadeau en entier, on doit rendre le
iH ^ li-tan, après avoir noté par un rond les objets reçus ; et on le
met dans le ^ ||fi |fi pai-t^ié hia sus-mentionné, avec le D)' 46 sié-t'ié
et la carte de visite du donataire.
8. Si on voulait faire un cadeau moins considérable et sans
solennité, on pourrait se contenter d'envoyer un domestique le porter
avec une carte de visite, soit que l'on n'écrive rien sur cette
carte, soit qu'on y fasse le détail des objets envoyés. Dans le premier
cas, le destinataire peut tout retenir, et, pour remercier le donateur, il
n'a qu'à donner sa carte de visite sans rien écrire dessus ; il ajoute
une gratification au domestique porteur du cadeau. Dans le second
cas, le donataire ne peut d'ordinaire recevoir qu'une partie du cadeau,
et sur la carte de remercîment il doit écrire le caractère jj^ sié.
-H-©#(3)-H-
66
CHAPITRE TREIZIÈME
DU GRAND REPAS.
Article i®^ — Préparatifs du repas.
1. Quand la nécessité ou la convenance exige que quelqu'un
donne un grand repas, avant tout il doit faire des invitations, en envo-
yant un m (fi ts'ing-t'ié (carte d'invitation), qui est d'ordinaire le "jjf
]|C ff^ kou-kien t'ié^ espace de libelle composé seulenaent de quatre
feuilles. On y écrit le jour et l'heure du repas d'après les formules
usitées, qui se trouvent dans les ouvrages cités plus haut. On indique
quelquefois le lieu du rendez-vous, quand on doit supposer que l'invité
l'ignore; dans le cas, par exemple, où le repas ne se fait pas dans la famil-
le. Les missionnaires remplaceraient le kou-kien t*ié par un simple jp. fy^
tan'p*ien, c'est à dire par une feuille de papier du format d'une grande
carte de visite, sur laquelle ils écriraient seulement les formules ordi-
naires d'invitation. On met cette carte de visite dans une enveloppe
rouge ^ 1^ fong-tai, au milieu de laquelle on colle une bande de
papier également rouge $t ^ hong-ts^ien ; sur cette bande on écrit le
nom de l'invité. Tout ceci doit être envoyé un ou deux jours à l'avan-
ce. La veille du jour fixé, ou le jour môme dans la matinée, on doit réitérer
l'invitation par une simple carte de visite de petit format, sur laquelle
on écrit seulement deux caractères ^ ^ kong-chou, ou au plus quatre
^ ^ ^ ^ kong-heou chou-koang, j'attends avec respect que vous
veniez vite ; on pourrait aussi coller au bas de l'enveloppe du |||f|i||^ tsHng-
t'ié la carte de visite en question, et alors on aurait rempli à la fois les
deux formalités décrites plus haut.
2. Cette deuxième invitation ^ ^ yao-k'é, de l'une ou de
l'autre manière, est nécessaire, alors même que la personne invitée se-
rait déjà dans votre maison pour une raison quelconque ; vous êtes
CHAF. XIII. DU OBAND B£FAS. 67
alors tenu de lui envoyer, à Tadresse de sa résidence ordinairjB, Tinvi-
tation réitérée, comme si elle était, encore chez elle : s'abstenir de cet
acte, serait considéré comme une impolitesse; cette omission équivaudrait
en effet à la recommandation de rester chez soi.
3. En troisième lieu, quelques heures avant le repas, on envoie
encore un domestique pour presser l'arrivée de l'invité en déposant
chez lui une carte de visite, ou en montrant seulement la carte de
visite, qui sera ainsi présentée successivement à tous les invités, ou enfin
en passant sous les yeux de chacun son nom inscrit dans le catalogue des
invités ^ @ k*é-mou^ autrement dit ^ l||^ hong-tchang. Cette der-
nière pratique suppose que les invités sont en grand nombre.
4. Si l'invité accepte la politesse, il suffit qu'il exprime son
consentement devant l'envoyé du maître ; et s'il était résolu à la refuser,
il pourrait faire aussi parvenir ses excuses par l'entremise de l'en-
voyé, à moins que des circonstances spéciales ne l'obligeassent à
s'excuser par un |^ ^ l|l|S ts'e-sié fié, dans le cas par exemple, où le
repas serait donné en son honneur.
5. Dans l'ornementation de la salle où le repas doit se faire,
si Ton emploie le ^^ | tcho-wei (Oh. III, 3.), on doit aussi se servir des
^ ^ t-^^i; sur le bord de la table, du côté où le ^ {{ tcho-wei est
attaché, on place deux chandeliers ^ ^ tsieoiL-ts'ien ; l'on met, entre
les deux chandeliers, une cassolette appelée ^ ^ si-ché. Les parfums
contenus dans ce vase î^ § ou ;B|[ § mo-hiang ou t'an-hiang, ainsi
que les bâtons d'encens dits -^ ^Ê* § ngan-si hiang, qui sont accro-
chés aux deux chandeliers, sont destinés à être brûlés pendant le repas.
On n'allume pas pendant le jour les bougies qui sont sur la table; mais s'il
y avait des lanternes suspendues au plafond, on y mettrait des bougies
et on les allumerait, môme le jour. La nappe de table ^ jp. t^ai-tan,
n'est pas requise : mais quand les Chinois l'emploient, ils se servent
toujours d'étoffes de couleur; et alors toutes les tasses du service doivent
avoir une soucoupe pour garantir autant que possible la nappe de toute
tache.
Article 2^^^ — Ordre des places dans un repas solennel.
1, Supposons d'abord qu'il n'y ait qu'un seul hôte, et que le
maître de la maison soit seul avec lui: on peut évidemment ne
68 POLFFBBBE CHINOISE.
dresser qu'une seule table, et le maître
donnera la place d'honneur à son h6te.
Mais il paraît qu'entre mandarins, sur-
tout quand un inférieur direct T" j|
hia-chou, un sous-préfet par exemple,
invite son supérieur à un festin solennel,
l'inférieur dresserait alors môme deux ta-
bles, et les deux convives se placeraient
comme l'indique la figure suivante.
De là, on conclut que, s'il y a deux infé-
rieurs et un supérieur, on peut dresser
trois tables: celle qu'on ajouterait, se
trouverait au Sud-Est ; qu'au contraire,
si un inférieur (sous-préfet) avait deux
supérieurs (pai- exemple, un Tao-t*ai et
un Tche-fou) à dîner, il pourrait dresser
deux tables de front, tournées vers le
Sud ; et sa table à lui serait placée à l'écart, tournée vers l'Orient.
2. Considérons maintenant les différentes combinaisons qui
peuvent se présenter, et qui dépendent du nombre des tables dont on
dispose et du nombre des convives : 1". Je suppose qu'il n'y ait qu'une
seule table dans la salle ; alors les dispositions suivantes pourront être
imaginées d'après les figures :
4
y
•o
j
/
s
t
1
z /
s 1
Z 1
Jh
$
e
r
S
Z
1
1 1
t
i
3
^
i...^....
IS ^
Z
/
3
8 7
CHAP. XIII. DU ÛRAI^D ftfiPAS. 69
2*. Si Ton suppose deux tables dressées dans la salle, on aura les
combinaisons suivantes :
û
1
10 f/l_-|,
©i BJ
»7 ^r
3°. Datis le cas où il y a trois tables, voici comment on peut combiner
les différentes positions des convives :
£> 'V- ■!
I&-L
irj.il
kjtpiy//
iU
>lt.
4°. Supposons quatre tables dressées ensemble dans une même salle :
70
POLITESSE OBINOIBE.
6^. Enfin pour ne pas continuer indéfiniment, je m'arrête au nombre
de cinq tables qui est à peu près tout ce qu'une salle ordinaire peut con-
tenir : si le nombre des convives était trop élevé, mieux vaudrait les
reipevoir dans des salles différentes, et alors toute difiEiculté serait levée.
3. Bien que nous venions de distribuer les places une à une,
cependant on ne fait guère attention qu'aux premières, réservées aux
hôtes qui méritent plus de considération dans un repas solennel. Les
autres sont données presque ab libitum. Il n'est pas besoin de répéter
que le maître de la maison se mettra à la dernière place, sauf les cas
exceptionnels dont on a déjà parlé.
Article 3^® — Des mets à offrir dans un repas solennel.
1. Les différentes classes de repas se distinguent par le nom-
bre plus ou moins grand des desserts qui sont étalés sur la table avant
l'entrée des invités. Ainsi, on appellera le repas de /V (Ëj ^, + ^
|B|^, + y?î|Êl^, -ttlHlÊl^, H + :1IÊI^, selon qu'il y aura
huit, douze, seize, vingt-quatre ou trente-deux desserts sur la table (*).
Quand on fait un grand dîner de cette sorte (Ê| ^ hoei-ts'ien, on sert
presque toujours certains plats ^ j^, :A: ^jé-tMao, ta-ts'ai et quelques
autres mets indispensables, dont nous parlerons tout à l'heure. Mais
en dehors de ces sortes de banquets, on sert, dans la campagne
surtout, im autre genre de repas composé seulement de huit, dix ou
douze espèces de plats, avec quatre espèces de desserts Q ^ ^ 5e-
tch*a kio (""0. Du reste, lors même qu'il comporterait un grand nombre
^6 desserts, douze par exemple, s*il n*est pas systématiquement compo-
sé de trois catégories de friandises au moins, à savoir de TJC^ choei-kauo
(*) Cette expression, employée au Sud, n'est pas comprise au Nord de la Chine.
(**) 8e-tch*a kioj parce qu'on met ces quatre assiettes de desserts aux quatre
coins de la table.
CâAP. XUI. DU GBAMD BBPÂS. 71
aia H jt| êien-koiiOf de 4K X ^^^^^^ e<} cle HJ^ t'ang-che {^'), qui
constituent Tessenoe d'un |ê) ^, le repas ne serait pas ainsi appelé.
a. Prenons pour exemple le + A |^ ^. H commencerait
par quatre classes de desserts, phaoune comprenant quatre espèces difEi*-
rentes, quatre :^ ^, quatre 4K M* q^&^i*^ H H* et enân quatre j|lt
jt Aodn-jp'^Ti ou JH ^'an (viande) qui font partie du dessert. Tous
ces plats doivent être disposés en cercle sur la table, et les mets qui
viendront ensuite, seront placés au centre de ce cercle, ou, s'il y a deux
tables mises Tune devant l'autre, les desserts seraient placés sur la table
de devant. On peut en manger k un moment quelconque du repas.
3. Sans m'arrôter aux cérémonies qui précèdent un repas
solennel, cérémonies appelées ^ Jf^ ting-si, et pratiquées surtout dans
les solennités du mariage, je viens sans préambtde à la manière or-
dinaire. Elle consiste dans un simple f^ t$ tso-i fait par le maître de la
maison, de sa place, à l'hôte ou aux hôtes, s'il y en a plusieurs;
ceux-ci doivent y répondre, aussi de leur place. Ici, j'entends par
l'hôte ou les hôtes ^, celui ou ceux pour qui le repas est offert, et par là
j'exclus les ^ ^ pei-k'é, que le maître de la maison aurait pu inviter
pour tenir compagnie aux hôtes principaux, et qui doivent parfois
remplir l'office du maître.
4. Voici maintenant l'ordre dans lequel le repas doit être ser-
vi, sans \q % JH tmg-si sus-mentionné. Quand tous les desserts sont
étalés, on place sur la table, devant chaque siège, une assiette |R ft ou j|
tcVen-p^en o\ip*an (PI. XXXIV.), sur laquelle on met une coupe ® ff^
tsieou-'pei ou plutôt |S Ê taicou-tchong (PI. XXXIV.) ; et à droite de
l'assiette, on dispose, & angle droit avec le côté de la table, une paire
de bâtonnets ^ tchott (PI. XXXI V.). Ce sont les seuls ustensiles que
Ton place d'avance sur la table. Les bouteilles sont â l'écaji;. Dans
les circonstances ordinaires telles que nous les supposons, on ne porte
point le pardessus ^ ^ wai-t'ao, mais on le remplace par un surtout
court Jt|#^ma'Ax>a*^56. Onn'est môme pas obligé de prendre le chapeau
de cérémonie, qui est remplacé par une calotte convenable à la saison.
Quand tout est prêt, le maître de la maison invite par un geste de la
main l'hôte ou les hôtes à prendre place, en disant successivement à
chacun d'eux 1|| Jt 4* ts'vng chang-isouo, asseyez-vous à la place
(*) Choffi-kouo, fruits de la saison. Kan-kouot fruits secs. Tang-cTie, sucreries.
70 POLITESSE CHlNOIBâ.
6°. Enfin pour ne pas continuer indéfiniment, je m'arrête au nombre
de cinq tables qui est à peu près tout ce qu'une salle ordinaire peut con-
tenir : si le nombre des convives était trop élevé, mieux vaudrait les
recevoir dans des salles différentes, et alors toute difficulté serait levée.
UZi ^,, xrZi
TÀ'in
rni
39 tr
Ws
3. Bien que nous venions de distribuer les places une à une,
cependant on ne fait guère attention qu'aux premières, réservées aux
hôtes qui méritent plus de considération dans un repas solennel. Les
autres sont données presque ah libitum. Il n'est pas besoin de répéter
que le maître de la maison se mettra à la dernière place, sauf les cas
exceptionnels dont on a déjà parlé.
Article 3^^^ — Des mets à offrir dans un repas solennel.
1. Les différentes classes de repas se distinguent par le nom-
bre plus ou moins grand des desserts qui sont étalés sur la table avant
l'entrée des invités. Ainsi, on appellera le repas de /V (Ê| ^, + ^
|Bl^, + y?î|Êl^, -frlSlÊl^, H + :1IÊI^, selon qu'il y aura
huit, douze, seize, vingt-quatre ou trente-deux desserts sur la table ("O-
Quand on fait un grand dîner de cette sorte fB| ^ hoei-ts'ierif on sert
presque toujours certains plats 1^j^j>,:k ^jé-tcKao, ta-ts'ai et quelques
autres muts indispensables, dont nous parlerotis tout à Thème. Mais
en dehors de ces sortes de banquets, on sert, dans la oampagïio
sm-tout, un autre genre de repas composé seulement de huit, dix m
douze espèces de plats, aveti quatre espèces de desserts ^ ^ f^ m
Ich'a Mo {'■"''}. Du reste^ lora même qu'il comporterait un grand nombna
^6 desserts, douze par exemple, s'il n est pas systématiquement ci
se de trois catégories de friandises au moins, k savoir de TJt H ch
{*} Cette t?xpref3siûti, employée an Bud, iî*eat pas comprise au Nnr
(**) S^4c?t\i kioy parce qu'on mtit ces quatre atraleitcH Je clo
x««-
< ^
* — — i «
%^
KAeSXBtL.
èmsjï!t ^5»
•5 •
niAisoiii. 1E ^ '
oeuxHS à ujv B ii
l'hôte on 1» ma» |t rt\n- .v ,- v vv ,. x > v>
j'eiclufilMlt^ »v^ ,->,>, t, ,. N . >
*' Vmet wsmUmam^ î miliv 4ftii» iN^fti . V tf%# •! i^ .«f,'
Édr«h^ea€iii/afl (PI. XXXIV), «m UÉtiii.fti. oiiimiI »m^* *^i>p j||
Œi'liipOiÉï, Â ungUi ilm»* wv-r ^ /♦^ ^ ^ ^pf^^. i^t» jm,v
1
72 MLITB88E CHINOISE.
d'honneur. L'hôte. ou les hôtes gagnent leur siège en disant fH ^ ling-
ming, je vous obéis, mais seulement après avoir décliné l'honneur une
première ou môme une seconde fois en disant ^ 1^ pou-Jcanj.on >f ^
'^ pou-kan-tançt je n'ose. Cependant, personne ne s'assied à ce moment,
mais chacun reste debout à côté de son siège. Quand tous les hôtes sont
ainsi placés, à l'invitation du maître, Hf ^ ts'ing-tscmo, celui qui a la
place d'honneur JJ|f 1^ si-tsusn, s'assied le premier en disant aux au-
tres hôtes, s'il y en a, ft flf ou ft jlf 7 yeou-tsien, j'usurpe la première
place. Dès qu'on est assis, les serviteurs viennent prendre la coupe
et y versent du vin : en ce moment, le maître se lève, et celui dont on
remplit la coupe en fait autant. Quand le vin est versé, on se rassied:
alors on apporte sans retard le premier plat, qui doit être un des ^
^ jé-tcVaOf si l'on en sert. Par jé'tch*ao, on entend certains mets rôtis,
que l'on prépare au moment même où ils doivent être apportés sur
la table, et qui sont servis tout chauds, dans de petites tasses
d'une forme déterminée. Ces jé-tch*ao, si l'on en sert, doivent être au
moins au nombre de quatre ; d'ordinaire, ils sont moins nombreux que
les grandes tasses :Ac IjÇ ta-ts^ai ; ainsi on servirait quB,tre jé-tch'ao pour
huit ta-ts*aù On peut servir une tasse à chacun, ou seulement une
tasse commune à tous ceux de la même table. En tout cas, on n'em-
ploie pas les bâtonnets pour prendre le^jé-tcVao, mais l'on se sert de la
cuillère chinoise. L'on fait attention à ne pas devancer le plus digne
de la table pour prendre le premier jé-tch'ao, à chaque service;
mais il convient d'attendre l'exemple et l'invitation du JS^ d^ si-tsiien.
Pour les autres fois, ainsi que pour les autres jé-tck*ao, l'on est dispensé
de cette formalité. Pendant tout le cours de ce service, dès que votre
coupe est à moitié vide, les serviteurs viennent vous la remplir sans la
cérémonie décrite plus haut. On observe seulement que c'est contre
la poUtesse de boire à pleine bouche, et de laisser la coupe complète-
ment à sec : il faut au contraire prendre le vin à petits traits, et laisser
toujours quelques gouttes au fond de la coupe, et ne la vider qu'à la fin
du dîner, quand on veut prendre du riz, ou si l'on n'en prend pas, quand
on veut s'en aller.
5. Après les jé-tcKaOy on apporte le premier "j^ ^ ta-ts^ai ;
alors on recommence à verser du vin d'une manière solennelle, en ob-
servant tout ce que nous venons de dire pour le premier jë-^cfe'oo. Dès
GHAF. XIII. DU GRAND BEPAS. 73
que le premier ^ ^ ta-ts'ai est servi, les convives peuvent se lever
de la table, pour fumer, pour causer à part, etc. etc.
6. Quand la moitié à peu près des grandes tasses est servie,
après quatre tasses par exemple, s'il y en a huit en tout, on apporte
une sorte de goûter composé de deux petits plats de pâtes de froment
K ^ mien-che; l'introduction de ce service s'appelle Jl ^ chang-t'ang,
parce que en môme temps on offre toujours une petite tasse de bouillon.
On sert ensuite deux grandes tasses, après quoi on apporte un autre
goûter composé de pâtes de riz 1^ -^ fen-che, avec lesquelles on pré-
sente une tasse de thé : c'est pour cette raison qu'on appelle ce service
Jl^ chang-tch'a. Vers ce moment, les hôtes sont obligés de faire donner
aux gens de la maison, par leurs serviteurs respectifs, un pourboire ^|B^
]c*ao-chang, La valeur de ce pourboire varie avec la qualité des convives.
La raison pour laquelle on doit donner cette gratification dès ce moment,
est que les serviteurs récompensés sont obligés de venir remercier les do-
nateurs, avant qu'aucun des hôtes ne soit parti. De plus, après chaque
goûter, les serviteurs de chacun des convives doivent présenter (mais
une fois seulement), à leurs maîtres respectifs, le |ft ^ |J3 jé-cheou-kin,
trempé dans la cuvette '\^ fft mien-p'eii (PL XXXIII.) ; chaque convive
devrait régulièrement apporter de chez lui serviette et cuvette. Ce-
pendant, si quelqu'un des convives n'a pas apporté ces objets pour une
raison ou pour une autre, le service de la maison doit les lui fournir.
On doit en dire autant de la pipe à eau.
7. On arrive à la dernière grande tasse ta-ts'aiy qui est tou-
jours un plat de poisson ; bien qu'on le serve toujours, on n'en mange
jamais dans un repas de cérémonie. On verse alors du vin pour la
dernière fois, et en observant les règles données plus haut. Dès que
ce dernier ta-ts*ai est mis sur la table et que le vin a été bu, ceux des
convives qui sont pressés, peuvent faire leurs adieux ^ ^ kao-ts^e, et
s'en aller : car le repas solennel proprement dit est terminé.
8. Enfin on apporte du riz avec quelques petits plats pour
faire passer le riz ; même les ||^ j]^ ^ hien-siao-ts'ai, légumes salés,
peuvent être servis à ce moment. Celui qui voudrait prendre du riz,
tandis que les autres boivent encore du vin, dirait en étendant un peu
les bâtonnets, à ceux de la môme table ^ Ra T k'ien-pei'liaOf je man-
que au devoir de vous tenir compagnie ; et les autres de répondre : Ht
ti t»OLITBBBB 0HIK0I6B.
É ft ts*ing tse-tcheng, ou fHf g fi ts*ing tse-pien, à votre aise, je vous
prie. Quand quelqu'un a fini de manger le riz, étendant de nouveau
de la main droite les bâtonnets, et de la gauohe tenant la tasse, il doit
^^® tt M man-yong, ne vous pressée pas à caute de moi ; et tout de
suite après, déposant la tasse, et plaçant les bâtonnets dessus, il
ajoute i|^ Rf fong-jpeiy je vous tiens respectueusement compagnie ; les
autres répondront >f^ !BC iRT» M II ïft V^u kan-tang, ts'ing tse-tcheng,
je n'ose, mettez-vous à Taise ; alors le premier dépose sur la table les
bâtonnets en disant ^ RI T» X B T che-pei4iao, h^ien-pei-liao, je
vous manque de respect. Après le repas, les serviteurs présentent
deux fois de suite le Mi j^ Vt) jé-cheou-kin, chacun à son maître.
9. Pour s'en aller, on observe les règles usitées dans les visites
ordinaires. S'il fait nuit, c'est aux serviteurs de la maison de recon-
duire rhôte avec des lanternes (( JS t*ai-teng, fixées & une bampe, et
non pas ^ flf hing-teng, qu'on porte à la main), jusqu'à sa chaise, et
même si la nécessité l'exigeait, ils le reconduiraient jusqu'à sa maison;
seulement dans ce dernier cas, il faudrait que l'invité leur donnât une
gratification toute particulière et proportionnée à leur fatigue.
10. J'omets les jeux usités dans les grands dîners, la mourre
par exemple ^ cheng-Vinen^ et une espèce de bouts-rimés ff ^
^ hing tsteau-ling, dont Tenjeu consiste en une coupe de vin que doit
vider le joueur malheureux. Si pendant ces jeux bruyants l'on étaic
pressé de partir, on pourrait le faire sans prévenir ces joyeux convives,
et accompagné seulement par le maître de la maison. En outre, il est
à remarquer que pour la pénitence à faire dans les jeux, la qualité du vin
n'est point déterminée ; et môme il peut être de différentes espèces,
tandis que dans le courant du repas on ne sert d'ordinaire qu'une seule
espèce de vin, appelée fS H chao-hing,
11. Il reste encore quelques plats surérogatoires, que l'on peut
servir, p. ex. j^ ^ noan-kouOy pour les jours très froids de l'hiver.
Pour le reste de l'hiver et au printemps, on sert un autre plat
appelé W m # pé'ts'ai4'a7ig ; pour les saisons d'été et d'automne,
c'est le H ff soei'p'an. Le jg| |5 noan-koiio (PI. XXXIV.), est une
espèce de réchaud dans lequel on met toute sorte de choses, soit viande,
soit poisson. Mais dans les pays où l'on en sert deux ensemble, on
remplit généralement l'un de viande, et l'autre de poisson, chacun
CHAP. Xm. DtJ 0RA2ID BBPAB. 76
avec les assaiBonnements convenables. Le W^|^ pé-ta^ai-t'ang et le
ISS fi soei-p*an sont deux grands plats :hfi& ta-tche-p^en, ts'i'toke-p'en
sur le premier desquels on a disposé des fruits secs et sucrés, comme par
exemple des jujubes confites etc. ; sur le second on place difiérentes
sortes de viande. Tout cela serait offert au milieu du dîner, au moment
où Ton aurait dû présenter les deux goûters mentionnés plus haut, et
si on ne les offrait point : que si au contraire on offrait ces goûters, on
n'exhiberait ces mets supplémentaires qu'à la fin du repas, quand
toutes les grandes tasses ont été servies.
Article é^^^ — De quelques règles spéciales à observer
PENDANT LE RBPAB SOLENNEL.
1. En général, on tâche de suivre autant que Ton peut les
mouvements du principal invité JJ^ jgc si-tsuen. Cependant, outre
que quelquefois on ne peut pas le faire, on n'y est point strictement
tenu, si ce n'est dans les circonstances suivantes : 1**. Lorsqu'on prend
pour la première fois du vin, au commencement du repas, ainsi que
dans les deux autres circonstances dans lesquelles il est versé d'une
façon plus solennelle ; 2^. Quand on doit pour la première fois prendre
un mets quelconque soit ^ ^ jè-tMaOy soit ^ ^ ta-ts*ai ; 3**. Quand
on commence à manger le riz, si le principal invité doit le faire à peu
près en môme temps.
2. Il y a deux plats qui méritent une mention spéciale : le
premier, celui de poisson, dont on ne prend jamais ; le second est le R^
ip t*'i'tse, rôti de porc ; on ne peut y toucher que dans le cas exception-
nel où le maître de la maison, pour honorer d'une manière spéciale son
hôte, lui ferait porter le t'i-tse déjà découpé, et ordinairement comme
premier plat -j^ ^ . Cette attention du maître est l'indice certain
d'une invitation formelle à gôuter de ce plat ; le refus d'accéder à cette
invitation serait regardé comme une indélicatesse.
3. La politesse interdit les actions suivantes: appuyer les
coudes sur la table ; manger avec bruit ; tenir les bâtonnets au-dessous
du milieu ; tenir la tasse par le fond, ou ayant tous les doigts appliqués
sur ses bords : il faut en effet la maintenir en engageant légèrement
l'index à l'intérieur de la tasse ; se servir immédiatement de ses mains
dans n'importe quelle circonstance du repas, pour toucher un os ou
76 POIiITBBBE GHIN0I8B.
une arête mais, 8*il en était besoin, on les prendrait avec les bâton-
nets au moyen desquels on les déposerait dans l'assiette. De plus, la poli-
tesse chinoise exige, affîrme-t-on, que, quand un plat est déjà sur la table
depuis quelque temps, et qu*un autre a été servi, Ton ne prenne plus
du premier, si, pour y puiser, il faut passer par dessus un autre plat
plus rapproché. Cependant la nécessité même peut vous engager à pren-
dre de ce plat, si par exemple les autres ne conviennent pas à votre
estomac ; alors Tusage vous autorise à prendre un morceau quelconque
du plat qui est devant vous, pour Tofifrir à celui des convives devant
qui se trouve le plat dont vous désirez prendre ; cela fait, vous pouvez
tranquillement puiser dans ce dernier, sans encourir la note d'impoli-
tesse : et cela, toties qiioties. Mais cette affirmation me paraît un peu
trop rigoureuse, surtout en ce qui concerne la répétition de cette petite
manœuvre ; il me semble que la règle donnée ici peut souffrir des ex-
ceptions, surtout quand le repas est déjà avancé. Â ce propos, je
remarque que, lorsqu'on use de cette permission que Ton a d'offrir quel-
que chose avec les bâtonnets à une autre personne, on dépose le morceau
ainsi offert dans le plat le plus rapproché de celui à qui l'on fait cette
amabihté tant soit peu politique, et on le place sur le bord du plat qui
est tourné vers le convive destinataire ; cette façon de procéder est plus
convenable que de déposer le morceau dans l'assiette môme de son
commensal ; du reste, ce dernier n'est jamais tenu de prendre le mor-
ceau offert ; il peut le laisser, sans manquer en aucune manière à la
politesse. Eemarquons à cette occasion qu'il n'est nullement défendu
d'offrir dans d'autres circonstances encore, et par amabilité, quelque
morceau choisi à l'un de ses commensaux ; dans ce cas, l'on devra se
conformer à la recommandation qui précède.
4. D'après ce que nous avons dit, on voit que l'on peut quitter
la table sans môme avoir touché au riz. Et en effet, un repas solennel
consiste presque uniquement dans le vin et les différents mets que l'on
vous sert. Cependant, on peut prendre le riz, comme nous avons dit,
et en telle quantité que l'on veut. Seulement il ne faut pas que le bol
soit complètement rempli, encore moins conviendrait-il qu'il fût sur-
chargé, ainsi que cela se pratique à la campagne : mais il est plus
distingué de prendre la tasse à demi-pleine, chaque fois ; et de faire
revenir le riz autant de fois que l'on en a besoin.
T7'
CHAPITRE QUATORZIÈME
DES FDNERAILLES.
1. Dès que quelqu'un est mort dans la maison, on s'occupe de
laver le corps, de le revêtir de ses habits et de le transporter dans
la grande salle. Si le mort est le maître, ou la maîtresse, ou le fils
aîné de la maison, on le dépose au milieu de la salle ; pour les autres,
on est obligé de les déposer sur l'un des côtés de l'appartement, les
hommes à l'Est, les femmes à l'Ouest. On dispose alors avec des
étofies de toile une enceinte mortuaire ^ S hiao-wei (PL XXXV.,
:^ hiaOf piété filiale, deuil que portent les enfants à la mort des parents),
dans laquelle sont renfermés avec le mort, sa femme, ses enfants et ses
belles-filles, s'il en a, :^ -f , ^ j^ hiao-tse, hiao-si; ils sont censés
n'en point sortir pour traiter des affaires ; il est évident que ceci ne se
pratique que dans les grandes familles, et ne saurait convenir exacte-
ment aux familles pauvres. Cependant tous les membres les plus
proches de la famille doivent avoir au plus tôt les habits de deuil con-
venables. Cela du reste est facile, car l'on trouve aisément à louer ou
à emprunter des vêtements, qui serviront jusqu'à ce que la fa-
mille du défunt ait pu en procurer à ses membres. Pour traiter les
affaires concernant les funérailles au nom du maître de la maison, et
pour recevoir et reconduire les hôtes, on doit inviter des personnes du
dehors ; ce sont ordinairement les proches ou les amis de la famille.
2. Au dehors, la famille fait annoncer par la procure
de la maison ff^ J^ tchang-fang (^'), aux parents et aux amis,
la nouvelle de la mort. Pour cet effet, la procure envoie au do-
micile des parents et des amis du mort, une liste % $ |R pao-sang
{*) Par ce mot, l'on entend le ou les régisseurs chargés des affaires extérieures
d'une maison»
78
POLITEBSB CHINOISE.
tchang (PL XXXVI.), portant le nom de chacun d'eux. Cette liste,
suivant les différents cas, est inscrite sur un papier de couleurs différen-
tes : de couleur blanche, si le mort est le maître de la maison ; grise
iSfc fi koU'Ché, ou 7C fi ytcen-ché, si le mort est de môme degré que le
maître de la maison, c'est-à-dire, sa femme, ses frères, ses sœurs etc. ;
Ph XXXV.— FamiUe en deuil,
enfin, si le mort est un inférieur, le papier serait de couleur bleu clair
^ lË yué'lan. Les pao-sang tchangs ont tous écrits en lettres noires.
8. Celui à qui la nouvelle de la mort est ainsi officiellement
donnée, à moins qu'il ne soit proche parent du défunt, ou encore qu'une
raison toute spéciale ne l'oblige d'aller en personne à la demeure du
défunt ^ ^ pen-sang^ ^ ^ tiao-sang, celui-là, dis-je, est libre
CHAP. XIV. DBS FUNÉBÂILLES.
79
de faire cette visite, ou de s'en abstenir ; de môme, s'il se détermine à
cette démarche, il est libre d'aller le jour de la mise en bière A ^
joU'kienf ou plus tard, le jour où la famille reçoit officiellement les
visites de condoléance Hf Hji^ Ung-Vié, Mais lorsque quelqu'un est
averti officiellement du décès, il faut dès lors qu'il envoie & la famille
du défunt un cadeau, comme expression de la part qu'il prend à sa
douleur Hf 4| fou4y Ç 4| tiao-i, (31 ff tchiei-i, pour les familles
chrétiennes. PI. XXXVI.). Si ce cadeau consiste en une somme
d'argent, et chez les Chrétiens, si ce sont des cierges ^ ||K mi-la et
de l'encens ^ ^ jou-hiang^ il est préférable que l'on envoie ces objets
le jour de la mise en bière. Quant aux objets qu'un Chrétien pourrait
envoyer dans ces circonstances à une famille payenne, je n'en vois pas
d'autres, en dehors des inscriptions 4% H» 4% W «^^^-w^^o, wan4ien, et
Hft^ llb wan-tchou. L'étoffe pour faire le fond du wan-ngo (horizontal)
et des wan-lien (verticaux, deux à deux) doit être de soie, ^ tch'eou et
Jft ^ ning-tse ; elle est le plus souvent de couleur blanche, tandis que
le fond du Oi llh wan-tchou est de drap Çlg ni ou de ^ ^ yu-mao, et
très souvent de couleur bleu foncé ^ H chen-lan. Les sentences à
mettre sur les wan-ngo et wan-lien peuvent être simplement écrites à
l'encre noire. Si l'on faisait les caractères en papier appliqué, ou en
métal, c'est-à-dire, en or, en argent ou en autre métal doré ou argenté,
comme c'est requis pour le wan-tchou, ils pourraient être de n'importe
.quelle couleur, le rouge sang :k. )fe ta-hong excepté. Car cette dernière
couleur est réservée pour le nom du défunt dans le ||p ^ îo-k'oany que
l'on doit faire sur chacune de ces trois sortes d'inscriptions. Cette for-
mule se trouve ci-dessous & titre d'exemple :
m
m
m m
m m
%.
31
m
m
llj If
m
^
m
* o.
III ^
A t
m
-t
tt m
^" ja
« a
Wc
m
%l
Im^wA^
su
ut
A
« #
^ «
m m
m
m
& ^
"^ m
^ n
&
ut
« ti
n
m
n
5fc
m
«1
«1
BO POLITESSE CHINOISE.
Ces inscriptions ne sont envoyées d'ordinaire que plus tard. Cepen-
dant si Ton a eu le temps de les faire d'une manière convenable pour
le jour môme de la mise en bière, on peut les envoyer pour cette épo-
que. On placerait les cadeaux dans un ^ ^ t'iao-siang^ ou dans im
;g H tchang-p'an (PI. XXXIV.) ; et on enverrait l'argent dans le 3¥
lA S Jpdi't'ié hia ; on met en outre dans cette dernière boîte une liste
des cadeaux et la carte de visite de couleur grise. Il faut remarquer
ici que les toan-ngo et wan-lùn ne peuvent pas Ôtre envoyés séparé-
ment, tandis qu'il peuvent Ôtre envoyés sans le wan-tchou et sans
argent, et vice versa»
4. Nous avons dit qu'on n'est pas tenu de faire en personne
la visite de condoléance. Si on y allait, il faudrait connaître les règles
spéciales à ces visites et éviter les pratiques superstitieuses des familles
païennes.
5. Tout d'abord, on peut prendre les habits de cérémonie com-
me d'ordinaire, en évitant cependant les couleurs trop vives, et en
tenant compte en outre des observations suivantes. 1**. Le ^^ wai-t'ao
doit ôtre en drap de couleur noire jc 'Ê yn^n-ché ; 2°. Quand on porte
le chapeau de cérémonie d'été ^ ^ liang-rtmo, il faut qu'il soit fait de
rotin, et non de tissu de soie, comme nous avons remarqué ailleurs.
De plus, il faut apporter avec soi un morceau d'étoffe arrangé pour ces
circonstances ||i|f 2j^ mao-t'ao, et destiné à dissimuler les fils rouges du
chapeau.
6. Arrivé dans la famille du défunt, le visiteur chrétien sera
reçu ordinairement au son de la musique, par un homme chargé de cet
office ^ 5Ï tche-pin. Introduit près du cadavre, il veillera à ne point
rester debout juste devant la tablette à l'endroit où les païens font
leurs prostrations, mais il se tiendra du côté des hommes. Là, il de-
mandera le morceau de toile blanche |^ j^ ts'ing-p'a. Pour se le
donner entre eux, les païens ne le passent point de la main à la main,
mais par un respect superstitieux, ils jettent ce morceau de toile auprès
du coussin qui doit servir aux visiteurs pour les prostrations. Au reste, à
moins que le défunt ne soit votre supérieur t^S ts'in-tchang, vous n'avez
pas besoin de vous entourer la tôte avec cette bande de toile, mais il suffit
de la suspendre au bouton du wai-fao ou du ma-hoa tse. Cela fait, on
doit enlever les fils du chapeau de cérémonie ^ j® tché-ing, ce qui
CHAP. XIV. DES FUNÉBAILLBS. 81
peut être fait d'une façon équivalente en les cachant avec le morceau
d'étoffe maO't'ao, à moins que le défunt ne soit supérieur ^ ^ ts*in-
tchang de celui qui vient faire la cérémonie. La visite de deuil se
borne strictement à cette démonstration. Dès lors, le visiteur peut, s'il
PI. XXXVI.— Cartes de deuil.
le désire, se retirer dans une salle de réception, ou quitter la maison,
s'il le préfère.
7. Je n'entre pas dans les détails concernant la mise en bière.
Je note seulement que dans les grandes familles, on place au milieu de
l'appartement de la porte d'entrée :fz f^ ta-men, une sorte de paravent
7
8S MLltBSSB CftINOtBB.
lH # stmg-tcVa, bit en bois et verni en blanc, snr lequel on écrit la
formule ^ H jxni-fi^e», & peu de chose près (PI. XXXVI.). A sa
place, les bmilles moins distinguées se servent du |||J|^ «an^-p'oi, que
l'on suspend par dehors à l'un des montants de la porte d'entrée (PL
XXXVI.). Au-dessus de cette porte, toute famille portant le deuil d'un
père ou d'une mère, cloue horizontalement un morceau oblong de toile
de chanvre écrue P^ l)^ men-ma (ibid.). On enlève \e ^^ sang-tcVa
et le jk JHi sang-pat au bout de sept semaines ^ ^ t8*i-ts*i ; mais on
doit laisser le P^ J||( men-ma jusqu'à la fin du deuil jff fH man-fou. De
plus, pour le jour de chaque «fS ^'^i on colle à un montant de la porte
d'entrée (au-dessous du jfe ^ 8ang-p*ait s'il y en a un) leA^î^t'UtA^*
m -ti ts'i-tan, cheou-t8% eul-t8% etc.
8. Ces jours de ts'i, chez les païens on hit des superstitions
et les hôtes qui viennent font les mômes prostrations qu'au jour de la
mise en bière ; aux mômes jours, les Chrétiens récitent des prières.
9. Le jour de jft A tch'eng-fou, c'est à dire le jour où toute
la parenté commence le deuil officiel, n'est point fixe. Les uns le pla-
cent au quatorzième jour après la mort Zl 4S eul'ts*i, les autres diffè-
rent jusqu'à la cinquième semaine £ -(l ou-ts^i- Avant ce jour, la famille
du défunt doit préparer et envoyer à chacun des parents qui doivent
porter le deuil du défunt, une ceinture blanche ÙHfp^-^^ (^1* XXXVI.)»
avec une robe blanche â S 4^ pé-tchang-chan pour les hommes ; une
ceinture et une camisole blanche avec un jupon blanc |â 'S pé-k%un
pour les femmes. Les familles pauvres se contentent d'envoyer une
ceinture blanche à tous. Pour le reste du costume de deuil, à chacun
de préparer ce qu'il faut. Le jour arrivé, les parents se rendent à
la maison du défunt. On fait les mômes cérémonies que le jour de la
mise en bière ; on est libre de prendre l'habit de deuil dans la maison
du défunt, ou avant de s'y rendre.
10. Après le jA JH tch'eng-fou, on peut faire le |H jk Vai-
saitg, c'est-à-dire fixer un jour où l'on reçoit officisUement les condo-
léances $ 1^ cheou-tiao. Ce jour est très variable, et peut être rejeté
très loin, môme après les sept semaines écoulées. Pour les mandarins
défunts, on peut renouveler le Vai-sang dans toutes les localités où
passent leurs dépouilles. On en fait l'annonce par l'envoi d'un ffl^
^ t*ié-t8e de couleur grise ijfc ^kou-chéf sous une enveloppe de môme
OHAP, :isn^« ws f^PHii^^WîBB. 81^
eopJLour ; gnr o^le-ci, on oolle une bande de papier rouge 1x>]^ée ^'uiiq
autre bande de papier bleu clair IL ft K Ml hong-ta'ien lan-sicmg : sur
Ift; bande ]X)uge, on écrit le nom de celui à qui le jour est annoncé.
11. Avec le Mî ^ t'ié-tse^ on envoie en outre le f^ H peu-
fioen, QÙ. Ton détaille seulement Tâge du défunt, le jour de son décès etc.
L'on énumère ensuite, à titre de signatures, les noms des descendants
m&les du défunt. On y joint xknjj^jjf^ ngai-Vi, sorte de biographie du
défunt» où se lisent des éloges plus ou moins mérités. Daçis toutes ces
pièces imprimées, les lettres qui expriment le nom du règne H H
hmo'hao, et celui du défunt, doivent être rouges ; les autres, bleu clair,
et s'il était nécessaire d'exprimer les noms des arrière-petits fils ^
Hi tseng-stien et % ^ yven-snen dans la souscription, on les imprime-
rait en lettres noires. Dans ce pou-wen, ainsi que dans le Hf ^ |||![
sié'hiao t^ié, on exprime le nom de celui qui est préposé aux funérailles
m lH Jum-sang, s'il y en a un. Les formules de ces pièces se trouvent
dans les ouvrages tant de fois cités ; et môme, les t^ié-tse et les pou-
wen se trouvent presque tout faits chez les graveurs ffiif J^ Vo-tse
tien, excepté la nomenclature et les dates. En outre, à la porte de la
maison mortuaire, et à la place même que doit occuper le ^^ J|l ts^i-tan*
l'on affiche la date du jour où doit se faire le jR |||![ ling-t'ié.
12. Le jour du PJ $ Vai-sang étant arrivé, les parents et les
amis du défunt vont faire leurs condoléances, suivant les règles données
plus haut.
13. Après les sept semaines écoulées, la famille du défunt doit
remercier tous ceux qui lui ont témoigné leur sjrmpathîe, M' ^ sié-hiao-
Pour cet effet, le mattre de la maison fait une tournée en déposant à la
porte de chacune des familles unffi^lll^ sié-hiaot'ié enrègle(Pl.XXXYI.).
Les païens font cette visite de grand matin ; ils passent le Jfi ^ Ijj^
sié'hiao t^ié par la fente de la grande porte, et, le visage tourné vers elle,
ils font une prostration dans la rue, et s'en vont sans jamais pénétrer
dans la maison. Les Chrétiens se contentent aussi très souvent de
déposer le sié-hiao t^ié à la porte, et passent outre sans autre cérémo-
nie ; mais s'ils entrent dans la maison, ils font une prostration au mat-
tre de la maison quel qu'il soit, même s'il leur est inférieur, et se
retirent sans demeurer davantage.
14. On célèbre le soixantième jour, le centième, les anniversaire!
8é POLTFBBSB OHINOIBB.
jH ^ tcheou-nien, d'après les règles des U'i, avec pins ou moin»
de solennité. Pour la dernière cérémonie, celle de l'enterrement, on
distribue h l'avance le 9| JK IHî in-tchoang fié pour annoncer la date
et l'heure de cet acte solennel ; il est rédigé d'après les formules usitées.
Oeux qui doivent y assister, ont h peu près les mêmes usages à obser-
ver que pour les visites de deuil.
Cette matière des funérailles a été traitée avec sa compétence
ordinaire par M. de Groot dans son grand ouvrage : The Beligious
System of China.
-- H-»®}8^-H-
85
APPENDICE I.
BIBLICXÎRAPHIE DE LA POLITESSE CHINOISE
(par le P. Mathias Tchang, s. j.)
La "Politesse chinoise" ne donne pent-être que quelques idées
sur la politesse pratiquée actuellement en Chine. Si l'on veut étudier
sérieusement l'histoire de la politesse chinoise, et approfondir les
grandes cérémonies officielles, on devra consulter les ouvrages suivants :
1. 9 C Li-ïn, "Mémoire sur les bienséances et les cérémonies",
ouvrage composé, dit-on, par les disciples de Confucius, vers
Tan 300 av. J.-G. ; mais son premier conmientaire par US
$ Tcheng Hiuen ne date que du premier siècle (environ) de
l'ère chrétienne. Beaucoup de lettrés croient que c'est un ou-
vrage apocryphe plutôt que l'œuvre des disciples de Confucius.
2. 4^ ft S ^ Hio^he i-koei, "Quelques règles pour apprendre à
devenir mandarin" (4 hiuen [livres] ). C'est une collection des
maximes ou de conseils recueillis dans les anciens livres.
L'édition date de 1769; l'auteur s'appelle K £ It Tch'en
Hong-meou, natif du jH JS* Koang-si. Édité par le 2ll îS HF J@
Kiang-sou chou-kiu.
3. H IB M ff San-li t^ong-che, "Explication complète sur trois
cérémonies" (280 hiuen), par ^ ^ f|l Lin Tch'ang-i, licencié
du JB % Fou-kien (vers 1850). Édition de jH ^ Koang-tchtùu
(Canton) 1864.
4. ii tf m 9 Li-chou kang-mou, "Indication et explication des
Uvres de cérémonies" (85 kiuen), par f£ ^ Kiang Yong (vers
1640-1690). Édition de H ^ Koang-tcheou (Canton) 1895.
Cf. infrà, 8, 41.
ô. 3Sl ïB S ^ Ou-li t'ong'k*ao, "Études complètes sur cinq céré-
monies" (262 hiuen), par HH B| Ts'in Hoei-t^ien (vers 1740-
1795).
86 AFP. I. — BIBUOOBAFRn.
6. JlH fli S Tien4i pei-yao, ''Bésamé des grandes oérémonies
oflaoielles" (8 kitien), ouvrage anonyme, édition de f$ ^ Feou
tcheou vers 1840.
7. tt li M ^ Tou-li t'ong-k'ao, "Approfondissement sur les céré-
monies à étudier" (120 kinen), par U^ Ig ||l Siu Kien-hio, vers
1640.
ô- t|( Ht il ^ Hiar^ji-tang^ t'ou-i'ao, "J^présentation dfi^ cérémo-
nies dans les familles", citées par le ft f| Luen-yu; par iL
^ Kiang Yong, Cf. supra, 4, 41.
9. H ^ I W San-ts'ai-t'oib-hoei, ''Collection de tous les tableaux
et de toutes les peintures anciennes" (80 kvuen), par £ j)f
Wariq Yen (vers 1690-1630).
10. B H m JSJÎ T(m'Chou-tsi-tch*engf ''Grande collection encyclopé-
dique" (10 000 kiuen), par beaucoup de lettrés sous la direction
de 31 |£ A Tchang Ting-si, Édition de 1735. Voir série H
Dl| king-tsi sur l'administration, 4' partie, sur les cérémonies,
348 kivsn.
11. SE X Kia-pao, "Trésor de la famiUe", par 5 ?5 ;g Che Tien-hi
(vers 1659-1740). On y traite de l'éducation d'une famille
lettrée.
12* W f^ ft 91 H Yang-che I-li t*ou, "Tableaux des cérémonies
d'après le 7-Zt, commentés par monsieur Yang*\ par ;l^9 Yang
CAcn (1488-1669).
13* Il "SI tf Hisou Han chou, "Ân^aleç des Han postérieurs" (120
JKwenj, par Jg Q( Fcm I (397-446). Voir kiuen 39 et 401, et sec-
tion M Vi ^\ Yu-fou tche, "histoire des voitures et des habits".
14. Ç H Tsm chou, "Annales des Tsin" (130 kimn), par l'empereur
JS ic ^ TO'ng Tai'tsong (627-650). Voir : a) kiuen 19, sec-
tion îB î^ l^î tche ; h) kvuen 24, section 9| '^ ^ Tché-koan
tche ; c) kiuen 25, section H RK ^ Yu-fou tçhe,
15. 5|î ♦ iSowgr c/iow, "Annales des Song" (100 kiuen), par Jlfc H
C/iew^ Fo (4â7-610). Vçhr kiuen 14, 16, 16, 17, 18.
16. K # TFôt chouy "Annales des Wei (ou Yuen-wei)" (114 kium)
par H Ift Wei Cheou (502-572). Voir kiuen 108, section ||
17. PU H So6t c^iot^, "Annales des Soei" (85 kiuen), par f| ft TTei
APP. i. -^ BIBLIOaSAPHlB. 8Ï
Tcheng (579-643). Voir : l' jl ft ^^ ^^-«' tche (kiuen 6 à 12); 2'
"gf fr £ Pé'koan tcke (kimn 26 à 28).
18. ff Jff 4F ^i^ou Tang chou, "Ânoîennes annales des T'ang" (200
kmen), par ^\fy Lieau Km (878-944). Voir : 1° H fl| ^ i^i-
i tche (kiuen 21 à 27) ; 2° j| Al £ Yu-fou tche (kiuen 45).
19. jK JK # Sin Tang chou, ''Nouvelles annales des T'ang'* (225
kiuen), par K Hr ^ Ngeou-yang Sieau (1006-1072). Voir 1°
Hm ^ Li-yo tche (kiuen 11 à 23) ; 2'' H ^ ^. I-wei tche
(kiuen 23) ; 3"" ^ A ^ Kiu-fou tche (kvuen 24).
20. 5|£ Jfe Song che, "Annales des Song" (496 kinien), par JR JR To-
t*o (1271-1327). Voir : 1° H ÏÈ Li tche (kiuen 98 à 125) ; 2*
il 41 }^ I-wei tche (kiuen 143 à 149).; S*" H Al ^« Yu-fcm tche
(kiuen 149 à 155).
21. jft ife -E'WW che, "Annales des Liao" (ll6 kiuen), par le môme Jf^
JR To-t'o (1271-1327). Voir section M^Li tche (kiuen 49
à 59).
22. ^ ife Ztn c^, "Annales des Kin" (135 kiv>en), par le môme JjR
Jjft To't'o (1271-1327). Voir section f|t'^^Li tche (kvuen 28
à 39).
23. 5C JE. Yuen che, "Annales des Yuen" (2»10 kiuen), par ^fç \1t Song
Lien (1309-1381). Voir: 1° îB HI îfe -^*-yo ^c^ CWwen 67 à 71) ;
2° H flR ÎÈ Yu-fœi tche (kiuen 78 à 80)
24. 55 i Mtngf che, "Annales des Ming" (336 kiuen), par $ ^ S
Tc^iangf Ting-yu (1671-1775). Voir jg îg Li tche (kiuen 47
à 60).
Î5. ji îfe Tong-tche, "Histoire générale" (200 kiuen), par HfS ;£
Tc^iengf Ts^mo (1103-1162). Voir : r jg «ff L* Zio; 2*^ :fc Jl Iflp
Ki'Jou lio.
26. ji Jl Fong-tien, "Encyclopédie des règlements gouvernemen-
taux" (200 kiuen), par i^ fk Tou Yeou (734-812). Voir chapi-
tres sur les cérémonies (jB Li) (kiuen 41 à 140).
27. fl[ M ^ Siu Torl^-tàhe, "Supplément du Tong-tche (640 kiuen),
par beaucoup de lettrés, vers 1785. Voir sections |A iQp Li
lio et S À iqp Ki-fm lio.
28. fl[ ifi Jl Siu Tong-tien, "Supplément du Tong-tien*' (150 kiuen),
par beaucoup de lettrés, vers 1785. Voir chapitres sur les
88 APP. I. — BIBLIOOBAPHIE.
cérémonies (kiuen 45 à 84).
29. ;^ IR JIË ^ Wen-hien t*ong-k'ao, "Encyclopédie des histoires"
(348 kûœn), pax JR ^ (g -^fa Toan-lin (vers 1260-1318).
Voir chapitres sur les cérémonies (kiueti 106 à 127).
30. £ IB S ^ Hoang-tch'ao t'ong-tcke, "Encyclopédie de la dynas-
tie actuelle {-^ ^ Ta-ts^ing)". Voir sections |B IQF -^^ ^^ ®*
^mfi Ki-fou lia
31. ^ ^ M A Hoang-tcKao t'œig-tien, "Encyclopédie de la dy-
nastie actuelle" (100 kiuen), par beaucoup de lettrés, vers 1785.
Voir chapitres sur les cérémonies (kiuen 41 à 62).
32. ^ ^ $ JlR S ^ Hoang-tch'ao wen-hien t'ong-k'ao, "Encyclopé-
die de la d3mastie actuelle" (300 kiuen), par beaucoup de lettrés,
vers 1786. Voir chapitres sur les cérémonies (kivsn 126 à 164).
33. JK Jl # Jl 9- M Kia-kHng hoei-tien che-U, "Collection com-
plète de toutes les affaires publiques et officielles de la cour
impériale, éditée par l'Empereur Kia-k*ing" (942 kiuen), par
beaucoup de lettrés, vers 1800.
34. :fc 91 'ft' A H Ta-ts'ing hoei-tien t'ou, "Tableaux des institutions
de la dynastie Ts%ng", représentant différents instruments,
armes, maisons, Ijabits (132 kiuen), par beaucoup de lettrés,
vers 1800. Voir surtout la section Jj^igl^Li tche (kiy£n 1 à 48).
3ô* :fc tPî ^ ff ^ H Ta-tsHng tsin-chen ts'iuen-chou, "Catalogue des
.noms des mandarins" civils et militaires, paraissant 4 fois par
an. Voir section ^ ^ JM 41 Tsi-kien li-i, "cérémonies des
visites officielles".
36. 18 ft P( ^I Li-king che-li, "Explication des règles du Livre des
cérémonies", par ^Mi& ^^^9^ Ting-k'an, vers 1800. Ouvrage
contenu dans la collection du ^ 91 jR ff Hoang-ts'ing king-
kiai.
37. ^ M^ifi Pien-fou che-li, "Explication des règles des chapeaux
et des habits", par ft ;fc 3^ Jen Ta-tMoen, vers 1820. Ouvra-
ge contenu dans la collection du ^ ^1 fE ff Hoang-ts'ing king-
kiai,
38. $ ft ^ ^ B ^iun-king kong-che t'ou, "Eeprésentation des
palais et des maisons mentionnés dans les livres classiques",
par 1^ H Ts'iao Siun, vers 1870. Ouvrage contenu dans la
APP. I. — BIBLIOGRAPHIE. 89
collection da f| )|p iHK |B King-kiai siu-pien,
39. dr *P Ifi 1^ ^ I Che hoen-li toei-si t'ou, "Beprésentation dn
banquet nuptial des lettrés", par ^ ii^ Yu Yué, docteur aca-
démicien (actuellement vivant), édition de 1870. Ouvrage
contenu dans la collection du |S ^ m |B King-kiai siu-pien.
^^' 41 H H I-^^ ^'oUf "Tableaux représentant les cérémonies du
l'ii", par S 9l[ "g* Tchang Hoei-yen, vers 1800. Ouvrage
contenu dans la collection du jR )|P m |B King-kiai siu-pien,
^^' 41 iB 9 M ^-^i che-li, ''Explication des règles du I-li (cérémo-
nies)", par fL ^ Kiang Yong (Cf. supra, 4, 8). Ouvrage con-
tenu dans la collection au f/i f^ ff[ ffH King-kiai sini-pien,
^2* IB li^ ^ ^ Li-luen ta-wen, "Eéponses aux questions sur les
cérémonies", par ^ jH Siu Koang, vers 1300. Ouvrage con-
tenu dans la collection du jR )|P iHK |B King-kiai si/u-pien.
43. JjB IB ^ ji^ Li-ki wai-tchoan, ''Quelques passages perdus du
Li-ki*\ par JjR fis iH Tch*eng Pé-yu, vers 1800. Ouvrage con-
tenu dans la collection du 3S S lll >9 Yu-han-chan-fang.
44. ^11$. fSt W^ li-siu, "Eecherches sur la pratique des cérémo-
nies", par H H Tong Hiun, vers 600. Ouvrage contenu dans
la collection du ^ ^ |I] ]^ Yu-han-chan-fomg.
46. IÇF ^ SI flR Jï fl!f Lio-tchou sang-fou-king tchxm, "Petit
commentaire sur le livre des funérailles", par @ ^ ^ Lieou
Tsong-ts'e., vers 1100. Ouvrage contenu dans la collection du
S S [Il i9 Yu-han-chan-fang, .
46. jjB ^ Li-tchoan, "Explication des cérémonies", par îjf ^ Siun
Choang, vers 230. Ouvrage contenu dans la collection du 3E
^ ]ilM Yu-han-chan-fang.
47. iS ili ^ Li tcha-wen "Diverses questions sur les cérémonies",
par jÊ $ Fan Ning, vers 390. Ouvrage contenu dans la col-
lection 3i S lll ^ Yu-han-chan-fang,
48. IB Jl fi!^ n I^i'i ta-wen^ "Eéponses aux questions sur le sens
des cérémonies", par 3E ^'Wang Kien, vers 600. Ouvrage
contenu dans la collection du 35 ® \h M Yu-han-chan-fang,
49. ^ MW. JSl Sang-fm nan-wen, "Questions diflSciles sur les
habits de deuil", par Jg ft Ts^oei K*ai vers 1200. Ouvrage
contenu dans la collection du S 9 \i\ M Yu-han-chan-fang.
8
90 APP. I. — biblioobâfhie.
50« H JM I 8an-li t^ou, "Tableaux des trois cérémonies", par ^
3K Tcheng Hium^ vers le commencement du I" siècle. Ouvrage
contenu dans la collection du S S lll ^ Tu-han-chan-fang.
SI. H !lk9k^ U Sang-fou pien-tch'ou t*ou, "Tableaux sur les
changements des habits de deuil", par $i ^ Ché Ts'e, vers
240. Ouvrage contenu dans la collection du £ S llj ^ ^^-
han-chan-fang,
53. M & lÊ. Sin-ting li, "Cérémonies récemment établies", par f^
iSk Lieou P^iaOy vers 230. Ouvrage contenu dans la collection
du 3E g [Il SF Yu-han-chan-fang.
53. H H il $ San-li i-tsong, "Sens fondamentaux des trois céré-
monies", par ^WL J& Ts'oei Ling-ngen^ vers 560. Ouvrage
contenu dans la collection du 3Ê ® [Il ^ Yu-hân-chan-fang.
54. j@ IB 9S 3SC Boen-li yé-wen, "Textes des salutations officielles
du mariage", par ^ ^ Tcheng Tsong, vers 120. Ouvrage
contenu dans la collection du ^ S il] ^ Yu-han-âhan-fang.
55. m ^ $ BR S ft Tsi-tchou sang-fou king tchoan, "Collection
des commentaires sur le livre des funérailles", par }[, ^ E^ong
Luen, vers 400. Ouvrage contenu dans la collection du S 9
lll J^ Yu-han-chan-fang,
56. ^ Jl Tsi-tien, "Institut des sacrifices", par Jg ffi Fan Wang,
ver 380. Ouvrage contenu dans la collection du 3l g| [Il j^
Yu-han-chan-fang.
57. ^ JB ISl 'M Koan-U yo-tche, "Bésumé sommaire des cérémonies
du mariage", par ^ j^ Ho Hieou, vers 200. Ouvrage contenu
dans la collection du 3i S lU H Yu-han-chan-fang,
53* ^ M Bom,'h "Cérémonies de la d3ma8tie des Han", par ^ JS
m Chou-suen Tong, vers 100. Ouvrage contenu dans la col-
lection du^^^JËHfJlEll Heou-tche-pou-tsou-tchai
ts^ong-chou
53* ^ V 41 ^^^ kieou-if "Anciennes cérémonies de la dynastie
des Han", par le môme. Ouvrage contenu dans la collection
du ^ ^ S^^ou-tche-pou-tsou-tchai ts'ong-chou.
60. 31 1^ 41 Han-koan t, "Cérémonies des mandarins des Han",
par le môme. Ouvrage contenu dans la collection du ^§Bi
Heou-tche-pou-tsou-tchai ts'ong-chou, et dans celle du -|* H
9 ^^1f Ohe-tvan-kiuen-leou ts*ong-chou.
APP. I. BIBLIOGRAPHIE. 91
^^' M lÊi$kW I-^^ tsi'Che, "Collection des explications sur les
cérémonies", par Lei Jon-hoeiy vers 1189. Ouvrage contenu
dans la collection du ^ j^ ^ $ Tsiu-tchen ts^ong-chou.
^2- lH ^ @ SI Han-koan kieou-i, "Anciennes cérémonies des man-
darins des ïïan", par ^ ^ Wei Hong, vers 180. Ouvrage
contenu dans la collection du îR i^ ^ ^ Tsiu-tchen ts^ong-
chou.
63. A H ^ Tou-li weriy "Questions sur la manière d'observer le
deuil", par ^"M & Ou Sou-kong, vers 330. Ouvrage contenu
dans la collection du DQ f^ S 4F Tchao-tai ts'ang-chou,
64. H ^ AS "Sll ^ San-nien fou-tche k^ao, "Becherches sur les
habits du deuil de trois ans" (deuil du père et de la mère),
par ^ ^ (^ Mao K'i'lin, vers 1640-1720. Ouvrage contenu
dans la collection du B8 'fÇ S tf Tchao-tai ts^ong-chou.
65. Jfâ H Ji® iS iSl rb sang-li-king tchoan, "Résumé des textes
du livre classique sur les funérailles", par ^J$'@' Ou Tcho-sin,
vers 1780. Ouvrage contenu dans la collection du BS fÇ SE
If Tchao-tai ts'ong-chou.
66. Si IB ^ }^ Hiang-li pou-wang, "Supplément des textes perdus
sur la cérémonie du banquet", par ^ ^ Tchou Kin^ vers 1742.
Ouvrage contenu dans la collection du B3 f^ S ^ Tchao-tai
ts'ong-chou,
67. fli ÏB lÈr '^ ^I-li A;o^-A;mfe*ao, "Becherches sur les cérémonies
anciennes et modernes du I-li", par $ fU 7C -^^ Tiao-yuen,
vers 1760, Ouvrage contenu dans la collection du |S ^ Han-hai.
68. JjB Él^ fô Se-li pien-svUj "Réfutation sur la banalité des qua-
tre cérémonies", par ^ 76 S l't Yuen-tch'oen, vers 1834. Ou-
vrage contenu dans la collection du ^ ffi ^ ]|( $ Ts'ing-
tchao-t^ang ts*ong-chou.
92
APPENDICE II.
LES NATTES U Wt fM long-siu si
par le P. F. Courtois, S, J. (tt ^ ^)
(Voir chap. VI, p. 41).
H a paru intéressant de rechercher quelle est la plante qui fournit
les nattes tl IS JS^ long-siu (sent) si.
Le Docteur Bretschneider, dans le Dictionnaire de Piry, p. 822,
traduit lH 1^ ^ long-siii ts'ai {ts'ri herbe, légume), par Asparagus
gihhus (Bunge). On est un peu étonné tout d'abord de voir sortir
d'une asperge des fibres propres à faire des nattes (1).
Perny, que, d'ailleurs, Bretschneider est le premier à déclarer
sans autorité en Botanique chinoise, s'accorde ici avec lui : il traduit
Asparagus falcatus par long-siii ts'ai, auquel il donne pour synonyme
3Ç n ^ t'ien-men tong, UAsp. falcatus (L.) est spécial à l'Inde et à
Ceylan; mais s'il s'agit de VAsp. falcatus (Benth.), c'est une plante
tellement voisine de VAsp. lucidus (Lind.) qu'elle s'identifie proba-
blement avec elle. Or Asp. hicidvs f.st commun sur tout le littoral de
la Chine'. Nous pouvon? ajouter que t'ien-vicn tong, d'après le texte
et une planche excellente du fjg îf^ ^ j^ [^ ■% Tche-ou-ming che-
t*(yii-k*aOy 1. 22, p. 9, est bien VAsp. hicidus (Lind.). Mais il faudrait
prouver que t'ien-men tong est synonyme de long-siu ts'ai.
D'un autre côté, le môme Bretschneider [Botanicon sinicum, part.
II, p. 273) nous apprend que *'de très délicates nattes fabriquées, dit-
on, dans l'intérieur de la Chine, sont vendues à Pé-king sous le nom
de long-siu si ; la plante f| ^ long-siu, aussi appelée ^ t| ^ che-
long tch'oUj est signalée dans le 2)s; !^ )|!| S Pen-ts'ao kang-mou,
comme plante à fabriquer des nattes". Or, d'après les déterminations
de Matsumura, n° 1198, le che-long tcKou est le Juncus balticus
(Detharting).
(1) Selon le 19 !^ îSî Po-ou-tchcy 3« siècle après J.-C, le t^ien-men tong^ qui
est une asperge, serait une plante piquante dont la racine, après ébnUition, fournirait
des libres textiles. Il y a peut-être quelque confusion dans ces renseignements.
APP. II, — LES NATTES LONa-SIU SI. 93
Consultons donc les botanistes chinois.
Le Pen-ts'ao kang-mou (fig. 533, et lib. 28, p. 21) décrit le long-
siu ts^ai. Ce n'est pas un Asparagus très certainement. Divers
auteurs européens ont cru y voir un Cyperus ou un Scirpm. Voici la
légende dont ^ }^ ^ Li Chc-tclietig accompagne son dessin : *'Le
long-siu ts'ai pousse au bord de la mer du Sud-Est, sur les pierres ;
il pousse en touffes, sans branches ni feuilles. -T. . on peut le faire cuire
et le manger [soit seul, soit avec de la viande] ; sa couleur est le blanc;
à son maximum do croissance, il a plus d'un pied". — Comme les Chinois
mangent à peu près toutes les herbes qui ne sont pas vénéneuses, au
moins à l'état de jeunes pousses ou de turions, ce texte ne lève guère
l'indécision de la figure.
Au livre 15 du môme ouvrage, fig. 174, nous trouvons le -Ç lH
^ che-loyig tch'oii avec une abondante synonymie : j| ^ loiig'-siu
(barbe du dragon), g| Hf long-sieou (ornement du dragon), f| ^
long-hoa (fleur du dragon),... }^> ^ Jiiuc?i-koan (jonc à suspendre?)...
H ï "^ .^ Si-icang-mou tsan ("épingle de tête de la dée'sse Si-ioang-
jjwu), etc. Il pousse dans les endroits où il y a des pierres et de l'eau;
on peut le couper et le lier pour en nourrir les chevaux ; les hommes
de (;u (le royaume de ^ Ou eut pour métropoles M ^ Ou-si et |^ jHI
Sou-tcheoii diiiis \o Kiang-tio II) en font dos nattes appelées Si-ioang-viou
si ou nattes de la déesse Si-iiang-viOLi (^ s/", nattes). Le* jji^ ^ ;$; ]^ jg
Chen Nong pcn-ts'ao kinj (herbier do l'empereur Chcn Novg, 2800 A-C)
identifiait déjà chc-long tcliou et long-siu ts'ao.
Le fig. 175 nous donne le g| ^ il^ loiig-tcKang ts'ao; d'après le
commentaire, il ressemble au. H^ loJig tcJiou; le î^|f| Eid ya l'appel-
le jl^Bl^ V^ ^^^'^ ^^^^ OM jonc des rats; au dire de H5 l^Koiu^p^o (I®*
siècle de notre ère), il est délié et ressemble au long-siuj enfin il peut
faire des nattes et le meilleur est celui de Chou (le Se-tcKoan actuel).
La figure suivante, 176, représente le jg *5* ]^ teng-sin ts*ao,
qui a pour synonyme ]^ ^^ {hoii-siu ts'ao, barbe de tigre). Un long
commentaire nous apprend qu'il pousse au Kiang-nan (le Kiang-si
actuel), dans les lieux humides, en touffes, qu.e sa tige est grôle et
ronde, et qu'on en fait des nattes — Au Chen-si on le fait bouillir, puis
sécher; alors on le brise et on en retire la moelle pour en faire des
mèches de lampe. — Il est hors de doute, si l'on jette les yeux sur la
94 APP. II. LES NATTES LONQ-SIU 81.
figure du Tche-ou-ming, lib. 14 p. 37, que le teng-sin ts*ao est un Jun-
cuSf et à peu près certain que c'est le Juncus effusus (L.). Cette con-
clusion est appuyée du témoignage du D'. Â. Ilenry, "Chinese names
of Plants", n* 450 (in Journal of the China Branch of the Boyal Asia-
tic Society, 1887)(1). Li Che-tcheiig ajoute: "C'est une espèce de long-
siu; seulement le long-siu est plus mince, moins long, et le milieu est
plein".
Ainsi le hng-siu, qui est semblable à tous ces joncs, doit ôtre
lui-même un jonc.
Le Euî ya, dont on vient de parler, nous conduirait au même
résultat, avec l'aide de commentateurs J|$ 3|| Kotio p'o, Jfl5 ^ Hing
ping, le R 3SC chxmo wen, le 1^ ^ H HF ^^ **^ ^*^>^ chou. Par-
mi les figures relatives aux plantes, les n°" 16, 52 et 150 sont tout à
fait semblables; la 1^^® et la 3*^ sont des joncs, et on nous dit, à pro-
pos des deux premières (|f Mi ^ V^ ^'^^^ *^^^^ \^^^ ^^s rats, et 2^
^ JE» c/io/oi4-<5'c), qu'elles ressemblent au Zongf-sm. Quanta la der-
nière, elle ressemble au ^ |B koan-lin, et celui-ci est une espèce de
jonc. Or Kœmpfer (Amœnit. exot. 900), cite cette plante ^ lin,
qu'il nomme Rin, comme servant à faire de très beaux tapis. Thun-
berg (FI. jap. 145) et Siebold (Synopsis pl-œcon. jap. 47) identifient
lin avec teng-sin ts^ao et avec Juncus effusus (L.).
Il y a, sans doute, pas mal d'imprécision dans nos textes, et non
moins dans les figures. Un seul ouvrage le Tche-ou-ming semble
échapper à ce reproche ; mais il l'encourt formellement en d'autres
passages (1. 11, p. 39, — 1. 21, p. 8...).
Néammoins on peut affirmer, semble-t-il, que le long-siu ts'ao qui
donne le long-siu si n'est pas un Asparagus; il pourrait ôtre un Cyperus
ou un Scirpus; plus probablement c'est un Juncus et alors ce serait
le /. effusus (L.), ou encore le /. Leschenaultii (Gay.), peut-être
le J, hufànÎAJbs (L.), mais pas le J, balticus (Deth.) qui n'est signalé
(1) Parker (môme Journal, 1S84), énumérant les plantes de la môme région,
(environs d*I-tch'ang, au jffbw-p^), fait du teng-sin ts'aole Scirpus scapularie (évidem-
ment pour 8c. capaularis Lour.), aux n<» 228 et 147. Mais le D*" Henry avait fait iden-
tifier ses échantillons à Kew. D est clair que teng-sin ts'ao signifiant la plante à faire
des mèches de lampe peut ôtre appliqué à des plantes différentes suivant ies lieux, et
môme, peut-ôtre, dans un môme endroit.— Parker, au n« 23 du môme écrit, définit un
Asparagus non spécifié : "A species of long-siu ts*ai".
APP. II. LES NATTES LONG-SIU SI. 96
par aucun auteur parmi les plantes chinoises (Debeaux, Fauvel^Henry,
Williams, Porter Smith, Parker, Bretschneider, les PlantaB Davidiansd,
etc.). Toute solution se heurtera à des difficultés d'interprétation
textuelle, et encore à cette autre, que les plantes signalées sont com-
munes, qu'elles fournissent des tapis vulgaires, et que le long-siu si
est une natte de luxe. Serait-il permis de supposer, malgré les textes,
que ce luxe est dû à un procédé spécial de fabrication ? Il faudrait
qu'un botaniste vît de ses yeux un atelier.
Le Jwncus effustbs n'est pas le seul à fournir des nattes au peuple
chinois; les autres joncs, diverses Cypéracées, quelques Graminées
comme le Bambou, le Phragmites communis (L.), et d'autres encore
sont mises à contribution en divers endroits. A Canton, par exemple,
le D'. Hance nous apprend qu'on utilise surtout le Cyperus tegetifor-
mis (Boxb.), et le Lepironia mttcronata (Eich). (Journal of Botany,
1879, p. 99).
Sur le nom long-siu^ barbe de dragon, ^ |5 T^'oei Pao (4' siè-
cle) nous explique que lorsque l'empereur f| ^ Hoang Ti (mort Tan
2637 A.C.) monta au ciel sur un dragon, ses ministres s'emparèrent
des moustaches de celui-ci. Ces moustaches plantées en terre ont
produit le long-sm.
96
APPENDICE III.
LES FOURRURES CHINOISES
par le P. F. Courtois, S. J. (ft ^ ^)
(V. chap. V, pp. 24, 25, 33).
En dehors des animaux cités dans le texte, on peut nommer en-
core les grands fauves, les Cervidés,quelques Singes. Lem's dépouilles
sont d'usage plus ou moins courant en dehors dos cérémonies.
Le Tigre habite, en petit nombre, il est vrai, toutes les montagnes
boisées de l'Empire chinois. Au Nord, vers Pôking, en Mongolie, en
Corée, sa robe est magnifique,variant d'ailleurs du brun noir au blanc
parfait. Une peau de tigre de Mandchourie vaut, dit-on, le double
d'une peau de tigre du Bengale.
Il y a plusieurs félins à taches en rosace : le Felis pardus (L.),
qui se trouve surtout dans le Sud, le F. Fontanieri (A. M.-Edw.), du
Tche-li et de la Mongolie, où les Chinois le nomment ^ ^ f) kin-
ts^ien paOf panthère à sapèques d'or, le F. irbis (Ehr.) que les Chinois
désignent sous le môme nom que le précédent, et qui est souvent ap-
pelé rOnce par les Européens, à tort. Il faut peut-être ajouter une
panthère à taches en triangles très effilés, nommée dans les environs
de Ealgan ^ ^ f) ngai-yé pao, panthère à feuilles d'armoise; quel-
ques chasseurs de ces parages disent aussi qu'il s'y trouve une pan-
thère noire, très rare, et qui n'est, probablement,qu'une variété atteinte
de mélanisme.
Le Loup, Canis lupus (L.) ||[,^ IS»'^^» tcVai-lang^ se rencon-
tre partout. L'abbé A. David cite un loup d'un gris presque blanc
redoutable aux hommes mômes, un autre jaunâtre, un troisième blan-
châtre à queue courte, et enfin une sorte de grand loup noirâtre,
appelé yé siou, et qui mangerait les loups communs (?) ; ce n'est sans
doutç pas un loup. Les autres semblent n'ôtre que des variétés du
AFP. m. — LES FOUBBUBBB 0HIN0I8E8. 97
Canis Itipus (L.). On voit chez les fourreurs de Chang-hai de belles
peaux de loup d'un blanc à peu près pur, avec quelques plages gris
de souris.
D'auiffes Carnivore^ sont peu utilisés, les Ours, par exemple;
leur poil est trop grossier. Il en serait de môme, sous la réserve d'une
remarque qui sera faite un peu plus bas, du splendide Ailurus fttlgens
(F. Cuv.), Panda, en chinois llj ;è JÉ chan-tche wa^ enfant de la
montagne, qui habite les deux versants de THimalaya et les monta-
gnes du Se-tch'oan,
Un certain nombre de Cervidés donnent des fourrures. Outre
VHydropotes iyiermis (Sw.) ou chevreuil de Oiang-hai, ^ tclumg, qui
vit sur les rives du Fleuve Bleu, et les cerfs, cervules et Panolîas mé-
ridionaux, on trouve soit dans les massifs de l'Ouest, soit dans les
régions septentrionales les Cervus mandchuricus (Sw.) et maridarimcs
(A. M,-Edw.)', ft^^ rmi'hoa lou, cerfs à fleurs de prunier, le Cerviis
xanthopygus (A. M.-Edw.), forme locale, semble-t-il, du C.elaphusÇL.),
en chinois ^ j^ 77ia lou, cerf -cheval, le C. py g argus (Pall.), f^ J^
'p'ao lou ou chevreuil de Tartarie, puis encore un Muntjac, un Ela-
phodus et enfin VElaphurus Davidianus (A.M.-Edw) m jffi mi lou^
B3 ^ fR ^^ V^^ smw^ (c.-à-d. cerf aux quatre notes incompatibles).
Ce dernier animal n'est ici que pour mémoire; car l'abbé A. David
l'a découvert confiné dans le parc impérial de ^ ^ ^ nan-hai-tse,
à une lieue au Sud de Péking, et, s'il faut en croire les journaux, ce
parc aurait été saccagé à fond en 1900. C'est une perte déplorable
pour la science; mais le commerce des pelleteries ne s'en est pas
ressenti.
Trois singes, le MacaciLS lasiotis (A. Gray), le M, thibetanus (A. M.-
Edw.) ^ ^ hoang heou singe jaune et le Bhinopithecics Boxellance (A.
M.-Edw.) ^^Jël kin-ts*ing heou singe brun doré, habitent des locali-
tés assez froides pour que leurs poils longs et bien fournis soient utih-
sés; ils sont plutôt rares. Un manteau fourré de Bhinopithecus Boxel-
lancB vaudrait,selon des connaisseurs chinois, trois à quatre cents taëls.
Arrivons aux animaux énumérés dans le texte.
SK &, hou li (pp. 24, 33). C'est, à Péking et en beaucoup d'autres
endroits, le nom générique du renard. Au Nord, on a signalé le renard
d'Europe, Vulpes vuîgaris (L.) et le F. melanogaster (Ch. Bon.) qui en
98 APP. m. — LBB F0UBBUBB8 OHIKOIBBB.
est, sans doute, une simple variété; au Sud, dans le Koang-tong et le
FoU'kien, d'où il remonterait jusque vers le Hoang-ho, c'est le Canis
houly (Sw.) ; sur les hautes collines du Fou-kieUf on trouve en outre
le Canis lineiventer (Sw.)- Mais d'après des renseignements que nous
ont fournis des correspondants de Ou-hou, Péking, Si-wan-tse (Mon-
golie chinoise), il faut comprendre encore sous la dénomination hou-li,
TÂdive ou Corsac, Canis Corsac (Pall.) fp JK cha Aott,renard de sable,
assez peu estimé des fourreurs, le Bâton, Nyctereutes procyonoîdes
(Â. Gray), % 9K ^^ ^^^i ^ ^ & hmo-tse U, tè^ ^ ho tse, et même
plusieurs chats sauvages, Felis manul (Pall.)i F. viverrina (Benn.)
peut-être les F, scripta, tristis et miorotis (A. M.-Edw.), tous désignés
plus ou moins vaguement par les noms chinois ^ Ih M J* li-tse, US
fj ^ mao pao tse, chat léopard, fft |^ f) ? teou ki pao-tse, léopard
voleur de poules, etc. On apporte de Bussie un jlc ffi ^'^ ^h renard
de feu, et de TOcéan glacial un ^ JK |S pé hou-li, renard blanc. Le
premier serait-il le Canis Caragan (Pall.)? ou le C rutilus (Pall.) ij>
ilC 0[ siao hong Îa7ig, petit loup rouge? ou enfin le Panda nommé
plus haut? Mais ce dernier ne vient pas de Bussie. Le renard blanc
n'est probablement que le Vulpes vulgaris en robe d'hiver ou affecté
d'albinisme.
I?> ^ K ^^1 tiaO'Chm (pp. 22, 33) est la zibeline, Mustela zi-
belina (L.) dont la fourrure d'hiver, en Sibérie, est grisâtre tirant sur
le noir; c'est la plus estimée. Mais il y a plusieurs variétés commer-
ciales, et même artificielles. C'est ainsi qu'on teint en bleu violet la
fourrure cendrée d'un certain tiao, pour en faire un |^ ^ tse-tiaot
zibeline violette. Ce "truquage" et quelques autres se pratiquent
aussi en Europe. Il est à croire également que, pour des raisons
étrangères à la science, et peut-être à la probité, on confond sous le
nom de tiao plusieurs unimaux très différents. Le tiao-chou, dit-on, ne
vaut que le tiers du tse-tiao, dont le prix est encore dépassé par le ^
^ t'ai-tiao, petit animal à poils épais et de belle couleur, tandis que
le Japon fournirait, à bas prix, un ^ |^ yang-tiao; mais ce dernier
mangerait des graines de pin, ce qui oblige à le chercher parmi les
Écureuils ou les Loirs.
^ Jg, hoei-chou (p. 24). Bemarquons que le caractère ® chou,
traduit par rat dans les dictionnaires, a un sens plus étendu et moins
Q, Ovv.'-ll-sAN-''^
AFP. m. — LSS FOUBBUBBS CHINOIS. 99
précis. Le chou est un mammifère assez et môme très petit, d'allures
vives, à poils soyeux et épais, à queue longue plus ou moins velue,
d'habitudes plutôt nocturnes, d'ailleurs Carnivore, insectivore ou ron-
geur. Putois, écureuil, taupe, rat, marmotte, gerboise etc., sont des
chou. Ce mot n'a donc pas d'équivalent français, et hoei-chou doit se j^ ^ ' |
dire : le chou cendré. Môllendorf (Journal of the North-China Branch
of the Eoyal Asiatic society, 1877, p. 58) l'identifie avec le Sciurus
Davidianus (A. M.-Edw.), et fait du fe S song-choUf chou des pins,
le Se. vulgaris (L.) var. nigra. Cela doit être vrai pour le Tche-li, mais
il ne faudrait pas généraliser; car song-chou désigne, suivant les
régions, le Se. Davidianus y le Se. Mac-Clellandi (Horsf.), le Se. chinen-
sis (Gray) et d'autres. Quant au hoei-chou^ son nom môme ne permet
guère de l'attribuer à l'une ou l'autre de ces espèces. S'il faut en croi-
re des renseignements reçus de Mongolie avec une belle peau de hoei
chou authentique, malheureusement sans queue ni pattes, ce serait le
petit-gris. On sait que l'écureuil d'Europe, Se. vulgaris (L.) présente
une assez grande variété de teintes ; une de ces races, du Nord de
l'Europe et de la Sibérie, se revôt, en hiver, d'un costume gris ardoisé
ou gris d'argent, qui constitue le petit gris. Le hoei-chou du Musée de
Zi-ka-wei est d'un gris cendré uniforme avec une ligne dorsale inter-
rompue d'un fauve rougeâtre léger, la face d'un roux plus accentué,
les pinceaux auriculaires d'un beau noir et la partie inférieure du
corps d'un blanc de neige très pur. On confond péut-ôtre aussi avec
le hoei-chou d'autres animaux plus ou moins semblables : le Souslik
de Mongolie, Spermolegus mongolieus (A. M.-Edw.) ^ S hoang-chou,
sorte de marmotte de la taille d'un écureuil et qui chante comme un
oiseau, un autre Souslik, Sp. EversTnanni (Brandt), des Zocors ou
rats-taupes, Siphnevs psilurus, Siph. Armandiy Siph. Fontanieri (A.
M,-Edw.) etc., en chinois @^ ^.hia lao-chou, rat aveugle, des Ehi-
zomys, peut-ôtre môme des Gerboises : Dipu^ jaculus (Pall.) Dipus
annulatus (A. M.-Edw.) 1^5 M t'iao-chou, chou sauteur, malgré leur
petitesse.
JS Mt in-chou (pp. 24, 33) représente l'Hermine, Putorius her-
minea (Less.); la plus belle est celle de Sibérie, entièment blanche en
hiver.
IR S fei-ehou, (pp. 24, 33) chou volant. Nombre de Chinois
anciens et actuels entendent par là la chauve-3ouris, autrement H
lu^
100 APP. ni. LES POURBURBS CHINOIBflS.
pien-fou. Mais fei-chou signifie encore, et c'est ici le seul sens accepta-
ble, un Écureuil volant. On connaît, on Chine, les Ptcromys xanthipes,
alborufiLS ot vielanoptenis (A. M.-Edw.); il semble inutile de songer
aux espèces méridionales; mais on pourrait ajouter, de la Sibérie, le
Polatouche, Sciuropterus volans (P. Cuv.)
^ fH Mi-long (p. 33), dragon marin. Malgré l'autorité de M61-
lendorf (loc. cit. p. 53), qui fait de luûAong un synonyme de ^ !£
hai'Vay loutre marine Enhydris nuirina (Schr.), il ne paraît pas douteux
qu'il s'agit d'un Phoque, soit le Veau marin CallocepJuilus vituîinus
(F. Cuv.)i soit le PJcoca (Caîloceplialus) nanivinlaria (Schl.), du Japon,
soit un Phoque qui existe, dit-on, dans la Baïkal, soit plus probable-
ment encore un Otarie, v. g. l'Ours marin Arctocephalus ursirius
(F. Cuv.) ou le Lion marin, OtarUi btclleri (Tem. et Schl.). Cette
supposition s'appuie, en particulier sur l'abouJance du poil que les
fourreurs et les ouvrages chinois reconnaissent au hcii-long^ et sur
l'existence de petites oreilles que lui attribue, entre autres, le ^ Z^f* ®
san ts'ai l'on (aux synonymes de hai-t'a dont la figure est bien celle
d'un phocidé). Les Phoques proprement dits sont dépourvus d'oreille
extérieure.
f^ ^ sao-chou (p. 33). Le caractère J^ est mis ici pour JÇsoo
balayer. L'animal ainsi désigné est le Ji[ ^ ou j@ S- M sao-sué.
sao-sué choUf chou balayeur de neige (avec sa longue queue), qui n'est
autre que notre Fouine Martes foina (L.). Sa peau est belle, et coûte
pr.esque un taël sur la place de Si-wan-tse; c'est dire qu'elle n'y abon-
de pas. Le môme nom désigne peut-être, en outre, le Putorim Fort-
tanieri (A. M.-Edw.), le Put, Eversmanni (Gray), le Mustela sibirica
(PalL). Cette dernière, assez commune dans toute la Chine, fréquente
les lieux enclos et les maisons, détruisant serpents et rats; c'est à elle
que s'applique surtout le nom ^ Si ^ hoang-chou lang. Il y a encore
d'autres Putois au Sud et à l'Ouest.
M & t'a-p'i (p. 33). t'a est une loutre. La Loutre d'Europe,
Lutra vulgaris (Jj) BQ iroxiwe dans le bassin de l'Amour; dans une
bonne partie de la Chine, surtout vers le Sud, on a la Lutra chinensis
(Gray) ; c'est elle que les Chinois nomment tJC IK choei-fa et qu'ils
estiment le moins, comme fourrure; ils la dressent fréquemment à la
pêche. Le jt^ H^ hai-t'a est la Loutre marine Enhydris viarina
APP. III. — LES FOURRURES CHINOISES. 101
(Schr.), fourrure extrêmement belle et devenue très rare. C'est pour
cela, sans doute, que les fourreurs appellent hai-t'a des Loutres d'eau
douce pas trop différentes àeVEnhydris. L'une d'elles vit dans le Ya-
lou; la plus estimée est le U J3J m si-tsarig t'a^ loutre du Tibet, des
frontières occidentales de l'Empire.
^ffillSK ché'li'Suen (p.25). Ces caractères ne se trouvent pas dans
les Lexiques; on a donc affaire à une expression exclusivement parlée,
"colloquiale", ce qui rend impossible une recherche dans les livres
chinois. Selon Piry (Dictionnaire, p. 806), '-une fourrure du genre
loup se vend sous ce nom à Pôking ; l'animal est, dit-on, un hybride
entre le singe et le loup (?)". Le (?) est superflu. D'autres disent "un
hybride entre le loup et le renard", ce qui se rapproche au moins un .
peu de la vraisemblance. Enfin on nous écrit que c'est une sorte de-
renard des environs de Kalgan. A Ou-hou, ché-li-suen est aussi appelé
M ^ & nia'7iao-p'ii peau d'agate; sa couleur est le jaune* cendré; les
poils huileux et grossiers en font un vêtement peu distingué. Est-ce
un blaireau ? Mais ché-li (distingué de ché4i-suen) à Ou-hoUy et ché-
li-suen à Péking se présentent sous trois colorations, grise plus ou
moins noire !^ ^ ^ ts'ao ché-li, rouge J^ ^ ^ wa ché-liy et blan-
che i^ ^ ^ yang ché-li ("noir comme fer, blanc comme neige, rou-
ge comme feu" nous écrit-on élégamment de Péking). C'est une peau
très rare et très chèro. S'il s'agit d'une espèce réellement définie, on
ne peut guère songer qu'au Renard bleu ou Isat'fs, Canis lagoptis (L.),
qui suivant l'âge, le sexe et les saisons est d'un noir presque pur, d'un
gris roux, entièrement blanc, ou d'un gris cendré bleuâtre qui est la
teinte la plus appréciée. Mais Kalgan n'est pas la patrie de V Isatis y
qui ne paraît guère au-dessous du 60° de latitude Nord; il n'est qu'un
entrepôt de cette fourrure. Cette identification est rendue presque cer-
taine 1° parce qu'un commerçant de Chang-hai nous a cité une robe
fourrée de cette peau, qui s'était vendue 600 taëls, et une autre 1400;
2° parce que le même commerçant expliquait que le renard en ques-
tion d'abord blanc, passe au gris puis au rouge, et enfin au noir, con-
fondant,5comme onjVoit, et même renversant un peu l'ordre des
colorations, s'il est vrai que les vieux mâles seuls soient d'un blanc
pur. Mais cette confusion doit être paise sur le compte de la distance
qui sépare Chang-hai de la Mer Glaciala; 3° parce que, de Mongolie,
102 APP. m. — LB8 F0UBBUBB8 GHIMOISBB.
on nous écrit qiie le ché-li est inconnn, & Tétat vivant, dans cette
contrée.
^ Jft tchou p%, ]^ Jl li ts*ao-chang choang, givre sur l'herbe,
(pp, 24,25,33) Le tchou p*i serait la toison de jeunes agneaux, blan-
chie et frisée par l'industrie; cette fourrure est commune. Mais il
paraîtrait qu'elle n'est qu'une imitation du véritable tchou-p*i. Celui-
ci serait importé de Mandchourie, suivant les uns, ou môme d'Europe
suivant les autres qui le nomment encore ff" S ¥ ts*ing-tchong yang;
on dit aussi qu'il se confond avec le ts'ao-chang choang, lequel est de
Mongolie. Ces témoignages concordent assez imparfaitement; ils se
rapportent sans doute & plusieurs animaux, moutons, chèvres, antilo-
pes : mouton d' Astracan, chèvre du Tibet, Nahoor, Argali $ ^ 'p'an-
yang, Ovis jubata (Pet.), Antilope (Nœmorhedus) caudata (A. M.-
Bdw.), Antilope gutturosa (Pall.). Cette dernière antilope, ^ ^ hoang-
yang, chèvre jaune, présente des variétés assez blanches. Quant à
V Antilope caicdata, son nom chinois ^ :^ tsHng-yang, s'accorde avec
la préférence signalée par tous pour les yang & couleur ^ ts'ing, c'est
& dire d'un noir brunâtre
Hi ^ (IR) & tse-mao pH (p. 24). C'est, dit-on, un chat sauvage
noir qui se rencontre en Mandchourie et au Ghen-si. De fait, il y a,
dans les boutiques de Chang-hai, des fourrures de ce nom, d'un beau
noir, & poils fins et lustrés, qu'on attribuerait volontiers & un chat.
Le caractère ff^, violet pourpre, semble indiquer pourtant une nuance
moins foncée. Les documents reçus ne permettent guère d'en dire
davantage. Leur imprécision provient, en partie, de ce que |Ç H yé-
mao désigne soit un chat sauvage, soit un lièvre, le LepiLS tolaï (Pall.)
dans le Nord, le L, sinensis (Gray) dans le Sud.
Pour rédiger cette note, on a mis à contribution les livres chi-
nois: 1S M ^^^ y^* H ^ H ^^^ ^s'ai fou, ^ !$ H ^^o ^^^ ^'o^t
>t$ ^ Ai 9 ^en ts*ao kang mou, iST ^ H 4F ^^^ou kin t'ou chou
etc., les ouvrages européens sur la Faune mammalogique chinoise,
surtout les Voyages de l'abbé A. David, les publications de A; Milne-
Edwards, Swinhoe, Gray et MôUendorf, et enfin des commerçants
chinois de différentes régions. Ces derniers ont été d'une extrême
complaisance; malheureusement des commerçants ne sont pas tou-
jours des naturalistes. Les fourrures môme qu'on peut voir à Chang-
APF. III. — LES F0UBBUBB8 CHINOISEB. 103
hai ont été apprêtées, maquignonnées, teintes : ce sont des produits
marchands : on ne peut plus décider sûrement de quels animaux elles
viennent. La fourrure d'une robe, par exemple, se composera de
morceaux dont le plus grand est couvert par la main étendue; il est
probable que plusieurs' espèces ou variétés zoologiques ont fourni
quelque partie de cette mosaïque. Songeons d'ailleurs qu'en Europe,
on fait du castor et de l'hermine avec du lapin. Ces réflexions excu-
seront, en partie, ce qui est ici visiblement incomplet et vague.
104
APPENDICE IV.
SOIE ET SOIERIES CHINOISES
par le P. P. Courtois, .8. J. (^ ^ ^)
(V. chap. V, pp. 22 et 83.)
On sait que la Chine est la patrie d'origine du mûrier Morus alba
(L.) et du ver à soie Bombyx (Serica/ria) mori (L.). Les vieux auteurs
chinois, non suivis en ce point par Se Ma-tsien^ font remonter l'art
d'élever les Bombyx et de tisser .la soie à j(j| H Lei-tsou (du royaume
de 5^* ling), femme de Jjf ^ Hoang-ti {2100 A. C). Le # jR Chou-
king au chapitre J^ ^ Yu kong (tribut de Yu, vers 2200 A. C), cite
plusieurs provinces qui fournissaient en tribut de la soie, soie du mû-
rier cultivé ^ sang, et du Bombyx ordinaire S ts'an, et aussi soie
du mûrier sauvage ^ yen, celle-ci dans le Chan-tong, celle-là dans le
Chan-tong, le Chen-si, le Ho-nan, une partie du Hou-pé et le nord du
Eiang-sou. Plus tard, peut-être aux environs de l'ère chrétienne, on
utilisa les cocons d'un ver qui se nourrit des feuilles du chône : c'est
VAntherœa Pemyi (Guér.-Mén.). Cette dernière industrie, longtemps
monopolisée par le Chan-tong et le Liao-tong, fut introduite au Chen-
si vers 1700 et au Koei-tcheou vers 1740 (P. C).
Peu à peu, par la route de l'Inde et de la Perse, les tissus de
soie, comme objet de haut luxe, puis le mûrier blanc et le bombyx
pénétrèrent dans les contrées riveraines de la Méditerranée, à Constan-
tinople, vers le VI* siècle, en France, sous Saint Louis, vraisemblable-
ment.
Aujourd'hui la Chine récolte par an 11 à 12 millions de kilo-
grammes de soie grège (c'est-à-dire simplement dévidée du cocon),
valant 300 millions de francs, soit un peu moins de 27^ le kilog. ; le
Japon la suit de près et menace de la dépasser (8 millions et demi — ou
davantage — pour 260 millions ou près de 29^ 60 le kilog.); l'Italie
(3 millions de kilog.) et Tlndo-Chine (plus d'un million de kilog.)
comptent encore parmi les sérieux producteurs de soie; les autres
nations fournissent de faibles quantités. La Franoe, par exemple, est
APP. IV. SOIE ET SOIERIES CHINOISES. 106
descendae à 600 mille kilog. Mais la soie espagnole est cotée 37''.ôO,
la française 41^.60 et Titalienne 43^'.30.
L'infériorité commerciale de la soie chinoise ne tient pas aux
cocons, car les races de vers du Tché-kiang et du Eiang-sou rivalisent
avec les meilleures de France (1), mais à des procédés défectueux de
dévidage (triage imparfait ou nul des cocons, guindrage trop haut,
d*où une torsion faible, inattention des ouvriers à éviter les **bou'
chons"). Un exemple fera comprendre quelle perte en résulte. Les
soies tussah (soies du chêne) valaient à ^ 5^ Tche-fou, en 1885, de
11^.60 à 13''.50 le kilog. ou bien 30'^, selon qu'elles provenaient du
tirage indigène ou bien des machines européennes mises aux mains
des Chinois. (Ce renseignement et plusieurs autres sont tirés d'un i
très savant et très intéressant ouvrage de M. A. Fauvel: Les Sérici- \
gènes sauvages de la Chine y p. 142). Il y a, d'ailleurs, des marques !
chinoises excellentes. l
En plus du Bombyx mori, le mûrier nourrit des vers à soie sau-
vage, des Theophila, un Bondotia et d'autres, sans doute. La quantité *
de soie ainsi obtenue est insignifiante. Le Satumia Atlas (Walk.)
fournit, aux environs de Canton, quelques étoffes assez grossières,
mais solideB; dn Satumia pyretorUm (Westw.) on recueille quelque
20 000 kilog. de soie, et 2 à 3 mille kilog. de fil à pêcher, que des
spéculateurs revendent en Eunope sous le nom de crin de Florence.
La soie de VActias Selene (Hubn.) est forte, élastique et tenace; on
ne l'utilise pas, du moins à Chang-hai. Sur l'Allante, vulgairement
Vernis du Japon, Ailantus glandulosa (Desf.), J| ^ tcKeou tcKoen,
et sur le Poivrier de Chine (le Fagara du P. d'Incarville), Zanthoxylon
piperitum (L.) ^ |^ hoa tsiao, vit le Philosamia Gynthia (Drury).
A rencontre des indications données par des Chinois à M. Fauvel
(op. cit. p. 76), nous pouvons témoigner que le ver du Zanthoxylon
ne descend pas dans le sol, mais fait son cocon sur la feuille même ;
il est, de plus, bivoltin, à Zi-ka-wei tout au moins. Le ver de l'Ailan-
te produit une certaine quantité de soie en Chine et surtout dans
(1) Ces exceUentes qualités des cocons chinois sont dues à une sélection sévère
exercée dans les districts qui s'occupent spécialement du grainage,et aussi à l'interdic-
tion de faire deux éducations par au. Cette interdiction se trouve dès le XI^ siècle A. C.
dans le JH jH TcheMi li,, chap. "5 flf ^''^ Icoan. On sait que les races bivoltines donnent
une soie inférieure.
9
106 APP. IV. — aon mr soiBBon
l'Inde. Quant & la fameuse soie noire, jR K M m, récoltée sur Zan-
thoxylon dans les monastères du Lo-chan^ au Chan-tong» personne
depuis un demi-siôcle n'a pu en voir le moindre échantillon. H faut
rayer de la liste des séricigènes le Bràhmea îunulata (Mén.) et le
CluBrocampa japonica (Bdy.) qui se ohrysalident à nu dans la terre (1).
La seule soie sauvage d'une réelle importance est celle que Ton
récolte sur le chône, comme nous l'avons vu plus haut (p. 104); elle
peut être évaluée à 1 600 mille kilog. au moins. Toutes les soies sauva-
ges, tussahf poncées, en chinois |K M ^^ tcVeou, 3^ Hi t*ien se etc.,
sont inférieures comme ensemble de qualités à la soie proprement
dite. On les emploie parfois concurremment avec les déchets de cette
dernière (bourre extérieure ou blaze, veste intérieure ou telette, cocons
percés, mal venus, efcc.) à fabriquer des étoffes qui imitent bien la
peau de loutre, des peluches, des foulards, des velours.
Le tissage s'opère, en Chine, absolument comme en Europe :
mômes engins, mômes procédés, mômes combinaisons, à la réserve,
bien entendu, des machines compliquées et de précision que nous
avons inventées depuis un siècle et demi. — On pourra consulter sur les
métiers et les procédés l'ouvrage chinois jR0[^# Nong tchen ts'men
ehou composé par |^ :% fiF Siu (Zi) Koang-k'i, le grand ministre de
de l'Empereur E^ang-hi. Les figures en ont, du reste, été reproduites
au second volume de du Halde. Les détails techniques concernant les
difiEérentes combinaisons de fils (armures) qui donnent toutes les sortes
de tissus se liront, par exemple, dans le S iS^ $ IH ^«^'^^ sang tsoei
pien (Hang-tcheou, librairie officielle 1898). Toutes nos armures s'y
trouvent, armures simples, taffetas ou toile, sergé, croisé, satin, — ar-
mures composées, — armures factices, ou à dessins. Le fil de chaîne^
qui doit être très résistant pour subir les frottements du «peigne», est
préparé avec soin, tordu, et généralement de soie «cmte» ou «décreu-
sée» (débarrassée du grès et du cément au moyen de l'eau bouillante) ;
tous les brins peuvent être semblables, ou bien variés de grosseur et
de torsion. La trame est presque toujours de soie «ortie»; mais le fil
est fin et tordu fortement ou bien large et lâche; parfois il y a 2 ou
(1) Le Bràhmea lunuUUa vit sur le 2»^ H tong tsHng, Ligtatrum'ltiddum (Ait.);
nous avons élevé le Chceroecmpa-swc des Cisens et des PineUia; nous doutons qu'il
vive sur le Camphrier.
APP. IV. — SOIB IT SOOBBIBS OHINOI8B8. 107
plnsieurs navettes chargées de fils différents; le tissu sera pins ou
moins serré suivant les espacements des fils de chaîne et suivant que
le peigne bat plus ou moins à fond les fils de trame, les «chiitesy^f selon
le terme du métier ; enfin U y a les apprêts et certains tours de main
qui peuvent modifier Taspect de Tétoffe, et les dessins les plus com-
pliqués peuvent être enchâssés dans la plupart des types d'armures
pour donner les ^faqonnésn^, les soies fleuries, disent les Chinois. Bro-
chés, velours, damas, brocarts (1) sont familiers à l'industrie chinoise;
le brocart, au lieu de fils d'or ou d'argent, se contente, en général, de
fils de soie recouverts de papier doré.
Malgré le silence des livres, il est certain que dans beaucoup
d'étoffes de soie, il entre du coton; et comme la soie est très hygro-
métrique et se charge facilement de diverses matières, l'ingéniosité
falsificatrice des Chinois semble s'ôtre exercée tout spécialement sur
cet objet.
Nous manquons de compétence au point de vue commercial.
Bappelons seulement que la Chine exporte la moitié de ses soies grè-
ges, et que Lyon fabrique annuellement des soieries pour plus de 400
millions de francs. Qu'arriverait-il le jour où les manufactures chinoi-
ses outillées à l'européenne, emploieraient toute la matière première à
leur portée et jetteraient chaque année sur le marché pour plusieurs
milliards de tissus? Il est vrai que, pour le moment, le Chinois semble
aussi médiocre industriel qu'il est merveilleux commerçant.
Disons maintenant quelques mots des sortes de soie énumérées
dans le texte (p. 33).
iK Wk 5^^ tcheou est un satin, satin de 7, selon l'expression
technique, c'est-à-dire que le fil de trame passe successivement sous 1
et sur 7 fils de la chaîne;les fils de la chaîne sont alternativement gros
et fins, ce qui donne à la surface un aspect ondulé; la largeur est de
18 pouces chinois -^ ts'uen, ou 60 cm. environ. Les Chinois tiennent à
ces **îaizes" auxquelles ils sont habitués : c'est une indication dont le
commerce étranger doit tenir compte. Cette étoffe se fait en uni et
en façonné.
(1) Le brocart H kin a-t-il été inventé par le duo de Tobeou (Xlle sièole A. C.) ?
En tout cas le caractère M se trouve dans le ^jg Ohe-kinÇf <^^MA. che-jen (57« du
9 Jg^ kouo-f<mg)t attribuée au règne de ^ £ P*ing*wang, 750 A. C.
108' AFP. IV. — 80IB BT S0IBBIB8 0HIN01BB8.
D^ lA ning tch'eou tire son nom de la ville ^ ^ ^ Hai-ning
tch'eou dans le Tohé-kiang ; mais on en fabrique aussi au 8e-tch'oan.
Le ning tch'eou du Tché-kiang, ^ |i W lA P*^^ ^^ ^^^^ tch'eou, est
un satin de 5; la chaîne est en soie ouite» liei trame en soie crue; la
largeur est de 24 pouces, approximativement 80 cum et comporte
9 600 fils, ce qui fait & peu près 120 au cm. C'est donc un tissu très
étoffé, n se fait, comme presque toutes les sortes de soieries, en uni
et en façonné.'— Le ning tch'eou du Se-tch'oan, Ht M Ht M ^^^^ ^^
ning tch'eou, n'en diffère guère que par la largeur un peu moindre, 22
pouces, et par la trame qui est quelquefois de soie cuite ; la texture
est aussi un peu plus fine et plus serrée, puisque la chaîne contient,
quand môme, 9 600 fils, au mininum. On voit que si les Chinois ju-
gent la soie au poids, ils savent aussi l'apprécier d'après la finesse.
)l Ife ^^f^ tch'eou, soie de tribut ou d'offrande (à l'Empereur).
Elle ne paraît pas distincte des deux précédentes; tout au plus reçoit-
elle, étymologiquement une fabrication plus attentive. La longueur
réglementaire des pièces est alors de 22 pieds.
Ht ^ toan tse (p. 22) est le nom générique des satins; le y 4^
Ht mopen toan y rentre donc à titre de variété; c'est un tissu façonné
ou à dessins. On peut y ajouter le E Ht pa toan, tissé presque exclu-
sivement au Se-tch'oan; c'est un satin de 5; les pédales qui comman-
dent les déplacements des fils de chaîne sont attaquées en rang, en
allant d'abord de gauche à droite, puis en revenant de droite à gauche.
n n'y a que 8 000 fils de chaîne pour une largeur de 22 pouces; cela
donne une étoffe plus légère et d'un prix moindre que les précédentes
pour les robes de cérémonie. Le ^ % Ht hoan hoa toan lui est iden-
tique, excepté que les pédales sont attaquées d'abord en allant vers la
droite 2 fois de suite, puis vers la gauche 3 fois.
1f^ cha représente la gaze, en armure taffetas, mais à fils très
espacés, d'ailleurs de bonne qualité et solides. Chaque fil de chaîne
est à 2 brins qui s'entrecroisent entre deux **duites" consécutives; en
battant les duites avec le peigne d'une manière inégale, suivant cer-
tains rythmes, et en apprêtant diversement les fils de chaîne, on
obtient des effets variés.
Le taffetas m ^ tcheou tse peut être, comme la gaze, plus ou
moins orné, et ses nombreuses sortes ont des noms différents.
APP. IV, — SOIE ET SOIERIES CHINOISES. 109
^ % Él^ li(^f^ cha est une gaze uniformément transparente, ce
qui n'exclut pas, toutefois, quelques ornementations.
Le {|[ i|$ tche cha est une gaze de soie pure dont les dessins
s'enlèvent en clair sur un fond plus serré et moins transparent.
Quant aux ^ iS^ ko cha et ^ 3^ A;o tcheou, ce ne sont pas des
étoffes de soie; la plante qui les procure, ^fco, ItH H ko-teng, Puera-
ria Thunhergiana (Benth.) est une Légumineuse-Papilionacée vivace
dont la racine sert de légume en Chine et dont la très longue tige
ranpante et grimpante abandonne, après rouissage, des fibres textiles
d'une grande solidité.
Le >9I X 1^ Il )!§ koang-tong tou-lou-ma est un tissu de chan-
vre oii de ramie, fabriqué, comme son nom l'indique, dans la province
du Koang-tong.
La teinture s'applique à la soie avant ou après le tissage, et cela
encore différencie certaines étoffes. Nous ne dirons rien des matières
tinctoriales ni des procédés de leur application à la soie; elles provien-
nent surtout des végétaux et sont tenaces. Cependant on peut les en-
lever, en s'y prenant bien, témoin ce petit trait donné ici pour finir,
comme simple curiosité. Une robe avait été teinte en rouge à l'aide
des fleurs du j||n % hong hoa, Carthamnus tinctorius (L.) ; son pro-
priétaire, très longtemps après, voulant la faire teindre en bleu, on
enleva et recueillit d'abord le rouge, et comme cette couleur est de
haut prix, la quantité qu'on en retira fit plus que couvrir les frais de
la teinture en bleu: le propriétaire de la robe reçut la différence. Rien
de semblable n'arrivera aux couleurs d'aniline.
INDEX ALPHABÉTIQUE.
(Les chiffres wahes indiquent les pages; les chiffres romains indiqtient tes pUmches).
(Les chiffres en caractères gras indiqtient les passages les plus importants).
— «i j» e m —
Adieux. 72, 74.
Âge. 52, 83.
Agnean. 83, 102.
Ambassadeurs. 44.
Année (Cadeaux de nouvelle). 60 seq.
— (Salut de nouvelle). 10 (PI. VIII),ll, 48.
— (Visite de nouvelle). 54, 58, 5&.
Anniversaire de naissance. 11, 48, 60, 63.
-. de décès. 88.
Apprenti saluant son patron. 13.
Asseoir (Manière de s'). 3 (PI. II). Cas où
l'on peut s'—. 18.
Assiettes. 71.
B
BacheHer. 21 (PI. XIV).
Banquet. V. Bepas.
Barque. 37, 38 (PI. XXVI), 40 (Pl.XXVII).
Bâtonnets. V. Tchou.
— d'encens. 67.
Bibliographie. 85 seq., 102.
Bibliothèque. V. Ohour-fang.
Boire (Manière de). 72. V. Thé, Vin.
Bottes. 20, 26 (PI. XVIII), M.
Bougies. 15 (PI. XI), 67.
Bouillon. 78.
Bourse. 35 (PI. XXV).
Bouteilles. 71.
Bouton. 24 (PI. XVI), 25 (PI. XVII), 36. V.
Globule.
Boutonner les vêtements. 36.
Bouts-rîmés. 74.
Bras pendants. 58.
Briquet. 40.
€
Cabinet de travail. 37.
Cache-nez. 36.
Cadeaux. 48, 00 seq., 79, 80.
Calotte. 36, 71.
Canapés. 39, 41 (PI. XXVIII), 42, 43.
Carte de deuil. 81 (PI. XXXVI).
— de visite. 2,i8 seq.,56,57,62 (P1.XXXIII),
64 seq., 80; pochette.
Cassolette. 67.
Ceinture. 28 (PI. XX), 33, 82.
Cercueil. 78 (PI. XXXV), 79, 81, 82.
Oha è^22,25, 108.
Chaise à porteurs. 44, 45 (PI. XXIX), 47
49, 61, 68, 74.
Chaises. 39, 40, 42.
Chambres. 37.
CAonJi. 35 (PL XXV).
ChandeUers. 15 (PI. XI), 43, 67.
Chang-se JL ^. 50.
Cha/ng-t^a/ng Jl ^. 73.
Chang-tch'a Jl 3t. 73.
Chang-tchouo Jû ^. 71.
Chao-hing JR :R. 74.
Chapeaux. 20 seq., 43, 54, 61, 71, 80.
— de cour. 26, 33.
Chapelets d'honneur. 36.
Chat. 102.
Chauve-souris. 99.
Che-mientcho Ç JR» 40, 41 (Pl
XXVIH).
Che-t'wi Ç $. 40, 41 (Pl. XXVIII), 42.
Ché-U-suen i& M gg. 26, 101.
Chen-Um $|î ]È' 79.
Cheng-kHiten ^ ^. 74.
Oheng-koan jy ^. 27.
Cheou H. 11, 12 (Pl. IX).
Cheoti-kin ^ ift. 57, 62 (Pl. XXXIII),
73,74.
Oheou-U IV jm. 60.
Oheour4ing tsouo-tsa koan W f| ££ ^
'ET. 13.
Cheou^mien 9 S* 60.
0?ieour-pen ^ >Sp. 50.
Cheou-tiao 5 ^. 82.
Gheotu-tsH *fi* «<b. 82.
Cheval. 47.
Chien. 25.
Ohoei-kotu) !3|C JK- 70.
Chou ^.24, 96 seq.
Ohour-fa/ng ff J|. 37, 40 (Pl. XXVII).
Cierges. 79.
Col, ooUet. 28 (Pl. XX), 8f .
112
INDBX AIiPHABÉTIQUE.
CoUier. 27 (PI. XIX).
Colonnes. 38 seq.
ConfuciuB. 19 (PI. XIII), 20.
Conversation. V. Formules.
Convives. 66 seq.
Coton. 22, 49, 107.
Conpe. V. TneoU'teh*<mg.
Conssins. 40, 41.
Crachoirs. 89.
Cuillers. 72.
Cuir. 41.
Culottes. dC.
Cuvette. V. Aften-^'en.
Décret. V. Èdit.
Demandes au visiteur. 52. V. Formules.
DesBçrt. 58, 70 seq. Y. Goûter.
Deuil. T7 seq.
Dîner. V. Repas.
Docteur. 24 (PI. XVI).
Domestiques. V. Serviteurs.
Doublure. 29, 30.
Drap. 22, 29, 36, 40, 44, 79, 80.
£
Écureuil. 24, 33, 99.
Êdit impérial. 11, 16 (PI. XII), 20.
Élève saluant son maître. 8 (PI. VI), 13, 15.
Empereur : salutations. 11, 14.
— : tablette. 11, 14 (PI. X).
— : édit impérial. 11, 16 (PI. XII),
20.
— : ne pas s'asseoir devant lui. 18.
Encens. 67, 79.
Enveloppe. 66, 82.
Eul-i*ang IL S* 36.
EuUHng H ||. 40 (PI. XXVH).
Eul'taH H -fc. 82.
Eul-yé H î|. 2 (PI. I), 7 (PI. V), S, 48,
49, 61, 65.
Éventail. 85 (PL XXV), 36.
F
Faiirt'ai ^ iK* 9.
Fang ou J$ %. 39.
Fang sieou Xf W* 29-
Fang t'ai ^ S- 39.
Fang-tchang hong Jfc 3t fil* 50.
Fang-t'eou Mué ^ ^ fft. 20, 26 (PI.
XVni), 34.
Fang tcho ^ ^. 89. . .
Fauteuils. 89, 41, 42.
Fauvel. 95, 105.
F«i'choii pH ^ A ^* 24, 88, 99.
Femmes : salutations.l7; habits de deuil.g^ .
Fen-che 'w Jt* 78.
Festins. V. Repas.
Fleurs. 38, 89, 48.
Fong-tai # ^. 66.
Formules de conversation. 51 seq.
— d'invitation. 66.
— de remerciements. 64.
Fou-cheau fRf m* 6.
Fou-» Hmi. 79.
Fou-mou ^C "9' 14.
Fou-ioen |h H* 81 (PI. XXXVI), 82, 83.
Fourrures. V. Peaux.
Friandises. V. Dessert.
Fruits. 71, 75.
Fumer. 73.
Funérailles. 22, 24, 60, 77 seq.
Gaze. 22, 33, 168.
Génies. 39.
Globule. 34.
Goûter. 58, 58, 73, 75.
Gouverneurs. 13, 15, 18, 22, 27, 44.
Gratifications. V. Pourboires.
Groot (de).84.
Habits de cérémonie SO seq., 54, 56, 80.
— de deuil. 82.
— : boutonner. 36.
Hai'long f$ f|. 33, 100.
Ha7i-hin Â^ rft. 28 (PL XX), 34.
Han-tch'oan 4^ )|Bf. 37, 40 (PL XXVH).
Heou-^ou koan ^ flB ^. 2 (PL I).
Hermine. 25, 83, 44, 99.
Hir-t*ié eul-yé ^^k Zl$(^.4S.
MioHihou "F M' 50, 68.
Hia-pou X *• 86'
Hia tch'ao-7nao H IS 4@* 26(PLXVIII).
Hiail^' 36.
Hiang ^. 67, 79.
Hiang-nieou pH ^ ^ BL* 41.
Hiao #. 77.
Hiao-8i # ]||. 77, 78 (PL XXXV).
Hiao-Vang # S- 78 (PL XXXV).
Hiao'tae # ^. 77, 78 (PL XXXV).
Hiao^ei^ ■• 77, 78 (PL XXXV).
INDEX ALPHABÉTIQUE.
118
Hien-mmg pHen ® ^ /î • 50, 55, 56.
Bien siao-ts'ai I^C /b 3I* 73.
Hing-tchoang \x 5c* 56.
Hing-teng fi^ S-^ (PI. XXXI), 74.
Hing tsieou-ling iT ÏB '^^ 74.
Hiu-7nei /& ÏV' 50.
iTtW III;. 20, 26 (PI. XVIIl)i M, 36.
Ho-cheou j( ^* 48.
Ho-hi ^ #. 48.
Ho-pao-tai # €î fè- 35 (PI. XXV).
Ho-sin-nim ^ ^ ^. 48.
Ho'taié X fis* 48.
Hoa-kiao ^ ^. 44, 45 (PL XXIX).
Hoa-Ung ^ ^. 27 (PI. XIX).
Hoa-pHng ^M' Q (^1- IV), 38.
Hoa-tHng ife H 37, 40 (Pi. XXVII), 42.
Hoan-ki ^ ^. 22.
Boei-chou pH M^ Mi Bi' 24, 98.
Boei'taHen |Ç| ^. 70.
flbcw-|)*aw !|pï sK* 71.
Boen-p'en $ Si- 71.
How^ ilC' 50, 79.
Bong tchang jSH |R' 67.
Bong tsHen m^ «• 66.
Bong taHen lan-siang HL. iSC JE 91* 83.
Hôtes. 50, 51, 66 seq., 77-
Bou-UpH ^ M ^ 24, 33, 97.
Bou-sang H ^- 78 (PL XXXV), 83.
Humerai. 33.
I W' 39 seq., 67- _^
Ikoei San k^eou-cheou — 'I^JIl"P h*13.
I koei se k'eou cheou — 1^ H PP "M"- H
l7nen^ R. 53,56.
I-pH ^ èfe. 40, 67.
l'ta ^ ^. 40.
I «c/miw^ #1 ^- 45.
I-tse i — ^ t$. 40.
In-choupH IR 1| ^. 25, 33, 99.
In-tchoang t'ié ?| |^ tt- 84.
Iw <cfe*oe» ÎÈ ^. 20.
Inclination. 1, 17.
Ing-toei ^86 S* 40.
Inscriptions. 37, 40, 79.
Insignes mandarinaaz. 34, 45.
Interrogations. 52.
Invitation à un repas. 66.
Jade. 34.
Jambes (Position des). 4.
Jambières. V. Tao-k^ou.
Je cheou-kin ^ ^ ï|l. 57, 73, 74.
Jé-tcWao 1^ jè>' .70, 72, 75.
Jen S- 8 (PL VI).
Jeux. 74.
JoU'hi<ing ^ w* 79.
Jou-kien >\. SjJ> 79.
K
K^ai koa tsi&ni ff^ ^ ^ ^ (ou Se
k^ai Un ti p*ao tse B ifl 1$ 6? fS
"T- Piry). 29 (PL XXI), 31.
K^ ai- sang §8' 5ë* 82.
Kan-kouo « ^. 71.
K'ang-tch'oang ifë tI^- 39, 41 (PL
XXVin), 42.
Kao-ts'e ^ W^- 73.
K'aO'cJia7ig ^ K- 73.
^*ao-Zao « ^ ^ >i!^- 39.
K'é ^. V. X*o.
K'eou-cJieou PP "M"- H, 13, 15 (PL XI).
K'eoti-tai tP ® . 28 (PL XX), 34. .
K'eou^t'eou PP M- 8 (PL VI), 9, 11, 13.
^i ^. 38 seq.
Ki ^. 22.
Ki- cheou W *• 9.
^ije S B* 22.
X'i-îin A;o Jtt Ml ^- ^l-
KH'linme^i j0t j|| P^. 46 (PL XXX), 51.
Kia-wen ts^ao ^ i0C J^« 41.
Kiao'pai ^ ^. 8 (PL VI), 11.
Ziao-^ae 'm "?• V. Chaise à porteurs.
Kien RQ. 37.
iîteow k*eoî4^cheou jL "P h • 11-
Kieou koei kieou k*eoti-cheou yL 1^ yL
l«P #. 11
.Km rto. 28 (PL XX), 34, 57, 73, 74.
Kin S. 30 (PL XXII), 32.
King ^. 38.
King-che ^ fê. 64, 65.
King-pHen ^ ji*. 50, 65, 56, 60.
King-tchoan JR- ^. 40, 41 (PL XXVIII).
KHng-che^^- 38.
KHng-teng fjËS- 49 (PL XXXI).
KiO'k'ou 19 II- 32 (PL XXIV), 36*
114
IKDBX ALPHABÉ9IQUB.
Kioique. 87.
Kiué-kinWien^ flk # 91 <fc* 30 (PI.
XXII), 82.
K%ué'kin kiun kikoa i$k HIV |K ^*
30 (PI. xxn).
Kivn-ki ikoa 4C tfl 4ft 30 (PI. XXU), 32
(PL XXIV).
Zoo^lS t^- 88,119.
JPo 4^. M, 67, 71.
Jf •o.«*an^ ?[P ft.87, 40 (PI. XXVII).
K'o'têe «an JW ^ |£- 83.
j^oan ^* 27.
Koang^t'eau hiuéitWtt' 26 (PI. XVUI).
Koang-tong iou-loU'ma^ IK ^ V W*
88.
-Ko« 0S- lljl8. 15 (PI. XI).
K^oei-eham, H Â- 35 (PI. XXV), 36.
fon^^- 20.
JiCon^eAanJt JS*S6.
Zon^-c^eou ^t ^ 3 (PI. II), 6 (Pi. lU),
7,52.
JiCon^ c/km ^ S* 66.
fon^ heou chou koa/ng ^ fi^ 3S X* 66.
£on^-ecV0ou Jt M OlÉ)- 22, 33, 108.
Kou^hé tk 6* 78, 82.
Kour-kien fié 'â' !J|( tt* 64, 66.
Jf^ott^É. 82(P1.XXIV).
KotM IK* 70, 71.
JiCcmo-Aao H 9I- 83.
Zcmo^'on X SE- 58, 63 (PI. XXXIV).
Lorts'ien JK ^- 15 (PI. XI), 43.
Lampes. 40.
Lan )^* 83, 78.
Lan chcm JE ^- 21 (PI. XIV)).
Lem Ung )g fl|. 27 (PI. XIX).
Lan siang £ fl[*83.
Lanternes. 07. V. Ten^.
LcLo-hiong TÈ 7Ù* 52.
Lao-yé ^S 3»* 52.
Légumes salés. 73.
Lettre de remerciements. 64.
Lettrés, 32.
Lirf<m Wk SU- 23.
JDi-^wa jt JC. 22.
Li-fnao^m fm* 20.
Xi-ton STyi* 60, 64, 65
Li'tHé tt IBî 64.
Li-ineou A ^* 22.
Xiafi|9r-c^ % l!^' 33.
Liang-mao iSi |V* 20, 22, 35, 26 (PI.
XVIU), 80.
Liang-Ving^ 3|t. 87, 38 (PI. XXVI).
Liao t^. 34.
Lioenoié. 24 (PI. XVI).
Licorne. VlTt-Un.
Lienjm i^ ^^^ 8 (Pl. VI), 17.
Ling-tning ÇB ^-71.
Ling-t^eou iSÎ ïîH* 28 (Pl. XX), 34.
Ling-t'ié ftî iftS- 7Î^ 83.
JWn^.«»e Â9 ^* 37 (Pl. XIX), 35.
Lo-ApWn^ M 7ï*.
Lon^nu «t il ^ 0- 98 seq.
Long-nu tt'uo fll ^ Içt. 41, 98.
Lou~ché jejt-teng y> fi yv ^. 18.
Lou-ni A^ioo K Ôi 41- 44,45(P1.XXIX).
LoQp. 25, 96 seq.
Loutre. 33, 100.
Lnnettes. 4.
M
Ma koa-Ue l§ f^ "^^ 18 seq., 30 (Pl.
xxn), 31 (Pl. XXIII), 32 (Pl. XXIV).
36, 54, 71, 80.
Ma-ti8ieou i^ 2t M* 2, 11, 21 (Pl.
XrV), 23 (Pl. XV), 28 (Pl. XX), 32, 33.
Mains (Position des). 1, 75.
Maison chinoise. 38 (Pl. XXVI), 40 (Pl.
xxvn).
Maître de maison. 6 (Pl. FV), 42, 61, 56, 61,
67, 70, 71, 74 seq., 77, 78, 88.
Maîtres: salutations, 8 (Pl. VI) 13, 15.
Man-fou ^ flU. 82.
Man-tsouo M^-S (Pl. II).
Manches. 29, 30 seq. (Pl. XXII seq.).
Manchettes. V. Ma-H neou.
Mandarins civils. 47,
— défunts. 83.
— inférieurs. 13, 15, 18, 44, 58, 68.
— (Insignes des). 34.
— locaux. 31, 62.
— militaires. 47.
— siégeant. 14, 46 (Pl. XXX).
— supérieurs. 44, 50, 58, 68.
INDEX ALPHABÉTIQUE.
116
Memg^ao Sl||- 20» 37 (PI. XIX), 33, 34.
Mao W' 90 8eq.,80.
Mao hia M ^. 43.
Mao t'ao Hf ^' BO.
Mariage. 9 (Pl.VII), 11,44,46 (PL XXIX),71.
Men H.37.
Menr-fang R M. 40 (PI. XXVII).
Men-ma R Jfi|. 81 (PI. XXXVI), 82.
Mervt'mg R ||. 37.
Mets. 70 seq.
Meubles. 87 seq.
Mi'U ifWl.79.
MienHshe K Jt^ 73.
JfiôWrP'en B Si. 62 (PI. XXXIII), 73.
Militaire (Habit). 30, 32.
Ming MoVai-teng ÉB A S J8.49 (PI.
XXXI).
Ming-p'ien ^ )r. 50, 62 (PI. XXXIII).
Miroir. 38.
Mo-Ma/ngf^^.ei.
Mo-pen-toan 7f ^ tlSi. 33.
Mort. V. Funérailles.
Mouchoir. 36.
Mourre. 74.
Mouton. 24, 102.
Musiciens. 12 (PI. IX), 80.
N
Naissance : anniversaire. 11, 48, 60, 63.
Nappe. 67.
Nattes. 9t seq.
Ngai-hH ifi JK* 83.
Ngatirsi hiang $ A 9* 67.
Ngao m. 33.
Ni 9è- V. Drap.
Nien-U ^ M. 60.
Ning-tch'eoulK^ H. 22, 33, 108.
Ning-tae Wt ^. 79.
Niu-tHng :^ jR. 40 (PL XXVII).
Noan-ko jJK ffl. 46 (PL XXX), 51.
Noan-Jcauo lÊSk.eS (PL XXXTV), 74.
NooM-mao IS IV- 20.
Notables. 36, 62.
Nouvelle année. V. Année.
O
Ou t(. 39.
Ott-tehe i-p^m poU'fou KH^^SiSiK*
28 (PL XX).
Ot^t9*i 3£4S. 82.
>AîlIlj|.39
ow A 31 A i
Pa-8ien icho , _ ..
Pa-t'ai pa-fou A ME A ^. 44.
Pai cheou # ï|. 11, 12 (PL IX).
Pai nien Pf ^. 10 (PL VIII), 11.
Paip'ai W W. 11,14(P1.X),15(PLXI),20.
Pai ae-ou Pp "^ ^. 13.
Pai aien-cheng ^ '9b 3^.8 (PL VI), 18.
Pai t'wng PP ^. 9 (PL VII), 11.
Pai-<*»<^ /wa Pf Kî |E.61,62(PLXXXIII),
65,80.
Pai Ueou-tché ^ ^ |B. n.
P^atSf. 11, 14 (PI. X), 16(PLXI),20,81
(PL XXXVI).
Palanquin. V. Chaise à porteurs.
Pan-che-king 4^ + ;ft. 40, 42.
Pœn-taouo ^ 4fe. 3 (PL II).
Pan-yuen t'ai ^ H S* 39, 41 ( PI
XXVni), 42.
P'an SI. 58, 63 (PL XXXIV), 71, 80.
Pao-kai Jf J|. 45, 49 (PL XXXI).
Pao-aa/ng tchang ^ j|| ft 78.
Pao-aang tHao^^^, 81 (PLXXXVI).
Pao'tchou toei lu ^ ^. 40.
P'ao ^. V. Mang-p'ao,
P'ao-tae % ^F. 33.
Parasol d'honneur. 45.
Paravent. 81.
Pardessus. SB seq.
Parents : salutations. 11, 14.
Parfums. 67, 79.
Parker. 94, 95.
Patron. 13.
Pavillon. 37.
Pé k*iun Ô IS* 82.
Pé tai & #. 81 (PL XXXVI), 82.
Pé tch^a/ng-choM Q S '^* 82.
Pé-ta'ai t*ang "Èf HI Jl- 74.
Peaux. 20, 22, 31, 33. 34, 36, 96 seq.
Pei-k'o fS ^' 71.
P'eir-kien ft M- 27 (PL XIX), 33.
Peinture. 37.
Pen-^a/ng ^ JÇ. 78.
P*en Jfc. 62 (PL XXXIH), 68 (PL XXXIV),
71,73.
Pendule. 89.
Pi-kHyur-mao 1$ ^ ^ ^. 40.
P'i 4t. 28, 96 seq.
Pieds (Position des). 4.
116
INDBX ALPHABÉTIQUE.
Pien-fou flË SU* 56.
Pien-hiti^ ffi llk- 26 (PI. XVIII), 34.
Pien-ngo M îî(- 38.
Pien-tai H W' V. Wen-ou tai.
Pien-Ving ® 87.
P'ien Yi^ 60, 56, 60, Cl, m.
Pierre résooante. 8S.
Piété filiale. 77.
Pm %' 60, 57. V. Hôtes.
Pin-tehou /» 3lt ± JB- 6 (PI. IV), 8, 15.
Ping-men W il* 58.
Pipe à eau. 78. V. Fumer.
Places (Ordre des). 41, 67 seq.
Plastron honorifique. 34.
Plateau. 58, 62 (PI. XXXIII), G3 (PI.
XXXIV).
Plats. V. Mets.
Plumes. 27 (PI. XIX), 35.
Poche. 35 (PI. XXV).
Poisson. 73, 75.
P'ong'teng t$ fi. 49 (PI. XXXI).
Portes. 37, 39, 51, 53, 81 seq.
Pou-fou 11 M' 28 (PI. XX), 31.
Pou kan ^ ft. 53, 72.
Pou kan tang ^ T^ IB * 72, 74.
Pou-wen. V. Fou-wen.
P*ouo-li t'ai teng $t 9 ft fi* ^ (^1-
XXXI).
Pourboires. 64 seq., 73 seq.
Préfets. 13, 50.
Procure. 77.
Putois. 38, 100.
R
national. 28 (PI. XX).
Béception (Salle de). 37 seq.
Eéchaud. 63 (PI. XXXIV), 74.
Régisseur. 77.
Bemerciements. 61.
Benard. 24, 25, 33, 97.
Bepas. 66 seq.
Biz. 72 seq.
Bobe blanche. 82.
— brodée. 20, 33.
— d'été. 36.
— extérieure. 29 (PI. XXI), 30 (PI.
XXII), 31 seq.
-*- fourrée. 36.
— intérieure. 29 (PI. XXI), 33 seq.
— ordinaire. 31 (PI. XXIII), 38.
— ouatée. 86.
Botin. 80.
8
Sacrifice à Confuctus. 19-(P1. XIII), 20.
Salle de réception. 87 seq.
Salle de repas. 67.
Salutations. 5 seq., 51, 57.
Saints à rendre, li seq.
San k^eoU'Cheou ^ Pp H . 13.
San koei kieou k^eou-cheou ^ fB 3^^ PP
#. 11, 15 (PI. XI).
Sang-p'ai J^ /j$. 81 (PI. XXXVI), 12.
Sang-tch'a j| fl|. 81 (PI. XXXVI), 82.
Sao chou IS (Jîl) H. 83, 100.
Satin. 22, 106 seq.
Se-heou ^ f|. 58.
V. K*ai koa.
8e koei ae k^eou-cheou B ft B Cp 1^ • 1 1 .
Se-tch*a kioB^f^.70.
Sentences. V. Inscriptions.
Serviette. 57, 62 (PI. XXXIII), 73 seq.
Serviteurs. 9, 18, 36, 48 seq., 57, f 1, 64, 60,
67, 72 seq.
Si-ché ^ fj. 67.
8i-t8uen' J^ JQl. 72, 75.
Siang-fang ^ J^. 40 (PI. XXVII).
Siao kiai l]« flf* 50, 60.
SiaokiO'k'ou >]>iH|{|* 32 (PI. XXIV), 36.
Siaxi-ta^ai >J^ yjk» 73 seq.
Sié m. 65, 67.
Sié-hiao W ^' 83.
Sié-hiao-iHé M) # Wî. 81 (Pl.XXXyi),83.
8ié-t*ié M) iHî . 64, 65.
Sien-kouo JKf #||> 71.
Sien tcheou || iffi. 22, 38, 107.
Sieou flj : ma-ti aieou. 2, 11, 21 (PI. XIV),
23 (PI. XV), 28 (PI. XX), 82, 83; tch'ang-
aieou. 29, 31 (PI. XXIII), 32 (PI. XXIV) ;
fang-aieou. 29, 30 (PI. XXII).
Sin-nien t'oanpai m ^ Wi ^. 10 (PI.
VIII).
Soei'p'an |S SE- 74.
Soie. 20, 29, 33, 84, 44, 79, 80, lOft seq. V.
Satin.
Soixante-dix ans. 12 (PI. IX).
Bou-li M A' 7 (PI. V).
Soucoupe. 67.
Souliers. 36.
Sous-préfets. 9, 13, 56. 62, 68.
Strass. 34.
IHDEX ALPHABÉTIQUE.'
117
Sucreries. 71.
Surtout.a8 seq.,30 (PI. XXII),'3l (PI. XXIII),
36, 71.
Tafang ou ^fc * tiC- 39.
Ta-lwng ^ $£. 79.
Ta-jen 7C A. 52.
Ta-k'eou tf PP- 7 (PI. V), 9.
Ta-kong fl ^- 7 (PI. V).
Ta lao-yé :K M M' 52.
Ta mao :fc* 1M' 20.
Tamen i<. H- 40 (PI. XXVII), 81.
Ta-pai ^ ^- 59.
Ta <'a«^ ::fc ^- 37, 46 (PI. XXX), 51.
Ta tch'e-fen "Kj^^* 75.
Ta tHng i^ M' 40 (PI. XXVII).
Ta-ta'ai >fc ^' 70, 72 seq.
Ta-t8'ai wan'K % '^' 63 (PI.XXXIV).
T'a Wi' 33, 100.
Tableau. 37.
Tables. 38 seq., 67.
Tablette de l'Empereur. Il, 14(P1. X).
— d'un défunt. 80.
Tabourets. 39 seq.
Tai ®- 28 (P1.XX),34,81(P1.XXXVI),82.
Tai é- 35 (PI. XXV), 66.
Tai-tch'a f^ R. 65.
Tai $• 39 seq.
Tai-che i i; ® ft. 39.
Tai-tan ft |^- 67.
Tai-teng « S- 49 (PI. XXXI), 74.
Tan-k'ao W M^' 40, 42.
Ta^i-yic» 1^ /î • 66.
T*an-hiang H *• 67.
Tang-kia JS ||. 51, 54 (PI. XXXII), 56,
58, 59.
Tang ^* 73.
Tang-che i|S "S* 71-
Tang-tchan-hia ^ Wf r • 53, .56.
Tao-cheng ISJ ^. 2 (PI. I), 44.
Tao-t'ai jift S* 9, 22, 68.
Tao-hong tche $IE XL fK* 50.
Tao-k'ou ^ {(. 32 (PI. XXIV), 36.
Tasses. 67, 72, 75. V. Thé.
Tch*a ^. V. Thé.
Tch'a-ki ^ JL- 39.
Tch'a-king ^ M' 38.
Tch*ai-pai S TT* 54.
Tchang-fang M M- 40 (PI. XXVII), 77.
Tchang-soei ^ |®. 49.
Tch'ang-chan ^ ^- 82.
Tch'ang p*an-S:iSL' 63 (PL XXXIV), 80.
rcA'an^ «ieou ê tt- 29, 31 (PI. XXII^,
32 (PI. XXIV).
Tch'ao'kien ^ ^« U, 20,
Tch'ao-Uun ^ ^S- 33.
Tc;i*ao-wao ^ |i|. 20, 26 (PI. XVIII), 33.
Tck'ao-tchou ^ ï|c. 27 (PI. XIX), 3.5.
TcJi'ao ting |8 ÏH- 25 (PI. XVII), 34.
Tche H*. V. Êdit impérial.
Tche-cha îS ^- 33, 109.
Tche-fou ^ ^. 68.
rcfte-;ii«n^ JR. 46 (PI. XXX).
Tche-pin ^ J{. 80.
Tche-toei jffc IH"'
Tche-tHé ^ ft. 48, 50
Tché-chan fS S- 35 (PI. XXV), 36.
Tché-ing^ ^. KG.
Tchen-t'ai Wk ^* ^7.
TcVew-c/raJi îS |$- 29 (PI. XXI), 33 seq.
Tch'en-p'av M M' 71.
TcWen-p'eu M S^ 63 (PI. XXXIV), 71.
Tcheng meit JE P^- 37.
Tcheng tHng jE M|* 37, 42.
Tch'eng-joxi )£ H* 78 (PI. XXXV), 82.
Tcheou 3^* V. Soie.
Tcheou-nien )S ^' 84.
Tc^i'eoiA P ou IJ. 22, 33, 108. V. Soie.
Tcho ^- 39 seq., 67.
Tcho-wei J^ H- 40, 67.
TcJi'oan ife. 37, 38 (PI. XXVI), 40 (PI.
xxvn).
Tch'oan-t^ang ^ ^. 40 (PI. XXVH).
Tchoei-i jlÊ 41* 79.
Tch*oei kou cheou Bfe ®[ ^. 12 <P1. IX).
Tck'oen ^. 20.
Tchou î3c (collier). 27 (PI. XIX).
Tchou ^. 63 (PI. XXXIV), 71 seq.
Tchou tt- 42.
Tchou pH J)c J^. 25, 33, 102.
Tchou-iché # ^. 40 (PI. XXVII).
Tchou'tse H "T. 9 (PI. VII), 37, 43, 79.
Tei fS"- V. Toei.
Teinture. 100.
118
niDBz alfhabAtiqub.
Tmg 9. 49 (PI. XXXI). 67, 74.
Tentant. 40.
Tète Due. 96.
Thé. 58, 53, 57, 73.
Tir-pao tt fil- 62.
Tir^'an 1k 9L' 68 (PI. XXXIV).
2N-t'a« Il S- 47.
rS-tou li m- 47.
Ti'Uê ^ ^' 75.
ITiao S* 22,33, 96.
Tioo-i ^ •• 79, 81 (PI. XXXVI).
Tiao-nang ^ Jç- 48, 78.
Ticu) tehaO'Ue ^0 ^ ^* 22.
TSoo-JK Ifc JL- 88.
Tiao-^ngjk If. 60, 62 (PI. XXXIH),
64,80.
TS<J cA«» 0u2 2^éf lliî # Hl^* 2 (PI. I), 49.
THé'Ue Wî 4^. 60, 56, 61, 62 (PI. XXXIII),
64, 66, 67, 82,yochette.
Tùmrjan At ^ || JL- 38, 40, 42, 43.
Tienr-tsHng 5^ W • 22, 30.
Ting Jl. 24 (PI. XVI), 25 (PI. XVII), 34.
Ting-pai fT W- 48, 56.
Tin^-fo* ]S IK. 44.
THng '9- 37.
2"t»v ^'^' ^ ^^
THng^tHvn-U Je |P 9* 73.
ToaT^tse Wi ^. 22, 108.
Toan chan H fl. 35 (PI. XXV), 36.
Townpai H PP. 10 (PI. VIII).
Toei H. 30, 32 (PI. XXIV), 87,40.
Tœi-kin !!#. 30, 32 (PI. XXH^.
T(m^ tor-mao 9 7C !■• 20.
Ton^ tch'ao-mao ^ft IJS* 26 (PI. XVIII).
Tong tcho 1t M- S9.
Tou ehmg-tche Ht ft lÉ*. 11,16 (PI. XH).
Tow/OM # tt|. 13, 15.
TwirUyui-ma ^ H S* 33, 36.
Toupé chao fK B R. 11.
Tribunal. 14, 37, 46 (PI. XXX).
Ta'ai ^. V. Siao-te*ai, Ta-t8*ai.
T8*a4, wwn fit llf[* 63 (PI. XXXIV).
T8*aO'Chcmg choang IPL Jb ]lp* 24.
Tae-mao p'i ^ ^ (flD JK* 24, IM.
Ts'e-mé «'tVF fî tt" Wî- 67.
Tê^e-Men ^ R|. 87, 40 (PI. XXVIl).
T«0fi9-^ii«n ^ H. 83.
Têeou-lang X JÉ- 40 (PI. XXVII).
Tsi-eheng ^|t. 19 (PL XIII), 20.
Wi 4:. 82.
T<S-ton 4S W' 82, 83.
aVS-te*» -fc 4;. 82.
T<S-fo<Mni»*an "fc "^ J|. 75.
Tnéin ^9 20.
r»W-jMii flc ^. 56.
TêUn-i H <fc. 29 (PI. XXI),80 (Pl.XXII).
Slfleq.
Taien-feou hiué ^ S Ht. 34.
Ta^ien T. 70.
Taiwu-hou (B S^* 68 (PI. XXXIV)«
Taieoui^ei  ff^- 63 (PI. XXXIV), 71.
Tneou-aien (Bfb. 89.
Tneou-tch*ong (B jA- 63 (PI. XXXIV),71.
TntfOK-te'ten ]B ^- 67.
Ta*inrp<U ffH ^. 48.
Ta*t?i-<c%an^ 9I ;§. 80.
T«Sn^ c^n^-^oiu> m Jû âS. 71.
WiwflT-Wttn Ift M- 7 (PI. V), 13.
Ts'tn^ ;^K>0i fff W- 55.
Ta'tng-ngwn îl $• 7 (PI. V), 9.
r«*in«>*al| ft-80.
TaHng-t'U fff Mf. 66.
Ts'in^ ^n fff JK* 51.
TaHng taouo ^f ^* 72.
Taio ting % H- 24 (PI. XVI).
TaHuenr^he-kingi ^ + JR 8f- 39, 42.
TaHuen-kien t*ié ^ JljC Wî* 50, 55, 56,
61, 64, pochette.
Tao-i f^ $|. 5 (PI. III), 7, 8 (PI. VI), 13,
15, 17, 51 8^, 57, 58, 71.
Taong-pingm ^' 47.
Taouo ^ 3, 71, 72.
Taouo-^ou 3^. W- 40.
Taouo't'ang ^ S. 14, 46 (PI. XXX).
Taouo taa hoan fê H lÉf. 13, 15, 18.
VaisseUe. 63 (PI. XXXIV).
Vase de fleurs. 88.
Veau marin. 33, 100.
Velours. 20, 34.
Vermicelle. 60, 63.
DIDBX ALPHABETIQUE.
119
Vêtements. Y. Habits.
Viande. 71.
Vioe-rois. 13, 14, 18, 22, 26, 27, 44.
Vin. 72 seq.
Visites. 2 (PLI), 6 (PI. IV), 18, 27, 28, 31, 33,
35, 40, 41.
— à faire. §8 seq.
— à rEmperenr. 20.
— à recevoir 56 seq.
— à rendre. 59.
_ de deuil. 78, 80, 83.
Voyageurs. 25, 28, 32, 47, 67.
Wai-t'ao ^ ^. 88, 23 (PI. XV), 27 (PI.
XIX), 28, 31, 54, 71, 80.
Wan ^jît. 68 (PI. XXXIV).
Wan^cJieng t^t ^- 50.
Wanr-cheou kong 3 S ^* 20.
Wan~Uen % fp* 79.
Wcm-ngo 1k W* W*
W(m-8oeip'ai H j^ Jr$* 14 (PI. X).
Wanrtchou flc H* 79.
Wang pai ffi ^. 2 (PI. I), 48 seq.
Weimao I^Mt. 22, 26 (PI. XVIII).
Wen-ou tai 3SC ^ ^* 28 (PI. XX), 34.
Wen-tche i-pHn pou-fou >C|R — PtT ffli
Ift. 28 (PI. XX).
Y
Yamen. 10 (PI. VI), 46 (PI. XXX).
Yao-k'o M ^* 66.
Yé ^. V. Bul-yé, Ta lao-yé,
Yu-mao ^ ^. 36, 41, 79.
Yu mmg Vang ^ QS ê* 16 (PI. XII).
Yti-Uao <i A ^ ^. 50.
YU'ti A ^* 50.
Yuê-lan HjÊ,' 33, 78.
Yuen ché TCf^- 78, 80.
Ytien-8uen 7C ^* 83.
Ytien t'ai O ï- 39, 41 (PI. XXVIII),42.
Z
Zibeline. 22, 33, 98.
>"g^^